P. Roy: presque 20 ans

PATRICK ROY est de passage à Montréal avec l’Avalanche. Il ne porte plus les jambières depuis belle lurette, mais il demeure le point de mire. Les journalistes s’arrachent ses commentaires.

Dans La Presse de ce matin, Marc-Antoine Godin nous révèle la rencontre accidentelle entre Roy et son homologue Mike Vernon, ex-gardien des Flames et des Red Wings, quelques heures avant le fameux match du 2 décembre 1995. Ça se passait dans un petit resto situé à deux pas du vieux Forum de Montréal.

Patrick Roy continue de faire jaser chaque fois qu'il se présente à Montréal.

Patrick Roy continue de faire jaser chaque fois qu’il se présente à Montréal.

À moins que vous ne soyiez très jeunes, vous vous rappelez tous de la décision de Mario Tremblay de laisser Casseau devant le filet même s’il était en train de se faire démolir par les Red Wings. Neuf buts en 32 minutes!

En rentrant finalement au banc, Roy a avisé le président Ronald Corey qu’il ne porterait plus jamais le chandail du Canadien. Une PAGE NOIRE dans l’histoire du CH.

Roy a finalement été échangé à l’Avalanche du Colorado où il a gagné deux autres coupes Stanley et un troisième trophée Conn Smythe pendant que s’amorçait la longue chute en enfer du Canadien.

Pour revenir à l’article de M. Godin, il est intéressant de savoir que Roy était au bord de la déprime ce matin-là et qu’il songeait sérieusement à la RETRAITE même s’il avait à peine 30 ans. La pression sur ses épaules était devenue insupportable. Vernon a tenté de l’encourager et lui a suggéré de demander une transaction. Il était loin de se douter que la marmite allait sauter quelques heures plus tard.

Toujours selon Vernon, MARIO TREMBLAY a voulu humilier son gardien de but ce soir-là et il a manqué de respect envers son ancien compagnon de chambre. On en parlera encore dans 30 ou 40 ans. Les deux hommes ont enterré la hache de guerre durant une journée de golf au club de RENÉ ANGELIL, mais il y a sûrement des cicatrices qui ne sont pas fermées complètement.

Ce qu’il faut aussi savoir dans cette saga, c’est que quelques semaines auparavant, SERGE SAVARD s’apprêtait à envoyer son joueur étoile au Colorado en retour d’Owen Nolan et de Stéphane Fiset. Un échange qui aurait probablement été bon pour les deux équipes. Lorsque PIERRE LACROIX l’a appelé pour bâcler la transaction, Savard lui a appris qu’il venait d’être congédié par son patron. Ses principaux lieutenants aussi.

Le numéro 33 flotte maintenant au plafond du Centre Bell et il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis décembre 1995, mais Patrick Roy, qu’on le veuille ou non, occupe une place importante dans l’histoire du Bleu Blanc Rouge. Autant par ses exploits devant le filet que par son départ précipité.

Golf extrême

Durant la deuxième Guerre mondiale, les Allemands survolaient souvent des terrains de golf situés sur le bord de la mer avant d’attaquer des cibles bien précises dans le nord de l’Angleterre. Il leur arrivait aussi de «nettoyer» leur mitraillette en tirant quelques coups en direction du parcours.

Essayez donc de jouer au golf

Essayez donc de jouer au golf pendant une attaque aérienne!

Croyez-le ou non, voici les «règles temporaires» du club Richmond en 1940:

  1. Les golfeurs sont priés de ramasser les éclats d’obus et autres objets hétéroclites pour enviter d’endommager les machines utilisées pour tondre le gazon.
  2. Durant la compétition, si vous entendez des coups de feu ou si une bombe s’abat sur le terrain, vous pouvez vous mettre à l’abri et vous ne serez pas puni pour avoir retardé le jeu.
  3. Pour connaître les endroits les plus dangereux, fiez-vous aux petits drapeaux rouges, mais ce n’est pas garanti à 100%.
  4. S’il y a des éclats d’obus dans l’allée, vous pouvez les tasser sans subir de pénalité.
  5. Si votre balle repose dans un cratère, elle peut être retirée sans pénalité. Vous pouvez ensuite la déposer au sol, mais sans vous rapprocher du trou.
  6. Si un joueur se fait déranger par l’explosion d’une bombe au moment où il s’élance sur sa balle, il peut jouer une deuxième balle du même endroit… en acceptant un coup de pénalité.

