Holtby se déguise en Ken Dryden face aux Bruins

Avant de songer à remporter une deuxième coupe Stanley d’affilée, les Bruins de Boston devront trouver une façon de percer la muraille de Braden Holtby, un jeune gardien de but qui ne cesse d’impressionner.

Un produit des Blades de Saskatoon, Holtby a des allures de Ken Dryden depuis le début de la confrontation Boston-Washington. Jeudi soir, il a bloqué 44 des 45 rondelles dirigées vers lui et c’est lui qui a permis aux Capitals de niveler les chances dans la série.

Braden Holtby

Le jeune Braden Holtby fait sensation devant le filet des Capitals de Washington. Il a stoppé 44 des 45 rondelles dirigées vers lui jeudi soir.

Âgé de 21 ans, Holtby n’a joué que sept parties devant la cage des Capitals cet hiver, mais il a obtenu beaucoup de succès avec les Bears de Hershey.

Alexander Semin a également joué un rôle important dans la victoire de Washington avec un puissant tir qui a trompé la vigilence du gardien Tim Thomas. Signalons enfin que le jeu de puissance des Bruins n’a produit aucun but depuis le début de la série, en bonne partie à cause du brio du jeune Holtby.

Claude Julien pourra-t-il trouver une solution?

EN MARGE DES SÉRIES

  • MIKKEL BOEDKER, un ailier droit originaire du Danemark, a marqué en prolongation pour un deuxième match d’affilée sur la patinoire de Chicago et les COYOTES de Phoenix ne sont plus qu’à une seule victoire de passer au deuxième tour. Le grand MIKE SMITH a joué lui aussi un rôle important dans le triomphe des Coyotes. Pour les BLACKHAWKS, il s’agissait d’un sixième match de suite en prolongation dans les séries, mais ils en ont perdu quatre.
  • Les BLUES de Saint-Louis continuent d’étonner sous la gouverne de Ken Hitchcock. BRIAN ELLIOTT a pris la relève de Jaroslav Halak et la fête continue. En quatre matchs, les deux gardiens ont limité les Sharks à sept petits buts.
  • JOEL QUENNEVILLE, entraîneur des Blackhawks, et son homologue DAVE TIPPETT, des Coyotes, sont d’anciens coéquipiers chez les Whalers de Hartfofd.
  • VALERI VASILIEV, qui vient de mourir à l’âge de 62 ans, a été un des meilleurs défenseurs de l’Armée Rouge. Il a gagné huit championnats du monde et deux médailles d’or aux Jeux olympiques.
  • La LNH ne s’en vantera pas, mais les EXCÈS DE VIOLENCE ont fait grimper ses cotes d’écoute de 50 pour cent au réseau NBC.
  • Bravo à MARTIN BRODEUR pour son 24e jeu blanc dans les séries de championnat. Il devance ainsi un certain PATRICK ROY.
  • MARC-ANDRÉ FLEURY est chanceux d’avoir un professeur et un confident de la trempe de GILLES MELOCHE.
  • Le vétéran RAY WHITNEY, 39 ans, est une source d’inspiration pour les Coyotes.
  • ALEXANDER OVECHKIN ne manque pas de courage quand il fonce tête première sur le gros ZDENO CHARA.
  • KIRK MULLER travaille comme analyse à CBC avec P.J. Stock et Kelly Hrudey.
  • JOEL QUENNEVILLE a écopé d’une amende de 10 000$ pour avoir critiqué le travail des arbitres.

Jour de gala à Fenway Park

S’il y a un endroit où j’aimerais être cet après-midi, c’est dans les gradins du Fenway Park de Boston avec une Budweiser bien froide entre les mains.

Non seulement les Yankees de New York seront-ils les visiteurs, mais on profitera de ce match pour souligner dignement le 100e anniversaire du plus vieux stade de ligues majeures. Ce sera un moment à la fois magique et historique. Il y aura de l’électricité dans l’air et une ambiance incroyable avant, pendant et après la partie.

