Duke Doucet: 50 ans de golf et de souvenirs

APOLLO BEACH, Floride— Il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis l’époque où Doran (Duke) Doucet passait ses journées à frapper des balles sur le petit terrain de golf de la Canada Paper à Windsor.

Celui qu’on a baptisé «Le Duc de Windsor» vient de fêter ses 70 ans et il profite d’une retraite bien méritée avec sa belle France après une carrière de 50 ans dans le monde du golf, principalement en tant que professionnel et directeur général au club Summerlea de Vaudreuil-Dorion.

En plus d’avoir été un des meilleurs pros de la province durant les années 1970, Duke a eu la chance de jouer partout à travers le monde, notamment en Écosse, en Irlande, en Espagne, en Asie, en Suède, au Mexique et en Afrique du Sud. C’est plus facile de lui demander dans quel pays il n’a pas joué!

Duke Doucet: 50 ans de golf et de souvenirs incroyables.

«Peut-être que j’aurais pu gagner plus d’argent dans un autre domaine, mais je n’aurais pas eu une aussi belle vie, dit-il. J’ai fait les plus beaux voyages et j’ai rencontré des gens extraordinaires. J’ai aussi la chance d’avoir une femme en or, deux fils (Phil et Steve) dont je suis fier et quatre petits-enfants que j’adore. Qu’est-ce que je pourrais demander de plus?»

Couples, Eastwood, Palmer et Joe Louis

Au début de sa carrière, Duke passait ses hivers en Floride afin d’améliorer son jeu. Durant un tournoi à Miami, il a eu le bonheur de croiser sur son chemin Joe Louis, ex-monarque des poids lourds, et Jackie Gleason, grande vedette du petit écran durant les années 1950. Il a aussi joué avec Deane Beman, un excellent golfeur qui allait devenir commissaire de la PGA.

Au milieu des années 1990, il a accueilli Fred Couples à Summerlea et il a joué 18 trous avec lui, Patrick Roy et le champion imitateur André-Philippe Gagnon. «Patrick passait son temps à demander à Freddie ce qu’il devait faire pour améliorer son élan. Après un certain temps, Freddie lui a dit: «Demande donc à Duke, c’est lui le pro ici!»

Durant un voyage à Pebble Beach avec des membres de Summerlea, Duke a escaladé une mini-falaise avec son ami Jim Norris pour aller à la rencontre de Clint Eastwood qui était alors maire de Carmel et une des plus grandes vedettes du cinéma américain. Après avoir esquissé son air de dur-à-cuire, Eastwood a accepté avec plaisir de poser avec eux tout en rappelant ses souvenirs de Montréal.

Au club Apollo Beach, j’ai eu le plaisir de jouer avec Duke Doucet, Hocan Olsson et leurs épouses (France et Lena). Une très belle journée.

Duke a aussi eu la privilège de s’asseoir et de discuter avec Arnold Palmer à Bay Hill, trois ou quatre ans avant sa mort. Qui n’a pas rêvé de s’asseoir avec le «roi du golf» pour jaser du sport de toute une vie?

Parmi ses invités les plus célèbres à Summerlea, il y a eu Gary Carter, Duke Snider, Don Sutton, Tom Glavine, Larry Robinson et Steve Shutt.

Je m’arrête ici. Des anecdotes, Duke peut vous en conter durant des heures et des heures. Comme son défunt père, ex-hockeyeur et ancien épicier à Windsor, il devient intarissable quand il est question de sport.

L’avenir du golf

Durant nos deux rondes de golf à Apollo Beach (entre Sarasota et Tampa), nous avons discuté de mille et une choses, dont l’avenir du golf au Québec et partout en Amérique.

«À mon avis, il y a trois raisons qui expliquent la baisse de popularité du golf: le temps de jeu, la difficulté des parcours et les prix. Pourtant, il faut de plus en plus de temps pour jouer 18 trous, les architectes construisent des parcours de plus en plus longs et ça coûte de plus en plus cher. On ne va pas dans la bonne direction. Si on veut que les plus jeunes s’intéressent au golf, il va falloir changer de mentalité et rendre notre sport plus attrayant. Ils sont très rares ceux qui peuvent s’élancer sur des parcours de 7000 ou 7500 verges».

