Tiger Woods: au diable sa vie privée!

Durant les derniers mois, je ne sais pas combien de fois on m’a apostrophé pour me demander si je croyais que Tiger Woods pouvait redevenir le champion qu’il a été entre 1997 et 2008.

Bien sûr, cela dépendait de plusieurs facteurs, mais d’abord de sa condition physique. Aucun athlète, si doué soit-il, ne peut offrir le même rendement s’il n’est pas en parfaite santé. C’est vrai pour Tiger comme pour tous les autres.

Tiger Woods

Tiger Woods: son retour en force n'a pas fini de faire jaser.

Woods ne l’a pas eu facile depuis le scandale qui a éclaboussé sa vie et sa famille. Vous allez dire que c’est sa faute et qu’il n’a personne d’autre à blâmer que sa propre personne. Vous avez raison. Il a commis une faute grave aux yeux de la majorité des Américains et il en a payé chèrement le prix à cause de sa très grande notoriété. C’est ce qu’on appelle la rançon de la gloire.

Un autre que lui aurait fait la même chose et on en aurait beaucoup moins entendu parler. Les gens veulent tout savoir sur leurs vedettes et il y a des journalistes qui se spécialisent dans ce genre de recherches. On ne s’est donc pas gêné pour faire la manchette avec toutes sortes de rumeurs plus sordides les unes que les autres.

On soupçonne une couple de ses «petites amies» d’avoir voulu profiter de la situation pour tenter de lui arracher une partie de sa chemise. Aux yeux d’un peu tout le monde, Tiger est devenu une bête de sexe incontrôlable, plus rusé avec un fer 2 qu’avec un téléphone cellulaire!

Cette histoire a coûté cher à Tiger et lui a fait perdre plusieurs millions en commandites, mais son avenir est assuré depuis longtemps. Si ce n’est pas déjà fait, il deviendra bientôt le premier athlète à gagner plus d’un milliard de dollars en bourses et en revenus de toutes sortes.

Pour vous dire la vérité, je me fiche pas mal de ce que Tiger a pu faire pour détruire son mariage. Sa vie privée ne me concerne pas. J’ajouterai ceci: s’il fallait espionner toutes les chambres à coucher, on aurait de méchantes surprises!

Ce qui m’intéresse, c’est ce qu’il fait sur un terrain de golf. Comme tout le monde, j’adore le voir jouer lorsqu’il est en possession de tous ses moyens et encore plus dans les tournois majeurs. C’est quand tous les regards sont tournés vers lui qu’il est à son mieux et qu’il offre toute la mesure de son talent.

J’ai eu le bonheur de le voir à l’oeuvre de près dans une quinzaine d’événements majeurs et je vous assure qu’il donne tout un spectacle. Les gens se bousculent le long des câbles pour le voir de proche et applaudir ses coups de magie. Il est un peu comme Elvis Presley ou Paul McCartney.

On dira ce qu’on voudra, mais son talent et son style de jeu ont incité des millions de jeunes à adopter le golf et à tenter de suivre ses traces. J’en parle en toute connaissance de cause!

Si on se fie à ce qu’on a vu au tournoi de Bay Hill, Tiger a retrouvé et son élan et sa santé. Si c’est le cas, ses adversaires n’ont qu’à bien se tenir. À 36 ans, il a encore plusieurs bonnes années devant lui et d’autres records à battre. Il devra toutefois travailler fort car la relève est excellente.

Tout le reste n’est que médisance et charabia!

Tiger Woods: le début d’un temps nouveau?

Tiger Woods

Tiger Woods

Il y a longtemps qu’on avait vu Tiger Woods afficher un tel sourire dans l’allée du 18e trou. L’ex-roi du golf était visiblement très heureux de mettre fin à une disette de deux ans et demi en remportant son septième titre sur le parcours du légendaire Arnold Palmer à Orlando.

«Je reviens de loin, a confié Tiger à Roger Maltbie, du réseau NBC, en quittant le 18e vert. J’ai trimé dur pour mettre fin à ma léthargie et je remercie tous ceux qui m’ont aidé. L’appui de la foule a été incroyable aujourd’hui. Les gens n’ont jamais cessé de m’encourager. Je suis toujours excité lorsque je pense au tournoi des Maîtres et j’aime croire que cette victoire me servira d’inspiration».

Woods prendra congé cette semaine, mais il continuera de s’entraîner en vue du Masters qui aura lieu du 5 au 8 avril sur les terres sacrées de Bobby Jones. Quatre fois vainqueur de ce prestigieux tournoi, il n’a cependant pas triomphé à Augusta depuis 2005.

Johnny Miller, qui ne se gêne jamais pour critiquer Woods quand il joue mal, a salué sa victoire en disant: «Tiger a payé cher pour ses erreurs, mais je ne serais pas surpris de le voir rebondir plus fort que jamais. Qui nous dit qu’il ne gagnera pas 30 ou 40 tournois de plus? C’est peut-être le début d’un temps nouveau».

