Daniel, Paul et Gérard

BOYNTON BEACH, Floride— Impossible d’aller en Floride sans rendre visite à Daniel Pesant, directeur général du Village Golf Club à Royal Palm Beach.

Ancien pro à Saint-Jean-sur-Richelieu, Dan a travaillé dans les clubs les plus prestigieux durant sa longue et brillante carrière. Il a notamment été en charge des clubs Casa de Campo (République Dominicaine), Doral (Miami) et Saint-Nom-La-Bretèche (France). À 70 ans, il dirige le Village Golf Club avec la même passion. On le voit encore souvent au champ d’exercice pour partager ses connaissances avec les membres et les visiteurs.

Dan Pesant accueille des centaines de visiteurs au Village Golf Club de Royal Palm Beach. Il pose ici avec le vétéran journaliste Gilles Terroux.

Dan Pesant accueille des centaines de visiteurs au Village Golf Club de Royal Palm Beach. Il pose ici avec le vétéran journaliste Gilles Terroux.

«Ça va mieux cet hiver, m’a-t-il confié. La situation économique s’améliore et la clientèle a augmenté. Il y a aussi plus de visiteurs du Québec même si la valeur du dollar canadien a chuté durant les derniers mois. C’est encourageant».

Après avoir discuté avec Dan, j’ai joué 18 trous avec Paul Labonté et Gerry Piette, deux vétérans de la PGA provinciale. Il me fallait deux élans pour égaler leurs puissants coups de départ, mais ça n’avait pas d’importance. Il faisait très beau et nous avons beaucoup ri sur les tertres de départ.

Fort comme un cheval, Paul Labonté a travaillé pendant 21 ans au club L’Épiphanie avant d’être propriétaire du club Le Domaine à Saint-Boniface (près de Shawinigan). Il a vendu son club il y a trois ans et profite d’une retraite bien méritée. On ne lui donnerait jamais ses 74 ans. Il cogne la balle comme un jeune homme de 25 ou 30 ans. De toute beauté.

Paul a aussi adopté une politique qui m’intéresse beaucoup: il ne compte plus ses points et se contente d’apprécier ses meilleurs coups. De cette façon, il rentre toujours à la maison de bonne humeur. Je songe sérieusement à faire pareil. Ça serait bon pour le moral!

Ancien protégé de Jos Leblanc à Sherbrooke, Gerry Piette est une légende en Abitibi-Témiscamingue. Il a été le professionnel du club Dallaire (Rouyn-Noranda) pendant 25 ans avant de tirer sa révérence. Il passe maintenant ses hivers sous les palmiers avec sa femme Danielle, fille de l’aubergiste Gilles Coutu. Il y a bien des lunes, c’est Gilles et Me Normand Grimard qui m’a appris la chanson du chauffeur de taxi.

Nous avons jasé de mille et une choses: la situation du golf au Québec, la TPS, le prix des condos en Floride, la dernière victoire de Padraig Harrington, les prochaines élections fédérales…

Au 19e trou, Gilles Terroux est venu nous rejoindre avec un pichet de bière. Reporter pour la PGA du Québec durant la saison estivale, l’ami Oscar joue quatre ou cinq fois par semaine au Village Golf Club. Il dit frapper plus loin et plus droit avec son nouveau driver Taylor Made. Des plans pour qu’il joue encore longtemps! Il a commencé à «étudier son chemin» pour rentrer au Québec, mais n’a pas vraiment hâte de s’installer derrière le volant.

 

La trappe de l’Ours

BOYNTON BEACH, Floride— Jack Nicklaus est très impliqué dans la Classique Honda à Palm Beach Gardens.

Premièrement parce que le tournoi est présenté au club PGA National, à 10 minutes de chez lui. Deuxièmement parce que sa femme et lui s’impliquent dans les oeuvres caritatives en marge de ce tournoi. Le Golden Bear s’est même lancé dans la vente de crème glacée pour amasser plus d’argent.

Jack Nicklaus est un peu comme Warren Buffet. Quand il parle, tu écoutes ce qu'il a à raconter.

Jack Nicklaus est un peu comme Warren Buffet. Quand il parle, tu écoutes ce qu’il a à raconter.

Le club PGA National (où j’ai déjà eu le plaisir de jouer 18 trous en compagnie de Carlo Blanchard il y a une quinzaine d’années), est reconnu mondialement à cause de la «Bear Trap». Il s’agit d’une séquence de trois trous dédiée à Nicklaus entre le 15e et le 17e vert. C’est très souvent là que se gagne et se perd le tournoi.