Wonderful! Quel flegme!

Samedi Express

  • MARC-ÉTIENNE BUSSIÈRES, du club LongChamp, a raté la séance de qualification du circuit Web.com par un seul coup au TEXAS. S’il n’avait pas commis un triple-bogey jeudi, il aurait joué en finale de sélection, le mois prochain. Marc-Étienne passera l’hiver sous les palmiers et tentera d’améliorer son jeu sur les verts.
  • Les RED SOX ont sacrifié quatre jeunes joueurs pour mettre la main sur l’as releveur CRAIG KIMBREL, des Padres de San Diego. Kimbrel a préservé 39 victoires la saison dernière. Il a 27 ans et il est originaire de l’Alabama.

    Craig Kimbrel sera l'homme de confiance des Red Sox en courte relève. Le droitier de 27 ans a préservé 225 victoires pour les Braves et les Padres durant les cinq dernières saisons.

    Craig Kimbrel sera l’homme de confiance des Red Sox en courte relève. Le droitier de 27 ans a préservé 225 victoires pour les Braves et les Padres durant les cinq dernières saisons.

  • JONATHAN BERNIER, gardien de but des Maple Leafs, épousera la belle MARTINE FORGET, de Saint-Eustache, l’été prochain. Martine est mannequin.
  • Mon bon ami ROGER H. LEGAULT, de Magog, se la coule douce sur la plage de COCOA BEACH avec son amie Chantal. Même qu’il serait devenu «Beach Bum» avant d’apprendre à «putter» de la gauche.
  • ALAIN VIGNEAULT, Michel Therrien et Bob Hartley ne semblent pas figurer dans les plans de HOCKEY CANADA. Ou devrais-je dire Hockey Toronto?
  • CLAUDE AUBIN, ancien propriétaire de l’Autodrome Saint-Eustache, était l’invité d’honneur au gala annuel du MÉRITE SPORTIF EUSTACHOIS à la cabane à sucre Lalande. Parmi les 300 convives, il y avait aussi ALAN LABROSSE, Jean-François Descarries, André Sylvain, Lucien Campeau Jr., J.P. Duguay et Yannick Thibeault. La soirée était animée par JACINTHE TAILLON et KARINE BOURBONNAIS.
  • Deux nouvelles rues de WINDSOR porteront le nom de DORAN (Duke) DOUCET et de MAURICE BACHAND. Le premier a été pionnier du golf et du curling en Estrie après avoir porté les couleurs des «Paper Makers». Quant à Maurice Bachand, il a été le meilleur défenseur de son époque dans la Ligue intermédiaire des Cantons de l’Est. Mon premier héros. Deux hommages bien mérités.
  • MARIPIER MORIN, la très jolie fiancée de BRANDON PRUST, était «démolie» lorsque son homme a été échangé aux Canucks de Vancouver. Elle fait de son mieux pour lui rendre visite le plus souvent possible. Son rêve est de le voir passer aux Maple Leafs de TORONTO avant d’aller finir sa carrière à QUÉBEC. Le pire, c’est que Prust a été échangé aux Canucks en retour de ZACH KASSIAN, un joueur qui n’a été d’aucune utilité depuis son arrivée à Montréal.

    L'animatrice Maripier Morin a subi un choc lorsque son fiancé à été échangé aux Canucks.

    L’animatrice Maripier Morin a subi un choc lorsque son fiancé à été échangé aux Canucks.