En ce sens, il rejoint la pensée de mon fils Alexandre (31 ans) qui croit que les parcours exécutifs vont devenir de plus en plus nombreux si on veut rejoindre une nouvelle clientèle.

ENCORE GALCHENYUK

  • Pour la deuxième fois en autant de soirs, ALEX GALCHENYUK a trouvé le fond du filet en prolongation pour procurer une victoire de 1-0 au Canadien contre Columbus. Galchenyuk a trompé la vigilance de Sergei Bobrovsky pendant une punition à SETH JONES. John Tortorella a eu beau invoquer tous les saints du ciel, ça n’a rien changé au résultat final.

    Alex Galchenyuk: deux buts gagnants en autant de soirs.

  • À Dallas, les Stars ont marqué trois fois au dernier tiers pour vaincre les Penguins 3-2. ANTOINE ROUSSEL a réussi le but gagnant. Dans la défaite, Malkin a marqué son 26e.
  • Les Capitals ont gagné 4-1 à Madison Square Garden pour permettre à BARRY TROTZ d’inscrire sa 700e victoire dans la LNH. MARCUS JOHANSSON a été le meilleur avec deux buts (20e et 21e) et une passe. NICKLAS BACKSTROM a réussi son 19e.
  • À son premier match avec les Kings, BEN BISHOP a encaissé un revers de 2-1 à Calgary. T.J. BRODIE a rompu l’égalité en prolongation.
  • Les Red Wings ont gagné 3-2 à Vancouver. JUSTIN ABDELKADER a marqué le but gagnant en prolongation. Les deux autres buts des Wings ont été l’oeuvre de FRANS NIELSEN.
  • À Buffalo, FILIP FORSBERG a réussi le but égalisateur et le but gagnant dans une victoire de 5-4 sur les Sabres en prolongation. Forsberg a récolté 10 buts et 4 passes dans ses six dernières parties.

    Filip Forsberg: 10 buts et 4 passes en six parties.

  • Les Bruins ont vaincu les Coyotes 4-1. 28e de Brad Marchand et deux passes pour son ami PATRICE BERGERON. Les Bruins ont une fiche de 7-1 depuis qu’ils sont dirigés par BRUCE CASSIDY.
  • En Floride, ALEKSANDER BARKOV et JONATHAN HUBERDEAU ont marqué en tirs de barrage et les Panthers ont battu les Hurricanes 3-2.
  • Les Maple Leafs ont encaissé un revers de 3-1 à San Jose. TOMAS HERTL a réussi le but gagnant en fin de troisième et JOE PAVELSKI a fermé les livres avec son 21e. JOE THORNTON, un des meilleurs passeurs de sa génération, a récolté sa 999e mention d’assistance.
  • Les Oilers ont gagné 2-1 à Saint-Louis sur un but de MARK LETESTU. McDavid a dû se contenter d’une passe.
  • À Winnipeg, le Wild a laissé filer deux avance de trois buts, mais il a finalement vaincu les Jets 6-5. Le but gagnant appartient à JASON ZUCKER. 31e de Laine et 26e de Scheifele.
  • À Philadelphie, STEVE MASON a blanchi l’Avalanche 4-0. WAYNE SIMMONDS a été le meilleur des Flyers avec deux buts (26e et 27e).
  • P.K. SUBBAN s’en vient à Montréal avec les Predators. Non, c’est pas drôle! Cirque médiatique en vue.

    David Desharnais a donné tout ce qu’il avait dans le chandail du CH. On lui souhaite bonne chance avec les Oilers.

