Voici mon petit discours durant la célébration de la vie de MARIO BRISEBOIS, mardi soir, dans un hôtel du centre-ville de Montréal:
Bonsoir, tout le monde.
C’est la sixième ou septième fois qu’on demande de parler dans de telles circonstances. Ce soir, c’est vraiment spécial.
Vous me permettrez de m’en tenir à mon texte parce que je veux être sûr d’utiliser les
mots justes.
Cinquante ans d’amitié, ça ne se résume pas en quelques lignes même si je suis plutôt habile pour écrire des histoires courtes.
Par un soir de janvier sous zéro, Mario est parti rejoindre Gilles Bourassa et sa soeur Jocelyne, deux autres légendes de Shawinigan-Sud. C’est le cas de le dire, on perd un gros morceau.
Honnêtement, je n’ai pas pleuré en apprenant que Mario vivait ses dernières heures
sur cette planète en folie. Je voyais venir sa mort depuis longtemps. Je n’ai pas pleuré parce qu’il vivait depuis 12 ans sur du temps emprunté à cause de son «criss» de cancer. C’était pour lui une délivrance après tant de souffrances et de remises en question. Il se sera battu avec un courage admirable.
Le destin a voulu qu’il meure dans mon coin de pays, à l’ombre du mont Orford. Dans la chambre 7533. Tu additionnes les chiffres, pis ça donne 18… comme dans 18e trou!
En 12 ans, je ne l’ai pas entendu se plaindre de son sort une seule fois. Chaque fois qu’il revenait du Jewish, il me disait: «Y’en a des pires que moi». Vers la fin, il m’a dit simplement: «Rousseau, c’est pas drôle de vieillir!»
EXCURSIONS À CAPE COD
Mario et moi avons joué des centaines de parties de golf ensemble. Sur les plus beaux
parcours du Québec et d’ailleurs. J’aurais aimé frapper la balle aussi loin que lui et il aurait aimé avoir ma «short game». On jouait toujours «match play». Jamais plus qu’un double-bogey. Ça fait déjà assez mal! Un double, c’est bon juste quand tu commandes une shot de fort!
C’est probablement durant nos nombreuses excursions à CAPE COD qu’on a eu le plus de plaisir. On a même joué à quelques reprises au club de la famille Kennedy à Hyannisport.
Une fois, je me souviens qu’on est allé à BASS RIVER, un parcours de moindre qualité où Mario a éprouvé de sérieux ennuis. Après la partie, une Rolling Rock à la main, il a dit: «Les boys, ça fait pas mal de millage pour aller jouer à Mascouche!»
CABBY, Doggy and The Bear. Cabby, c’était moi. Doggy, c’était Mario. Le Bear, c’était Pierre Nadon. Nous étions comme trois doigts de la mains. Ne reste plus que le Cabby…
DAVE ROSS et ses amis, du moins ceux qui lui restent, n’oublieront jamais le BROKENWOOD OPEN à L’Estérel. Brokenwood comme dans Brise-bois! C’est une fête automnale qu’il ne fallait surtout pas rater. Évidemment, Mario et moi, on ne partait jamais avant que le frigidaire soit vide.
Nous avons eu nos divergences d’opinion, mais je ne me souviens pas d’une seule
engueulade. Dans la vie, il y a des choses plus importantes que la politique ou le sport…
UNE ÉQUIPE FORMIDABLE
Entre 1973 et 2009, Mario a fait partie de la formidable équipe sportive du JOURNAL DE MONTRÉAL. De loin la meilleure en province. On avait du talent, on travaillait fort, pis on ne perdait pas souvent. Comme les GLORIEUX des années 70. Une équipe qui a été détruite par un lock-out stupide et interminable.
Mario n’avait pas la plume facile, mais il possédait le sens de la nouvelle et ne comptait jamais ses heures. Il avait des «contacts» plein les poches et un gros bill de téléphone.