  • JEAN-PIERRE MAILHOT vient de connaître une autre saison du tonnerre sur les allées du club LE VERSANT à Terrebonne. J.P. cogne la longue balle et flirte toujours avec la normale. L’idole de mon frère Bill.
  • C’est durant le dernier week-end de janvier que BRUCE CLINE et JEAN-FRANÇOIS LABBÉ seront intronisés au Temple de le renommée de la Ligue américaine de hockey. La cérémonie aura lieu à SYRACUSE dans le cadre du match des étoiles. L’ex-défenseur RALPH KELLER et l’ancien gardien de but BRUCE LANDON auront droit au même honneur.
  • DONALD BRASHEAR a marqué deux fois dans la victoire de 4-3 de THETFORD-MINES contre le Cool FM de Saint-Georges-de-Beauce. Un marqueur est né!
  • Les travaux d’amélioration se poursuivent au club LONGCHAMP de Sherbrooke. On finira peut-être par y accueillir un tournoi d’envergure provinciale.
  • Après avoir fait carrière en biathlon, DAVID GRÉGOIRE, de Chartierville, se lance dans la planification financière, mais il continue de garder la forme.
  • Le fameux Mr. BEAN a obtenu son divorce. Il est en amour avec LOUISE FORD, une actrice de 32 ans.

Le mot d’humour

Jean-Luc Ouimet, de Lorraine: «Ça change avec les années. Dans le temps, je regardais Bugs Bunny et elle me sautait au cou. Aujourd’hui, je regarde un film XXX et elle s’endort sur le divan!»

 

Russell Martin se déguise en Yogi Berra

Russell Martin a souligné à sa manière le décès du populaire Yogi Berra quand il a frappé un circuit de trois points contre Andrew Bailey en fin de septième manche pour donner un gain de 4-0 aux Blue Jays contre les Yankees, mercredi soir, au stade Rogers.

Russell Martin a concrétisé la victoire des Blue Jays avec un circuit de trois points en fin de septième manche.

Russell Martin a concrétisé la victoire des Blue Jays avec un circuit de trois points en fin de septième manche.

En cognant son plus gros coup sûr de la saison, Martin a soulevé la foule de 48 056 spectateurs. Il a également permis aux Jays de gagner la série et de reprendre une avance de trois matchs et demi sur les Newyorkais en tête de la division Est.

Les Blue Jays ont payé le gros prix pour sortir Martin de Pittsburgh et il leur en donne pour leur argent. Il totalise 21 circuits, son plus haut total en carrière, et 18 de ses 72 points produits (25%) ont été acquis contre les Yankees.

Après la partie, le gérant John Gibbons a souligné la contribution de son vétéran receveur depuis le début du calendrier. Il a aussi félicité le jeune Marcus Stroman pour sa performance au monticule et son enthousiasme contagieux. Le droitier de 24 ans a blanchi les Yankees pendant sept manches avant de céder le plancher à Bret Cecil et à Roberto Osuna.

Quand à Martin, il a répété un discours qu’on entend très souvent: «Je voulais juste faire contact avec la balle et je suis très content pour nos fidèles partisans». En tout cas, il avait de quoi se péter les bretelles.

La fièvre du baseball n’a pas été aussi forte dans la Ville reine depuis 22 ans. Reste à voir si la «Grosse Machine Bleue» maintiendra le rythme dans les séries de championnat.

Le nouveau club LongChamp

Je profite pleinement d’un mois de septembre ensoleillé pour disputer mes dernières rondes de la saison.

Si je me fie à ce que je vois un peu partout, je ne suis pas seul à vouloir en profiter au maximum avant que la «froidure» nous tombe dessus comme la misère sur le pauvre monde. On dit souvent que l’industrie du golf est malade au Québec. C’est vrai, mais il y a encore plein de gens qui apprécient cette discipline exigeante et ce merveilleux passe-temps.

Marc Viens a de quoi être fier des améliorations qui ont été apportées au club de golf LongChamp de Sherbrooke.

Marc Viens a de quoi être fier des améliorations qui ont été apportées au club de golf LongChamp de Sherbrooke.