  • David Desharnais a été échangé aux Oilers pour Brandon Davidson, un défenseur de 25 ans bien connu de ses parents. On souhaite tout le succès possible à Desharnais sous le ciel de l’Alberta. Il a tout donné durant son séjour à Montréal. Petit de taille, mais grand de coeur, aurait écrit Jacques Beauchamp.
  • Steve Ott, acquis des Red Wings, peut-il aider la cause du Canadien sur le plan de la robustesse? Âgé de 34 ans, Ott a marqué une centaine de buts dans la LNH, mais il a surtout passé 1538 minutes au cachot.
  • Le défenseur Johnny Oduya retourne à Chicago.
  • Dwight King? Connais pas. S’il était si bon que ça, les Kings l’auraient sûrement gardé dans leur club.
  • Thomas Vanek s’en va aider le jeu de puissance des Panthers. Il a récolté 48 points (15-23) en 38 parties à Détroit cette saison. Quand il était jeune, Vanek était un fan de Mario Lemieux et de Jaromir Jagr, son nouveau coéquipier en Floride.

DAVE LÉVESQUE AU CHÂTEAU BROMONT

  • MARTIN DUCHARME, directeur général du club Château

    Dave Lévesque: le nouveau professionnel de golf au Château Bromont.

    Bromont, est fier d’annoncer l’embauche de DAVE LÉVESQUE comme professionnel. Originaire de la Gaspésie, Lévesque a été un des meilleurs golfeurs au pays durant les 10 ou 15 dernières années. Ducharme annonce aussi une forme de partenariat avec le club LES CÈDRES.

  • BOB VOKEY, spécialiste dans la conception des cocheurs du même nom, a été élu au Panthéon canadien du golf. Il travaille pour la compagnie Titleist à Carlsbad (près de San Diego). Judy Darling, ex-championne amateur, reçoit le même honneur. Elle a longtemps été membre à Whitlock.

Encore loin de Scotty

  • Barry Trotz, des Capitals, devient le 6e entraîneur à

    Barry Trotz: 700 victoires dans la LNH. Il occupe le 6e rang derrière Scotty Bowman, Joel Quenneville, Alger Arbour, Ken Hitchcock et Lindy Ruff.

    atteindre la cap des 700 victoires dans la LNH. Devant lui, il y a Scotty Bowman (1244, record intouchable), Joel Quenneville (840), Alger Arbour (782), Ken Hitchcock (781) et Lindy Ruff (726).

  • Dans le club des 600, on retrouve Dick Irvin (692), Pat Quinn (684), Mike Keenan (672) et Jacques Lemaire (617).

Le mot d’humour

Au début des années 1980, Serge Savard disait à la blague: «Nous avons deux Européens dans l’équipe. Mats Naslund est Swedish et Réjean Houle est Finnish

 

 

 

 

Trop vieux, le bonhomme!

DEERFIELD BEACH, Floride— Après quatre journées de golf consécutives et beaucoup de millage sur les routes du Sunshine State, je m’arrête près de la mer avec fiston. Au programme ce soir: «happy hour» allongé, bonne bouffe et repos du juste!

TPC Eagle Trace: un endroit de toute beauté.

Vendredi après-midi, nous avons eu le bonheur d’arpenter les allées du club TPC Eagle Trace, ancien site de la Classique Honda. Un parcours de toute beauté, mais beaucoup trop difficile pour le vieux golfeur que je suis maintenant.

Bout de ciarge, je suis en Floride depuis cinq jours et mon bois-3 est déjà usé à la corde!

La veille, par accident, nous avons abouti au club Seven Bridges. Il s’agit d’un magnifique parcours exécutif qui convient davantage à ma «puissance de frappe». Tant et si bien que j’ai joué 67 pour la première et dernière fois de ma vie. Si j’ai bien saisi le message, mon avenir se trouve sur les parcours exécutifs!

C’est tout pour l’instant en ce qui concerne le golf. Tout compte fait, le Bon Dieu est bon pour le vieux journaliste que je suis.