Lundi matin, l’Irlandais Padraig Harrington se dirigeait allègrement vers la victoire lorsqu’il a expédié sa balle à l’eau au 17e avant de commettre un double-bogey. Heureusement pour lui, il a pu se racheter avec un birdie au 18e, puis il a battu le joueur-recrue Daniel Berger au deuxième trou de prolongation, mettaint ainsi fin à une très longue léthargie. À 43 ans, ça fait du bien.

«Ils peuvent fabriquer des balles qui voyagent à 1000 verges que ça ne changerait rien, dit Nicklaus. La «Bear Trap» est si bien dessinée qu’elle saura résister à tous les changements de balle ou d’équipement. Ces trois trous exigent beaucoup de précision et de cran».

«Il n’y a aucune porte de sortie, a déjà dit Tiger Woods. Tu es obligé de frapper un bon coup si tu veux être récompensé».

Et Mark Wilson d’ajouter: «Je me présenterais au tertre de départ du 15e trou avec une avance de six coups que je serais quand même très nerveux».

Jack et la coupe Ryder

Durant le week-end, Nicklaus a payé une visite à Johnny Miller et à Jim Nantz dans le studio de NBC. Parle parle, jase jase, la discussion a tourné sur les déboires des Américains en coupe Ryder durant les 10 dernières années.

«Je pense que ça fonctionne par cycles, a dit Nicklaus. Nous avons longtemps eu le haut du pavé, puis le vent a tourné en faveur des Européens. Il ne faut pas chercher des puces où il n’y en a pas. Certains joueurs sont plus à l’aise dans ce genre de compétition (par exemple: Garcia, Poulter, Rose, Westwod et Kaymer). Au golf, tu ne peux jamais forcer les choses. Le secret est très simple: travailler fort et bien se préparer à toute éventualité».

On se rappellera que Tom Watson a été vertement critiqué par Phil Mickelson après la dernière défaite des Américains. Il lui a reproché de ne pas être suffisamment proche de ses joueurs. Ça vaut ce que ça vaut. Ce n’est quand même pas Watson qui frappait la balle et qui s’exécutait sur les verts.

Bergevin rides again

  • Au risque de me répéter, MARC BERGEVIN a fait de son mieux pour améliorer son équipe en vue des prochaines séries de championnat. JEFF PETRY donnera plus de profondeur au Canadien à la ligne bleue. Dans le cas de Brian Flynn et de Torey Mitchell, le temps nous dira s’ils peuvent vraiment aider la cause du CH. En bout de ligne, c’est encore CAREY PRICE qui aura le dernier mot quand il commencera à faire chaud dans la cuisine.

    Le défenseur Jeff Petry a joué presque 19 minutes à son premier match dans l'unifome du CH. Âgé de 27 ans, il est un produit de l'Université Michigan State.

    Le défenseur Jeff Petry a joué presque 19 minutes à son premier match dans l’unifome du Canadien. Âgé de 27 ans, il est un produit de l’Université Michigan State.

  • Un autre point: le JEU DE PUISSANCE du Canadien occupe le 24e rang avec une moyenne d’efficacité de 16,8%. Ce n’est pas très rassurant.
  • LUNDI DANS LA LNH: Michel Therrien a évoqué un manque d’énergie suite à la défaite du Canadien à SAN JOSE. Le nouveau venu BEN SMITH (acquis des Blackhawks) a marqué le but de la victoire après seulement six ou sept minutes de jeu… Le Canadien n’a pas gagné à San Jose depuis novembre 1999… CAREY a encaissé sa 12e défaite de la saison contre 36 victoires…. JEFF PETRY a été utilisé durant presque 19 minutes à son premier match avec le Bleu-Blanc-Rouge… P.A. PARENTEAU était de retour au jeu après une absence de 19 parties (commotion cérébrale)… RICK NASH a inscrit son 38e but de la campagne dans la victoire des Rangers contre Nashville… JONATHAN TOEWS, des Blackhawks, a récolté ses 19e et 20e dans un gain de 5-2 contre Caroline.
  • La perte du défenseur MARK GIORDANO empêchera probablement les Flames de participer à la danse printanière. Peu importe, BOB HARTLEY a accompli un travail colossal à Calgary durant les derniers mois.
  • MAXIME TALBOT est rendu à Boston. Il doit parfois se sentir comme un commis-voyageur!

Le mot d’humour

C’est la femme qui se présente devant le juge et déclare: «J’ai dit à mon mari que je voulais le tuer. Il m’a répondu que j’avais besoin de consulter un spécialiste. J’ai donc embauché un tueur à gages».