Carl Yastrzemski

Carl Yastrzemski, maintenant âgé de 72 ans, été le dernier joueur des ligues majeures à gagner la Triple Couronne. C'était lors de la saison miracle de 1967.

Je ne connais pas la liste des invités, mais je serais étonné que Carl Yastrzemski, Pedro Martinez, Curt Schilling, Luis Tiant, Jim Rice, Fred Lynn, Carlton Fisk, Dwight Evans et Bill Lee ne soient pas de la fête avec le bon vieux Johnny Pesky. Jim Lonborg, Rico Petrocelli et Ken Harrelson y seront-ils aussi?

Les Red Sox connaissent un très mauvais début de campagne (4-8) sous la direction du nouveau gérant Bobby Valentine. Ce dernier a mis le feu aux poudres en s’attaquant verbalement au vétéran Kevin Youkilis. Il a mis en doute son implication physique et émotionnelle. Dustin Pedroia s’est vite lancé à la défense de son coéquipier. Il a même ajouté que Valentine ne pouvait pas diriger les Red Sox comme il le faisait au Japon.

Le receveur Jason Saltalamacchia, successeur de Jason Varitek, croit qu’il est trop tôt pour s’inquiéter. «Notre fiche était encore pire (2-10) le printemps passé. Nous avons les meilleurs lanceurs de la ligue et nous allons nous ressaisir», dit-il.

Dustin Pedroia, leader spirituel des Red Sox, a pour sa part salué l’excellent début de saison de Derek Jeter, des Yankees. «Derek est un athlète de première classe, a-t-il déclaré. Il joue au baseball de la bonne façon et il respecte ses adversaires. Il est un précieux actif pour notre sport».

Non, je ne serai pas au Fenway Park cet après-midi, mais j’y serai en pensée.

Le Phoenix sera fier de son amphithéâtre

Construit en 1966 suite à la conquête de la coupe Allan par les Castors Seniors de Georges Roy, le Palais des Sports de Sherbrooke était encore une des belles patinoires de la province, mais il avait grandement besoin d’une cure de rajeunissement pour accueillir le Phoenix de Sherbrooke, nouvelle concession de la LHJMQ.

C’est ce qu’on est en train de faire sur la rue du Parc, dans l’est de la ville. Lorsque les travaux seront terminés, à la fin juin, le Palais des Sports sera méconnaissable avec ses 3700 bancs bleu foncé, ses 28 loges corporatives, son hall d’entrée revampé et son nouveau tableau indicateur. Les coûts des travaux, estimés à 4,6 millions, sont partagés entre la Ville de Sherbrooke et le gouvernement du Québec.

Jocelyn Thibault

Jocelyn Thibault met tout en oeuvre pour que le Phoenix de Sherbrooke soit un grand succès.

L’ex-gardien de but Jocelyn Thibault, copropriétaire de la nouvelle équipe, n’a cependant pas l’intention de se fier uniquement au nouvel amphithéâtre pour attirer les amateurs de hockey des Cantons de l’Est. Il prendra tous les moyens pour créer un sentiment d’appartenance. Il désire aussi que chaque match au Palais des Sports devienne un happening.

Récemment, il a rencontré les étudiants en administration de l’Université de Sherbrooke pour recueillir leurs suggestions. C’est ainsi qu’il se penchera sur la possibilité d’organiser des «tailgates partys», d’embaucher un orchestre pour les entractes et de faire la promotion de son équipe dans les salles de cinéma de la région.

On songe également à favoriser les échanges entre joueurs et partisans sur Facebook et Twitter.

Le meilleur marketing demeure le rendement de l’équipe sur la patinoire, mais on peut dire que le Phoenix est sur la bonne voie. Une fois que le produit sera lancé officiellement, on prendra les moyens pour bien l’enrober et pour créer un lien solide entre l’équipe et ses clients.

LEFEBVRE ENTRAÎNEUR?

Encore à la recherche de son premier entraîneur, la direction du Phoenix a obtenu la permission de discuter avec Sylvain Lefebvre, de l’Avalanche du Colorado.