VENDREDI SOIR DANS LA LNH:

  • À Washington, les Capitals ont disposé des Oilers 2-1. JUSTIN WILLIAMS a rompu l’égalité en début de troisième et BRADEN HOLTBY a repoussé 30 rondelles pour mériter ses 31e victoire. Treize de suite pour les Caps devant leurs partisans.
  • À Sunrise, les Flames ont marqué trois buts rapides en première période pour vaincre les Panthers 4-2. CHAD JOHNSON a effectué 36 arrêts devant le filet des visiteurs.
  • À Dallas, le capitaine JAMIE BENN (1-2) a mené les Stars à un gain de 5-2 sur les Coyotes. Les Stars étaient de retour au jeu après un congé de cinq jours. La fiche globale est de 5-12-4 pour les équipes qui renouent avec la compétition après cinq jours de repos.
  • En Caroline, le réserviste EDDIE LACK a blanchi les Sénateurs 3-0. JORDAN STAAL a été le meilleur à l’attaque avec un but et une passe.
  • Le CANADIEN joue à Toronto, samedi soir.

SAMEDI EXPRESS

  • Lucian Bute va finir par comprendre que toute bonne chose a une fin. Trop bon gars pour être champion boxeur?
  • Au club Seven Bridges, j’ai eu le plaisir de revoir l’homme d’affaires Jocelyn Demers, de Valleyfield. Il jouait au golf avec ses amis Guy Fafard et Mario Cloutier, de Saint-Hyacinthe, avant d’aller fêter les 69 ans de sa belle Thérèse. Jocelyn m’a parlé de Denis Miron et du regretté Jacques Viau, ex-agent Molson dans la région de Valleyfield. Il s’ennuie beaucoup de son ami Viau.

    Jocelyn Demers, ancien patron du Port de Valleyfield, passe maintenant ses hivers sous les palmiers.

  • Les gens sont en général très gentils à Fort Lauderdale. Entre deux visites à Las Olas, je me suis souvenu que le légendaire Joe DiMaggio passait ses hivers ici. Il y avait même un hôtel qui s’appelait Le Yankee Clipper. DiMaggio, si vous ne le saviez pas encore, a été un des plus fameux voltigeurs de centre de tous les temps et il a mené les Yankees à neuf conquêtes de la Série mondiale. Il a aussi épousé une certaine Marilyn Monroe.
  • Mikaël Kingsbury poursuit ses succès en ski acrobatique. Talent et confiance = joli mélange.
  • Rob Gronkowski dit qu’il sera en grande forme lors du prochain camp d’entraînement des Patriots.
  • Ajoutez le nom de Derek Jeter parmi les admirateurs de Mookie Betts, jeune joueur étoile des Red Sox. Betts a failli mériter le titre de joueur par excellence de la Ligue américaine la saison dernière. Il a finalement été devancé par Mike Trout, des Angels.
  • Un des plaisirs de la vie: entendre Gordon Lightfoot chanter Me and Bobby McGee.

    Mookie Betts: le joueur favori de Derek Jeter.

  • Au club TPC Eagle Trace, nous avons joué avec un charmant monsieur de Memphis. Jason (j’ai oublié son nom de famille) adore le Québec et se propose de visiter Ottawa dans le cadre du 150e de la Confédération. Il me disait que le château d’Elvis Presley attire encore 800 000 touristes par année au Tennessee.
  • DONNACONA ÉLIMINÉ: Dans la Ligue Senior de la Mauricie, SAINT-LÉONARD D’ASTON a éliminé la formation de Donnacona en cinq parties. SIMON-CLAUDE BLACKBURN et le gardien VINCENT LAMONTAGNE ont été les héros du dernier match… LOUISEVILLE a vaincu Saint-Cyrille 6-3. OLIVIER JODOIN a mené l’attaque avec un doublé… WATERLOO a vaincu Windsor 5-3. En vedette: MAXIME GUYON (2-2) et le jeune gardien de but LIX GUILBAULT… Enfin, CAP-DE-LA-MADELEINE a évité l’élimination en battant La Tuque 6-2. DEREK MORISSETTE (3 buts) et NICOLA LÉVESQUE (2) ont mené l’attaque.
  • Un livre pour comprendre les femmes vient tout juste de sortir en librairie. C’est une brique de 3623 pages!
  • Wellington Castillo sera le nouveau receveur des Orioles de Baltimore. Il remplacer Matt Wieters qui a décidé d’aller jouer à Washington pour plus de millions.