Le monsieur de Latrobe; Sather, Bergevin et Rapido

BOYNTON BEACH, Floride– Entre deux orages, samedi après-midi, j’ai réussi à jouer une douzaine de trous au magnifique Westchester Country Club avec mon fils Alex et Dan Harbaugh, un charmant monsieur de la Pennsylvanie qui passe ses hivers sous les palmiers.

Au bout d’une demi-heure, Dan m’a raconté qu’il était originaire de Latrobe, une petite ville rendue célèbre par Arnold Palmer et par la bière Rolling Rock. Ce n’est pas tout. Harbaugh est un ami de longue date de Palmer et de son frère Jerry et joue souvent au golf en leur compagnie durant la saison estivale.

Arnold Palmer: une légende à Latrobe et partout à travers le monde.

Arnold Palmer: une légende à Latrobe et partout à travers le monde.

«Le parcours de Latrobe mesure à peine 6200 verges, mais les allées sont très étroites et il faut absolument garder sa balle en jeu pour inscrire un bon pointage, dit-il. Lorsque je joue avec Arnold, nous ne parlons jamais de golf, seulement d’aviation. Il a fait le tour du monde en Lear-Jet et il a encore une grande passion pour les avions.

«Sur le parcours où il a grandi, Arnold insiste pour que les verts soit coupés très courts (12 degrés). Si tu envoies ta balle en-haut de la coupe, bonne chance. Mais ce qu’il faut surtout retenir, c’est sa gentillesse envers les membres et les visiteurs. Il se fait un devoir de faire le tour des tables, de jaser avec ses amis d’enfance et ses nombreux admirateurs. Dans la salle à dîner, je l’ai souvent vu interrompre son repas pour signer un autographe ou se faire prendre en photo. Il ne s’en fait plus des golfeurs comme lui ou Lee Trevino. Malheureusement, Arnie vient d’avoir 85 ans et il commence à montrer son âge. C’est la vie».

Il y a trois ou quatre ans, en route vers Augusta, j’ai eu le bonheur de visiter Latrobe avec mes collègues Réal Labbé et Denis Messier. Jerry Palmer nous a accueillis avec une extrême gentillesse. Il nous a fait visiter le bureau d’Arnold, sa collection de trophées et d’avions miniatures, sa boutique pour réparer les bâtons et le hangar où on a entreposé des milliers de souvenirs du «roi du golf». Je me suis même assis sur le vieux tracteur orange qu’utilisait son père Deacon pour couper le gazon au début des années 1950.

Arnold Palmer est un sujet inépuisable. J’ai hâte de voir s’il sera en mesure de participer au tournoi «Par 3» à Augusta, le mois prochain.

Le vieux renard

Dimanche, soleil radieux et journée de rêve au club Westchester, mis à part un malheureux double-bogey au 16e trou. Vraiment pas facile de quitter les bancs de neige et de jouer la normale!

Glen Sather est un vieux renard. C'est la 12e année de suite qu'il bouge avant la date limite des transactions.

Glen Sather est un vieux renard. C’est la 12e année de suite qu’il bouge avant la date limite des transactions.

Une fois de retour au condo, j’ai suivi avec intérêt le «show des échanges» à TSN. Beaucoup de bla-bla, mais c’est pas vilain pour les cotes d’écoute.

Le plus gros joueur jusqu’ici à la table de poker s’appelle GLEN SATHER. Le vieux renard a réussi à mettre la main sur le défenseur Keith Yandle (des Coyotes) et sur l’attaquant James Sheppard (des Sharks). Il croit évidemment que ces deux joueurs aideront les Rangers à atteindre la finale de la coupe Stanley une deuxième année de suite.

Les Red Wings ont amélioré un petit peu leur attaque en allant chercher Erik Cole à Dallas. Pour ce qui est des Blackhawks, ils ont amélioré sensiblement leur sort à la ligne bleue avec Kimmo Timonen et au centre avec Antoine Vermette. De toute évidence, ils gardent espoir de gagner une autre coupe… surtout si Patrick Kane peut revenir au jeu avant la fin des séries.

L’an passé, ce sont les KINGS de Los Angeles qui ont réussi la meilleure transaction avant l’heure limite. Ils ont obtenu MARIAN GABORIK pour une chanson et il leur a donné 14 buts en 22 parties dans les séries de championnat.

Ça se poursuit jusqu’à 15h. lundi.