Il a été un formidable ambassadeur pour la PGA du Québec, le monde du ski et les
Internationaux de tennis de Montréal. Parlez-en à Duke Doucet, André Maltais, Debbie Savoy, Richard Legendre, Eugène Lapierre, Jean-Luc Brassard, Claude Dumontier, Martin Laurendeau et j’en passe. Il n’a pas été élu dans quelques temples de la renommée par hasard. Il était franc et honnête, de bon conseil et faisait toujours passer les autres avant lui-même.
Mario aurait été un parfait disciple de JFK. «Ne demande pas au pays ce qu’il peut faire pour toi. Demande-toi plutôt ce que
tu peux faire pour ton pays!»
TÉMOIGNAGES UNANIMES
Avant de terminer mon petit discours, j’aimerais souligner le courage, le dévouement et l’amour de Nicole Delorme et de ses deux filles, Andréanne et Catherine, durant les derniers mois de sa vie. Un homme a rarement trop de femmes autour de lui…
Les témoignages qui ont suivi sa mort sont unanimes. Doggy était un maudit bon Jack, un homme intelligent, allumé et drôle. Un monsieur avec un grand M. Un champion avec un grand C. C’est pas de la
boulechite. Il était comme ça, Monsieur Brisebois.
Je suis fier d’avoir été son chauffeur privé, son confident et son «drinking body». Je perds mon aubergiste à North Hatley. Vanier et Maltais aussi. Je m’ennuierai longtemps de sa soupe aux pois, de son Tanqueray, de nos silences et de nos longues conversations.
Je me console en pensant que s’il y a un club de golf au ciel, je suis sûr qu’il va me garder une place dans son foursome. On pourrait alors recommencer à jouer «match play» avec Bigras, Bisseger, Ti-Noir Gagnier, J.C. Tremblay, Jojo, Gilles et le Bear. Peut-être même une ronde avec SEVE, son idole de toujours.
Ne me reste plus qu’à gagner mon ciel. Ça, c’est une autre paire de manches!
En 1993, quelques semaines avant de mourir, DORIS LUSSIER, philosophe à ses heures, m’a dit ce qui suit: «Je m’en vais voir si mon âme est éternelle». Une phrase qui me trotte dans la tête depuis plus de 30 ans.
La mort d’un proche a le don de nous remettre en question.
Enfin, je dis que nous pouvons très bien pleurer la mort de Mario, mais n’oublions

Voici les nouveaux intronisés au Temple de la renommée de la LHJMQ. La cérémonie aura lieu au théâtre Capitole de Québec, le 16 septembre.
surtout pas de célébrer sa vie. Merci de m’avoir écouté. VIVE MARIO, vive la vie!
J’AI SOUVENIR ENCORE: En 1964, le jeune CASSIUS CLAY passe le K.-O à SONNY
LISTON à Miami et devient champion mondial des poids lourds… En 1978, les GLORIEUX encaissent un revers de 6-3 face aux Rangers sur la glace du Forum et voient leur séquence sans défaite s’arrêter à 28 parties… En 1961, le 25 février devient la journée ELVIS PRESLEY à Memphis. Il a déjà vendu 75 millions d’albums… En 1972, les Cards échangent STEVE CARLTON aux Phillies en retour du vétéran RICK WISE. Ils le regretteront longtemps… En 2021, THIERRY HENRY quitte la direction du FC Montréal en invoquant des raisons familiales… En 2002, VALÉRIE LEMERCIER reçoit un César pour son interprétation de CÉLINE