Le mot d’humour

Celle-là nous vient de Victor Hugo: «Si l’âme n’est pas éternelle, Dieu n’est pas un honnête homme!»

Presque jaloux de Seve

Un de mes meilleurs souvenirs de 2016, c’est l’heure magnifique que nous avons passée en compagnie de Tom Watson dans une vieille auberge d’Augusta, trois jours avant le tournoi des Maîtres.

Entre autres choses, Watson nous a parlé de sa tristesse de vieillir et de ne plus être capable de frapper la balle comme avant. Comme j’ai exactement le même âge que lui, je n’avais aucun mal à comprendre sa frustration, mais disons que la comparaison s’arrête là!

Tom Watson: un très grand champion.

L’autre soir, j’ai revu Watson en entrevue avec le coloré David Feherty. La discussion avait lieu sur le ranch de Watson en banlieue de Kansas City et le quintuple champion du British Open a fait quelques déclarations intéressantes. Il a notamment parlé de sa quasi-victoire à Turnberry en 2009, de sa bataille avec l’alcool, de ses victoires contre Nicklaus et de son admiration pour le regretté Severiano Ballesteros.

«La première fois que j’ai joué en Écosse, je n’ai pas aimé ça du tout, avoue-t-il franchement. J’ai frappé ma première balle d’aplomb et en plein centre de l’allée. Pourtant, je n’arrivais pas à la trouver. Elle avait roulé 50 verges plus loin dans un «pot bunker». Il m’a fallu deux ou trois ans avant de comprendre que je ne pouvais pas me battre contre les parcours de type links. Il fallait que je les accepte tels qu’ils sont et que je joue en conséquence».

Il a si bien compris qu’il a gagné cinq fois ce que les gens du Royaume-Uni appellent The Open. Un tournoi pas comme les autres où il faut vaincre les éléments et éviter les nombreux pièges avant de mettre la main sur la fameuse Claret Jug.

Un magicien

À force de jouer en Écosse et en Angleterre, Watson a appris à connaître un des plus grands magiciens de l’histoire du golf et le favori de Mario Brisebois: l’Espagnol Severiano Ballesteros.

Seve Ballesteros: un magicien comme il ne s’en fait plus.

«Seve avait tellement de talent qu’il pouvait réussir un birdie depuis le terrain de stationnement. Il avait des trucs que les autres n’avaient pas. Il était aussi un beau grand jeune homme et le favori des dames. Il m’a servi d’inspiration par sa façon de «manoeuvrer» la balle».

32 ans plus tard

En 1977, Watson est devenu un des géants de son sport en battant Jack Nicklaus à deux reprises. D’abord à Augusta en avril, puis à Turnberry en juillet, dans ce qu’on a appelé «Le duel sous le soleil».

Au dernier trou, Nicklaus a calé un roulé d’une trentaine de pieds pour un birdie, puis il a levé les bras au ciel pour demander à la foule de garder silence pendant que Watson s’exécutait. Ce dernier a alors «enterré» le birdie de Nicklaus pour se sauver avec la victoire. Il n’y avait plus rien pour l’arrêter dans son ascension vers la gloire.

Trente-deux ans plus tard, Watson est retourné à Turnberry et il a bien failli gagner l’Open quelques semaines avant de fêter ses 60 ans, mais il a joué de malchance au 18e trou et il a finalement perdu contre Stewart Cink en prolongation.