Tiger est comme un poisson dans l’eau sur le parcours de Bay Hill. Hier, malgré des conditions de jeu difficiles et des fanions peu commodes, il a réussi à ramener une carte de 70. Il a été le seul joueur des huit derniers groupes à briser la normale, terminant le tournoi avec un combiné de «moins 13».

Lors de ses sept victoires à Orlando, il a retranché pas moins de 93 coups à la normale! Nul doute que Bay Hill est l’un de ses endroits de prédilection avec Torrey Pines (San Diego), Firestone (Chicago) et Augusta National.

L’Irlandais Graeme McDowell a bien tenté de lui faire la vie dure, mais Woods a creusé l’écart à quatre coups après neuf trous. Il s’est ensuite appliqué à fermer la porte à son coriace adversaire.

Le grand Ernie Els avait besoin d’une solide prestation afin de recevoir une invitation pour le Masters, mais son fer droit l’a encore une fois laissé tomber. Il aura une dernière chance de se reprendre lors du tournoi de Houston.

Les organisateurs du tournoi des Maîtres ont reçu un beau cadeau, hier. Ce retour en force de Tiger Woods bat n’importe quelle promotion.

Le shériff est de retour en ville: surveillez-vous!

 

Leblanc a trouvé une grande soeur

Maude-Aimée Leblanc

Maude-Aimée Leblanc

Même si elle a joué une dernière ronde de 70 dans des conditions difficiles (vent, pluie et grêle), Maude-Aimée Leblanc a dû se contenter d’une égalité en 51e place à son premier tournoi de la saison sur le circuit de la LPGA.

Un tel rendement lui a valu une maigre bourse de 4669$, mais elle était plutôt satisfaite quand elle a quitté Phoenix. Après avoir évité la coupure de justesse le vendredi soir, la golfeuse de l’Estrie, âgée de 23 ans, a lutté vaillamment et elle a surtout mieux joué avec son fer droit vers la fin de l’épreuve, ce qui est de bon augure pour les prochaines semaines.

Maude était surtout heureuse d’avoir disputé sa dernière ronde en compagnie de Lorie Kane, la grande dame du golf canadien. Cette dernière n’a jamais cessé de l’encourager. Elle lui a aussi offert son aide si elle avait besoin d’elle à ses débuts dans les majeures.

La golfeuse de Charlottetown a elle-même été recrue à la fin des années 1990 et elle sait ce qu’il faut faire pour réussir dans cette jungle. Sa carrière tire à sa fin, mais elle revendique quatre victoires et plus de 6,5 millions en bourses. Elle a du vécu. Maude aurait donc grand avantage à suivre ses conseils.

Son prochain tournoi aura lieu cette semaine à Carlsbad, dans le comté de San Diego.

Donald reprend le premier rang mondial

Luke Donald

Luke Donald

Luke Donald a profité des maladresses du grand Ernie Els en fin de parcours pour mériter une égalité en tête. Il a ensuite disposé de Robert Garrigus, de Jim Furyk et de Sang-Moon Bae au premier trou supplémentaire pour gagner le tournoi Transitions à Innisbrook.

C’était sa cinquième victoire sur le circuit américain de la PGA et elle lui permettait de reprendre le premier rang au classement mondial devant l’Irlandais Rory McIlroy.

Le soleil commençait à se coucher sur la région de Clearwater lorsque Donald a réussi un coup parfait au premier trou de prolongation. Il a ensuite vu Furyk, Bae et Garrigus rater l’oiselet avant de caler lui-même un roulé relativement facile pour se sauver avec le trophée et la première bourse.

C’était la première fois en trois tentatives que Donald sortait vainqueur en prolongation.

En entrevue près du 18e vert, le golfeur de 34 ans n’avait pas tellement envie de parler de sa première place au classement mondial. Ça pourrait changer d’une semaine à l’autre avec un rival de la trempe de McIlroy. Donald a plutôt dit que cette victoire lui servait d’inspiration en vue du prochain tournoi des Maîtres, du 5 au 8 avril, sur les allées du club Augusta National.

En dépit de tous ses succès sur la scène internationale, Donald n’a jamais gagné un tournoi majeur et il pense que le temps est venu de réaliser son rêve.

L’an passé, Donald a mérité une égalité en quatrième place à Augusta. Comme tous les autres aspirants, il a été coiffé au fil d’arrivée par le Sud-Africain Charl Schwartzel qui a réussi des birdies sur les quatre derniers trous, une chose qui ne s’était jamais vue au Masters.

Donald a aussi mérité une égalité en troisième place en 2005. Cette année-là, Tiger Woods a eu raison de Chris DiMarco en prolongation après avoir réussi un coup miracle au 16e trou.

Les champions de la PGA ont rendez-vous sur le parcours d’Arnold Palmer, cette semaine. Six fois champion à Bay Hill, Tiger Woods devrait être de la partie. On sait qu’il a quitté le tournoi de Doral à cause d’une blessure à la cheville.