L’ex-défenseur du Canadien et des Maple Leafs est originaire de Richmond et il est un ami de longue date de Jocelyn Thibault. Il semble avoir une longueur d’avance sur les autres candidats. Les autres noms mentionnés sont ceux de Judes Vallée, Martin Bernard et Paulin Bordeleau.

L’ouverture du camp d’entraînement aura lieu le 13 août. À sa première saison dans le circuit Courteau, le Phoenix aura le droit d’aligner cinq joueurs de 20 ans.

 

 

 

Jackie Robinson ne serait pas content

Il y a 65 ans cette semaine, Jackie Robinson disputait son premier match dans l’uniforme des Dodgers de Brooklyn, devenant ainsi le premier Afro-Américain à jouer dans les ligues majeures de baseball. Un événement marquant dans l’histoire du sport national des Américains.

Après avoir promis à Branch Rickey de ne pas répliquer aux menaces et aux injures, Robinson est devenu une super-vedette sur le losange et il a fait avancer la cause de ses compatriotes dans la société, du moins jusqu’à un certain point.

Jackie Robinson

Il y a 65 ans cette semaine, Jackie Robinson faisait ses débuts dans l'uniforme des Dodgers de Brooklyn. Aujourd'hui, seulement 8 pour cent des joueurs sont afro-américains.

Toutefois, une récente enquête de la section sportive du USA Today nous révèle que les progrès ne sont pas toujours aussi rapides qu’on le voudrait. Robinson, qui est décédé du cancer en 1972, ne serait pas content s’il était encore vivant. Même qu’il serait probablement furieux.

En effet, la proportion de joueurs afro-américains a chuté à 8 pour cent. C’est une statistique désolante quand on pense que 17,25 pour cent des joueurs étaient des Noirs en 1959 et que le nombre a grimpé jusqu’à 27 pour cent en 1975.

Le commissaire Bud Selig a tenté de calmer le jeu en disant que les choses allaient s’améliorer grâce au programme qui a été créé pour encourager la pratique du baseball dans les milieux défavorisés.

Dave Stewart, ex-lanceur étoile des Athletics d’Oakland, n’est pas du tout d’accord avec le commissaire. «Bud n’arrête pas de nous dire que les choses vont s’améliorer, mais il n’est pas en position de faire bouger les choses, a-t-il déclaré. Il travaille pour les propriétaires et il ne peut pas les forcer à agir contre leur gré. Au lieu de s’améliorer, la situation se détériore.

«Ils ne veulent pas embaucher les Noirs comme décideurs, certainement pas comme directeur général d’une équipe. Il y a plein de Noirs qui ont les compétences requises et qui pourraient très bien faire le travail. On leur accorde une entrevue, mais on ne les embauche pas».

Les chiffres donnent raison à Stewart. Ken Williams, des White Sox de Chicago, et Michael Hill, des Marlins de Miami, sont les deux seuls Noirs à occuper le poste de direicteur général sur un total de 30 clubs.

En ce qui concerne les gérants sur le terrain, il n’y en a que deux: Ron Washington, des Rangers du Texas, et Dusty Baker, des Reds de Cincinnati.

Stewart lui-même aurait aimé occuper un poste de commande, mais il a fini par se décourager.

«Je pense que Jackie serait très déçu s’il était encore avec nous. Il voudrait certainement qu’il y ait plus de Noirs dans le baseball», a dit Ron Rabinovitz, un ami de l’ancien joueur étoile des Dodgers.

Si la proportion de joueur afro-américains a chuté de façon dramatique, il est intéressant de noter que le nombre de joueurs nés à l’extérieur des Etats-Unis a grimpé pour atteindre 28,4 pour cent. Ces joueurs viennent surtout de l’Amérique latine, en l’occurrence la République Dominicaine, le Mexique et le Vénézuéla.

Pourtant, les Noirs ont déjà eu le haut du pavé. Entre 1990 et 1995, neuf des 12 joueurs par excellence des ligues majeures étaient des Afro-Américains.