«Tout le monde me parle encore de ce tournoi, de dire Watson. C’est à la fois la beauté et la tragédie du golf. Parfois, tu frappes bien la balle et elle aboutit au mauvais endroit. D’autres fois, tu rates ton coup et tu joues de chance. Tu ne peux rien contre les dieux du golf. Le pire, c’est que je me croyais parfaitement capable de gagner ce tournoi malgré mon âge avancé. Je jouais très bien et c’était mon sixième tournoi majeur à Turnberry. Je connaissais mieux le parcours que la majorité des autres joueurs».

L’élan parfait

Watson avait seulement 13 ans quand il a commencé à se frotter aux meilleurs joueurs du Kansas City Country Club où son père était membre. Au début des années, on lui a prêté 18 000$ pour qu’il tente sa chance sur le circuit de la PGA. Il était plutôt gêné, mais il possédait un tel talent qu’il n’a pas tardé à s’imposer.

Sam Snead: un élan à faire rêver.

«Quand je suis arrivé chez les pros, il n’y avait pas quatre ou cinq conseillers pour chaque golfeur, précise-t-il. Je me débrouillais seul avec mon caddie. J’ai beaucoup appris en surveillant Sam Snead. Il possédait un tel élan et un tel rythme. C’est de cette façon que je voulais jouer au golf. J’ai aussi profité des précieux conseils de Byron Nelson».

Watson a terminé sa carrière avec 39 victoires sur le circuit de la PGA, dont 8 dans les tournois majeurs. Il a aussi gagné 6 tournois majeurs chez les Seniors. On se rappelle surtout de son coup miracle au 17e trou, à Pebble Beach, en 1982. Un coup qui lui a permis de vaincre son ami Nicklaus et d’enlever les honneurs du U.S Open.

C’est sur ce même trou que Nicklaus a réussi ce que Watson considère comme le meilleur coup de golf de tous les temps. C’était en 1972. Avec un vent de face, le Golden Bear a frappé son fer 1 à la perfection et la balle a donné contre la tige avant de s’immobiliser à un ou deux pouces du trou.

Personne ne pouvait frapper un fer 1 aussi bien que Nicklaus et la majorité des golfeurs n’en ont jamais eu un dans leur sac. Pas moi, en tout cas.

(Sources: Golf Channel et notes personnelles).

LES DERNIERS ÉCHOS DANS LE MONDE DU SPORT

  • Avec l’acquisition du puissant Edwin Encarnacion, les Indians de Cleveland sont déjà favoris pour atteindre la Série mondiale en 2017. Ils pourront aussi miser sur le retour en santé du voltigeur Michael Bradley et des lanceurs Carlos Carrasco et Danny Salazar. Ajoutez l’excellent Corey Kluber et l’arrêt-court Francisco Lindor et ça donne donne toute une équipe!

    P.K. Subban: les enfants de Nashville ont profité de sa générosité.

  • P.K. Subban avait de belles surprises pour les enfants malades de Nashville à l’occasion de la fête de Noël. Il les a invités dans la boutique des Predators et leur a dit de prendre tout ce qu’ils voulaient. Il a aussi impliqué ses jeunes amis de l’Hôpital pour enfants de Montréal dans cette activité. Personne ne doute que P.K. a grand coeur… et il ne déteste pas qu’on le sache!
  • Danny Geoffrion, fils du Boomer, a offert une Mercedes à sa reine pour Noël.
  • Il y a 97 ans cette semaine, plus précisément le 26 décembre 1919, Harry Frazee, propriétaire des Red Sox, vendait le lanceur-voltigeur Babe Ruth aux

    Babe Ruth: une vraie légende du baseball.

    Yankees pour la somme de 100 000$, une fortune à l’époque. Ainsi débutait la malédiction du Bambino. Durant les 15 années suivantes, Ruth a frappé pour ,349 avec 659 coups de circuit!

  • Le quart-arrière Derek Carr, des Raiders d’Oakland, ne reviendra pas au jeu avant six ou huit semaines. Ses chances de participer au Super Bowl sont presque nulles.

Le mot d’humour

Roger à son ami Jean-Claude: «J’ai passé Noël comme un cadeau».