DION dans le film ALINE… En 2006, la patineuse de vitesse CLARA HUGHES est médaillée d’or à l’épreuve de 5000 mètres à TURIN… En 2010, les Canadiennes blanchissent les Américaines 2-0 à VANCOUVER et les deux buts sont l’oeuvre de MARIE-PHILIP POULIN… En 1945, le Service international de RADIO-CANADA diffuse ses premières émissions sur ondes courtes… En 1947, AURÈLE JOLIAT et EDDIE SHORE font leur entrée au Panthéon du hockey avec CYCLONE TAYLOR, Lester
Patrick et Frank Nighbor… En 2004, sortie de LA PASSION DU CHRIST, un film réalisé et financé par MEL GIBSON… En 1940, premier match de la LNH à la télé américaine. Victoire de 6-2 des Rangers sur le CH au Madison Square Garden… En 1924, TY COBB, joueur-gérant des Tigers, défend à ses protégés de jouer au golf durant le camp d’entraînement… En 2010, les chantiers de la DAVIE font face à de graves problèmes financiers… En 2009, pertes désastreuses de 39,8 milliards de
dollars pour la CAISSE DE DÉPÔT et Placement du Québec… En 1956, NIKITA KHROUCHTCHEV critique violemment son prédécesseur JOSEF STALINE… Nous ont quittés un 25 février: MAURICE TANGUAY, homme d’affaires de Rimouski, fondateur de l’Océanic et du Rouge & Or; LÉO LABINE, légende des Bruins; PAUL BERVAL, chanteur, fantaisiste et animateur; TENNESSEE WILLIAMS, poète et auteur dramatique; EDDIE CONSTANTINE, étoile du cinéma français; HOSNI MOUBARAK, président de l’Égypte; JIM NORRIS, propriétaire des Blackhawks; JERSEY JOE WALCOTT, champion boxeur; JOHN McGRAW, le P’tit Napoléon des Yankees; ANGÈLE ARSENAULT, chanteuse acadienne; HENRI DÉSIRÉ LANDRU, tueur en série; PAUL JULIUS VON REUTER, journaliste et fondateur de l’agence du même nom.
Une création de GUY CHAMPOUX sur des notes d’Irénée Goulet.
ANNIVERSAIRES du 25 février
- ANDERS HEDBERG, ex-étoile des Jets et des Rangers, 75 ans.
- HIDEKI MATSUYAMA, champion golfeur, 34 ans.
- EUGÉNIE BOUCHARD, ex-étoile du tennis, 32 ans.
- PAUL O’NEILL, ex-voltigeur des Yankees, 63 ans.
- LOGAN THOMPSON, gardien des Capitals, 29 ans.
- ANDRÉ PÉLOFFY, ancien des Bombardiers de Rosemont, 75 ans.
- BROCK BOESER, des Canucks, 29 ans.
- PIERRE PICHÉ, ancien des
Bruins de Victoriaville, 80 ans.
- TOM MARTEL, ex-gardien de but et champion de tennis, 77 ans.
- FRANCIS CHAMPEAU, de Victo, 60 ans.
- DORIS GUÉRETTE, veuve de Jean Neveu.
- CARL MAROTTE, comédien, 67 ans.
- JEAN-FRANÇOIS GODIN, André Bouchard et Ghislain Desrochers, amis Facebook.
- JEAN RIOUX, ancien joueur du Rouge & Or (hockey), 80 ans.
- DENIS HÉNEAULT, de Joliette, 78 ans.
- HERCULES KYVELOS, ancien boxeur, 51 ans.
- DOMINIC TURGEON, ancien des Red Wings, 30 ans.
- CLAUDE DEBLOIS, de Nicolet, 83 ans.
- LINE DUMOUCHEL, de St-Constant.
- JOEL FARABEE, des Flames, 26 ans.
- CESAR CEDENO, ancien des Astros, 75 ans.
- CARL ELLER, ancien des Vikings, 84 ans.
- JONATHAN GAUDREAULT, de la Ligue Dépression.
- LUCIEN DALLAIRE, soccer.
- DONALD POIRIER, d’Aylmer.
- KEN DAYLEY, ex-lanceur des Cards, 67 ans.
- BOB BRENLY, ancien des Giants, 72 ans.
- SYLVIE POULIN, de Gatineau.
- JEAN-ROBERT AREL, ami Facebook.
- BRUNO POIRIER, de Soccer-Laurentides.
- PIERRE GAUTHIER, de St-Hippolyte, 58 ans.
- PATRICK HANSEN, des JSH.



















