Tiger est déjà favori à Augusta

La victoire de Tiger Woods à Bay Hill, sa première en un peu plus de 30 mois, n’a pas tardé à faire bouger les preneurs aux livres.

Selon William Hill, une maison de paris située en Angleterre, Woods est favori à quatre contre un pour gagner le prochain tournoi des Maîtres. Les chances du jeune Rory McIlroy, vedette montante du golf, ont été établies à cinq contre un.

Tiger Woods

Tiger Woods

Selon deux autres maisons de paris, Woods est favori à 7 contre 2 et McIlroy à 9 contre 2. Évidemment, les chiffres risquent de changer d’ici l’ouverture du tournoi, le jeudi 5 avril.

«Tiger semble avoir retrouvé toute sa magie, a déclaré Rupert Adams, porte-parole de la firme William Hill. Il frappe bien la balle, ses coups d’approche sont excellents et son jeu sur les verts est impeccable».

Il aurait pu ajouter que Woods connaît le parcours d’Augusta mieux que quiconque et qu’il termine presque toujours parmi les meneurs. Il a gagné quatre fois le Masters, soit en 1997, 2001, 2002 et 2005.

D’autre part, le tabloïd New York Post a fait sa manchette de lundi matin en ces termes: «Tiger est de retour. Sa première victoire depuis le scandale sexuel. Attention, mesdames!»

S’il y en a un qui doit se réjouir de la remontée de Woods, c’est son entraîneur Sean Foley. Il a été critiqué par Hank Haney, Nick Faldo et Brandel Chamblee durant les derniers mois, mais il a tout encaissé sans répliquer.

La victoire de Tiger semble lui donner raison. C’était la 72e de sa carrière. S’il gagne à Augusta, il rejoindra Jack Nicklaus au deuxième rang. Le record de victoires (82) appartient à Sam Snead depuis 1965.

 

Tiger Woods: le début d’un temps nouveau?

Tiger Woods

Tiger Woods

Il y a longtemps qu’on avait vu Tiger Woods afficher un tel sourire dans l’allée du 18e trou. L’ex-roi du golf était visiblement très heureux de mettre fin à une disette de deux ans et demi en remportant son septième titre sur le parcours du légendaire Arnold Palmer à Orlando.

«Je reviens de loin, a confié Tiger à Roger Maltbie, du réseau NBC, en quittant le 18e vert. J’ai trimé dur pour mettre fin à ma léthargie et je remercie tous ceux qui m’ont aidé. L’appui de la foule a été incroyable aujourd’hui. Les gens n’ont jamais cessé de m’encourager. Je suis toujours excité lorsque je pense au tournoi des Maîtres et j’aime croire que cette victoire me servira d’inspiration».

Woods prendra congé cette semaine, mais il continuera de s’entraîner en vue du Masters qui aura lieu du 5 au 8 avril sur les terres sacrées de Bobby Jones. Quatre fois vainqueur de ce prestigieux tournoi, il n’a cependant pas triomphé à Augusta depuis 2005.

Johnny Miller, qui ne se gêne jamais pour critiquer Woods quand il joue mal, a salué sa victoire en disant: «Tiger a payé cher pour ses erreurs, mais je ne serais pas surpris de le voir rebondir plus fort que jamais. Qui nous dit qu’il ne gagnera pas 30 ou 40 tournois de plus? C’est peut-être le début d’un temps nouveau».

Tiger est comme un poisson dans l’eau sur le parcours de Bay Hill. Hier, malgré des conditions de jeu difficiles et des fanions peu commodes, il a réussi à ramener une carte de 70. Il a été le seul joueur des huit derniers groupes à briser la normale, terminant le tournoi avec un combiné de «moins 13».

Lors de ses sept victoires à Orlando, il a retranché pas moins de 93 coups à la normale! Nul doute que Bay Hill est l’un de ses endroits de prédilection avec Torrey Pines (San Diego), Firestone (Chicago) et Augusta National.

L’Irlandais Graeme McDowell a bien tenté de lui faire la vie dure, mais Woods a creusé l’écart à quatre coups après neuf trous. Il s’est ensuite appliqué à fermer la porte à son coriace adversaire.

Le grand Ernie Els avait besoin d’une solide prestation afin de recevoir une invitation pour le Masters, mais son fer droit l’a encore une fois laissé tomber. Il aura une dernière chance de se reprendre lors du tournoi de Houston.

Les organisateurs du tournoi des Maîtres ont reçu un beau cadeau, hier. Ce retour en force de Tiger Woods bat n’importe quelle promotion.

Le shériff est de retour en ville: surveillez-vous!