-«Comment ça?»

-«Je me suis couché complètement saoul et je me suis réveillé sous le sapin!»

 

 

 

 

Publié dans PGA

Finchem s’en va la tête haute et les poches pleines

Le nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais le monsieur a joué un rôle majeur dans les succès de la PGA durant les 22 dernières années. Je veux parler de Tim Finchem qui quittera ses fonctions de commissaire, le mois prochain, pour céder le plancher à son ami Jay Monahan.

Tim Finchem a dirigé les destinées de la PGA pendant 22 ans.

Tim Finchem a dirigé les destinées de la PGA pendant 22 ans.

Malgré les insuccès de Tiger Woods durant les dernières années, le circuit de la PGA est aussi populaire que jamais avec de jeunes vedettes comme Jason Day, Jordan Spieth, Rory McIlroy, Dustin Johnson, Rickie Fowler et quelques autres.

C’est la grande roue du sport professionnel. Le golf a survécu aux départs de Sam Snead, Ben Hogan, Arnold Palmer et Seve Ballesteros et il continuera d’attirer les foules avec de nouveaux magiciens.

Avant de quitter son poste pour de bon, Finchem s’est confié à Jerry Tarde, de la revue Golf Digest. Les deux hommes sont des amis de longue date.

Âgé de 69 ans, Finchem se dit fier de ce qu’il a accompli pour la santé financière de sa ligue et il se réjouit d’avoir amélioré les relations entre le bureau de direction et les joueurs de la PGA. Il croit aussi que son successeur sera très compétent parce qu’il possède les connaissances nécessaires et qu’il sait comment négocier avec les gens.

«Jay est Irlandais comme moi, mais les gens l’aiment davantage, avoue-t-il. Il est dur en affaires, mais juste. Il possède tous les atouts pour être un excellent commissaire. De plus, il n’est pas égocentrique. Pour ma part, je m’ennuierai des gens qui m’entourent, mais c’est la vie. Le moment est venu de passer le flambeau».

Arnie, son idole

Durant les 22 dernières années, Finchem a côtoyé tous les champions de la PGA, les présidents des États-Unis et les grands seigneurs de la finance. Il a beaucoup aimé George Bush, le père, et il a un faible pour Arnold Palmer qui vient de nous quitter à l’âge de 86 ans.

Arnold Palmer a été un bon conseiller pour le commissaire Finchem.

Arnold Palmer a été un bon conseiller pour le commissaire Finchem.

«Je me rappelle de ses prouesses à Augusta au début des années 1960 et de sa façon de se comporter avec les gens. Il a été une source d’inspiration pour tout le monde. Au fil des ans, nous avons développé une amitié et il est devenu en quelque sorte mon confident. Je pouvais lui parler de n’importe quoi et je savais que ça resterait entre nous deux.

«Arnold avait beaucoup de flair et d’instinct. Il m’a beaucoup aidé dans mon travail. Il gardait toujours les deux pieds sur terre et il possédait un sens de l’humour extraordinaire».

Parmi les meilleurs souvenirs de Finchem, il y a aussi l’éclatante victoire de Tiger Woods à Pebble Beach en l’an 2000. Le nouveau roi du golf avait alors distancé son plus proche rival par 15 coups à l’Omnium des États-Unis. «Je pense que cette victoire a confirmé sa place parmi les deux ou trois meilleurs golfeurs de tous les temps», conclut-il.

Enfin, il faut dire que Finchem a été grassement payé pour ses services. Son salaire a grimpé jusqu’à 11M$ par année. De quoi rendre Jean Trudeau jaloux!

WEEK-END À NORANDA 

Me voici rendu à Rouyn-Noranda pour revoir mes copains de l’Abitibi et participer à l’hommage qui sera rendu à Dave Keon dans les prochaines heures. Tous les échos dans une prochaine chronique.

Le mot d’humour

Laurent Laflamme, de Rouyn-Noranda: «On m’a dit de boire avec Modération, mais je ne le vois jamais!»