Bergevin bouge

  • DERNIÈRE HEURE: Le Canadien obtient le défenseur JEFF PETRY, des Oilers, en retour de deux choix de repêchage en juin 2015. Une bonne équipe n’a jamais trop de profondeur à la ligne bleue. MARC BERGEVIN n’est pas très bavard, mais il n’a pas les deux pieds dans la même bottine. Flynn et Mitchell: on verra.

    Marc Bergevin n'a pas les deux pieds dans la même bottine.

    Marc Bergevin n’a pas les deux pieds dans la même bottine.

  • Heureuse retraite à PIERRE FOGLIA et à RONALD KING, de La Presse.
  • Les statistiques de CAREY PRICE sont hallucinantes depuis la mi-janvier. Le CANADIEN est très chanceux d’avoir un gardien de but de ce calibre. Le cowboy se hisse rapidement dans la lignée des Durnan, Plante, Dryden et Roy.
  • MAUDE-AIMÉE LEBLANC a joué 80 en ronde finale en Californie. Elle avait pourtant joué 66 la veille. Il y a encore du travail à faire!
  • ANTHONY DUCLAIR sera-t-il plus heureux en Arizona?
  • PEDRO MARTINEZ sera le deuxième lanceur de l’histoire à entrer au Panthéon du baseball avec la casquette des RED SOX. Le premier a été LEFTY GROVE.

    Yvon Lambert: «Scotty avait toujours un plan A, un plan B et un plan C».

    Yvon Lambert: «Scotty avait toujours un plan A, un plan B et un plan C».

  • YVON LAMBERT au sujet de son ancien patron SCOTTY BOWMAN: «Il avait toujours un plan A, un plan B et un plan C. Scotty est le meilleur que j’ai vu derrière un banc. Il ne craignait pas de prendre des décisions. Il pouvait aussi engueuler ses joueurs quand il n’était pas satisfait… sauf BOB GAINEY et SERGE SAVARD».
  • ALEX OVECHKIN a inscrit son 41e but de la saison, dimanche soir, dans une victoire de 4-0 contre Toronto. Ses chances d’enlever à nouveau le trophée MAURICE-RICHARD sont excellentes.
  • MATHIEU PAPINEAU a marqué deux buts dans la victoire de MARIEVILLE contre Lac-Mégantic. L’autre série demi-finale opposera Coaticook à Waterloo.
  • DAVID DUVAL, ex-champion du British Open, est maintenant analyste pour le GOLF CHANNEL. Duval a été un des rares golfeurs à jouer 59 sur le circuit de la PGA.
  • FRANK SINATRA aurait eu 100 ans à la fin de la présente année, plus précisément le 12 décembre. À partir de mercredi, une exposition lui rendra hommage au LINCOLN CENTER de New York.

Le mot d’humour

Le gars est pauvre comme Job et n’a même pas un lit pour se coucher. Pourtant, on raconte qu’il est dans de beaux draps!

 

Snedeker ira à Augusta

Brandt Snedeker, un des meilleurs jeunes vétérans de la PGA, a retranché 22 coups à la normale et il a commis un seul bogey durant toute la semaine en route vers sa deuxième victoire dans le décor paradisiaque de Pebble Beach.

Brandt Snedeker a gagné le tournoi de Pebble Beach avec une dernière ronde de 67. Il a devancé Nick Watney par trois coups.

Brandt Snedeker a gagné le tournoi de Pebble Beach avec une dernière ronde de 67. Il a devancé Nick Watney par trois coups.

«Je n’ai rien fait d’exceptionnel aujourd’hui, mais j’ai bien géré ma partie et mon fer droit a bien répondu lorsque c’était nécessaire, a-t-il déclaré à Peter Kostas en quittant le 18e vert. Cette victoire m’enlève une tonne de pression pour les épaules. Je serai invité au tournoi des Maîtres et à d’autres événements majeurs. Je ne pourrais pas être plus heureux. J’adore jouer à Augusta».

Après une première ronde de 64, Snedeker a répliqué avec trois cartes de 67. C’est ce qu’on appelle être très régulier. Il a reçu le trophée et le chèque des mains de Clint Eastwood, le cowboy le plus célèbre depuis les beaux jours de Gene Autry, Roy Rogers et John Wayne.

Le tournoi de Pebble Beach a été fondé par le chanteur Bing Crosby à la fin des années 1930 et il existe dans sa forme actuelle (Pro-Am de quatre jours) depuis 1958.

Enfin, notons que le jeune Jordan Spieth a signé une entente à long terme avec la compagnie AT&T, commanditaire du tournoi de Pebble Beach. Spieth est considéré comme une grande vedette en devenir.