 

CH éliminé: 6e fois en 13 ans

Les Canadiens de Montréal

Les Canadiens de Montréal

Le Canadien a été éliminé officiellement des séries de championnat samedi soir à Philadelphie. Ce n’était bien sûr qu’une formalité, mais ça fait toujours drôle de voir le Tricolore se faire sortir de la course avant que le premier cri «Play Ball» ne se fasse entendre dans les stades de baseball.

On devrait commencer à s’y faire car c’est la sixième fois depuis la saison 1998-99 que nos anciens «Glorieux» ratent la grande danse printanière. Vous allez me dire que c’est un peu mieux qu’à Toronto où les Maple Leafs n’ont pas pris part aux séries depuis 2004, mais ce n’est guère plus réjouissant. C’est ce qu’on appelle une bien mince consolation.

Vos favoris ont subi 47 défaites cette saison: 34 en temps réglementaire, quatre en prolongation et neuf en tirs de barrage. Il s’agit d’un record absolu. En 2000-2001, le Canadien avait subi 46 revers, dont six en prolongation. Les tirs de barrage n’existaient pas à cette époque.

Qui plus est, le Canadien n’a atteint la finale de conférence qu’une seule fois depuis sa dernière conquête de la coupe Stanley au printemps 1993. Cela s’est produit en 2010 grâce aux exploits miraculeux de Jaroslav Halak face aux Penguins de Pittsburgh et aux Capitals de Washington.

Halak a éventuellement été échangé aux Blues de Saint-Louis pour donner toute la place à Carey Price. En retour de ses services, Pierre Gauthier a obtenu Lars Eller, un jeune joueur de centre au futur incertain.

En général, le Canadien patauge dans la médiocrité depuis bientôt 20 ans. Geoff Molson, qui a payé environ 600 millions pour cette grande institution québécoise, devra prendre le taureau par les cornes et mettre tout en oeuvre pour redonner la fierté à l’équipe et à ses partisans. On lui souhaite bonne chance!

 

Lafleur voit Patrick comme directeur général

Dans la vaste campagne de North Hatley, le chant des ruisseaux et les cris des corneilles annoncent le retour du printemps. Rien de mieux qu’une longue marche dans la nature pour se nettoyer les poumons et se rafraîchir les idées.

Lorsque le soleil s’est mis à tomber sur la montagne d’Orford, j’ai sauté dans ma bagnole et je me suis rendu à l’aréna de Magog pour assister au match entre les Anciens Canadiens et les célébrités locales. En fait, j’avais plus envie de discuter de hockey avec de vieilles connaissances.

Pendant qu’Erik Cole marquait les trois buts les plus rapides de sa carrière, il a été beaucoup question des malheurs du Canadien, de Geoff Molson, de Vincent Damphousse et de Patrick Roy dans le vestiaire des visiteurs.

Richard Sévigny et Gilbert Delorme ont dit souhaiter que M. Molson donne une grand coup de balai sur la patinoire et au deuxième étage tandis que Guy Carbonneau, prêt à retourner dans le feu de l’action si jamais on lui fait signe, a exprimé le voeu qu’on ne nous arrive pas avec un nouveau plan quinquennal.

Comme tous les partisans du Canadien, Carbo n’a pas aimé ce qu’il a vu cet hiver. Ça lui fait mal de voir son ancien club s’enliser dans les bas-fonds de la LNH.

Jean-Guy Rancourt, qui fête 40 ans de journalisme dans la région de Magog-Orford, a failli échapper son calepin de notes lorsque Guy Lafleur lui a confié qu’il verrait davantage Patrick Roy dans le rôle de directeur général.

«Il a acquis assez d’expérience pour tirer les ficelles, a dit Flower. Patrick est un gagnant, un homme fier, et il sait très bien ce que veulent les partisans du Canadien. Il est capable d’en mener large et je crois sincèrement qu’il serait plus utile comme directeur général».

Curieusement, Lafleur n’est pas convaincu que Roy soit le candidat idéal pour succéder à Randy Cunneyworth derrière le banc, mais il précise que c’est une question de feeling.

Pourtant, Roy a confié à des proches qu’il préférait le métier d’entraîneur et qu’il se trouvait trop jeune, à 46 ans, pour devenir directeur général d’une équipe de la Ligue nationale. Ce qui est absolument certain, c’est qu’il a beaucoup de passion et de caractère. Il amènerait une énergie nouvelle derrière le banc. Il lui arrive d’être arrogant et de sauter les plombs, mais il ne laisse personne indifférent.

Si jamais on lui confie la tâche de diriger le Canadien, ça va brasser dans la cabane! Il faudra lui trouver un adjoint capable de le calmer à l’occasion. En tout cas, cette histoire n’a pas fini de faire jaser.

Demain, je vous offrirai les échos de mon passage à Magog.