Hier, j’étais au club LongChamp de Sherbrooke avec Roger, Denis et mon frère Bill. Le mot «désastre» serait bien choisi pour illustrer ma performance, mais j’ai été vachement impressionné par les travaux qui ont été effectués durant les derniers mois pour modifier le parcours. Mes partenaires de jeu également.

À plusieurs endroits, on a déplacé des tonnes de terre pour améliorer le système d’irrigation et les résultats sont étonnants. Le changement de décor est spectaculaire au cinquième trou. C’est maintenant une normale 5 de toute beauté qu’on pourrait baptiser «le trou du menhir».

Les copropriétaires Marc Viens et Carmand Normand méritent des félicitations pour du travail bien fait. Le nouveau club LongChamp s’en va dans la bonne direction et il n’aura pas de mal à attirer de nouveaux clients durant les prochaines années.

Java du jeudi

  • SERGE SAVARD déplore la fermeture du MUSÉE DES CANADIENS au sous-sol du Centre Bell.

    Max Gilbert a joué 64 en première ronde du championnat des pros du Québec au club Montcalm.

    Max Gilbert a joué 64 en première ronde du championnat des pros du Québec au club Montcalm.

  • MAX GILBERT, de Saint-Georges-de-Beauce, a joué 64 en première ronde du championnat de la PGA du Québec au club MONTCALM. Il détient un coup d’avance sur JEAN LAFORCE (Champêtre) et PHILIPPE MONGEAU (Terrebonne). DAVE LÉVESQUE, Marc-Étienne Bussières et Rémi Bouchard ont joué 68.
  • WALLY BUONO, Simon Durivage, Serge Chapleau et le chef NORMAND LAPRISE ont été décorés de l’Ordre du Canada à la maison du gouverneur-général à OTTAWA.
  • CLAUDE LAVOIE, ancien responsable du vestiaire des visiteurs au parc Jarry et au Stade olympique, a bien connu YOGI BERRA quand il était gérant des Mets. «Yogi était un homme simple, réservé et fort sympathique, dit-il. Je le place parmi les plus grandes légendes du baseball avec son ancien coéquipier MICKEY MANTLE».
  • Bonne chance à JEAN-JACQUES DAIGNEAULT, nouveau responsable de l’attaque à cinq du CH. Il sera secondé par CRAIG RAMSEY.
  • On attend plus de 3000 coureurs à l’épreuve Xman Race du LAC-BEAUPORT, samedi.

    On attend plus de 3000 coureurs au Lac-Beauport pour l'épreuve Xman Race.

    On attend plus de 3000 coureurs au Lac-Beauport pour l’épreuve Xman Race.

  • Le vrai nom du Géant Ferré était ANDRÉ ROUSSIMOFF. Parmi ceux qui l’ont très bien connu, il y a l’ancien photographe ANDRÉ (Toto) GINGRAS.
  • Bravo à LARRY BESESKI, de Laval, pour son dévouement auprès des jeunes joueurs de baseball. Larry a toujours été passionné pour ce sport.
  • CARL NEILL, du Phoenix de Sherbrooke, a vu jouer CONNOR McDAVID dans un camp d’entraînement pour les jeunes espoirs de la Ligue nationale. «Connor est un mélange de NATHAN McKINNON et de JONATHAN DROUIN», a-t-il confié au journaliste Charles Beaudoin.
  • CLAUDE RAYMOND déteste le règlement du frappeur de choix, mais il ne s’objecterait pas à ce que MONTRÉAL obtienne une équipe de la Ligue américaine.
  • Pour LOUIS-M. BERGERON, de Gatineau, Yogi Berra était le CLAUDE RUEL des Newyorkais à cause de ses drôles de déclarations. Je choisirais plutôt JEAN PERRON.
  • YANNICK TREMBLAY, ancien joueur étoile de la Ligue nord-américaine, profite maintenant de la vie avec ses trois enfants. «Ti-Cul» est gérant de la SAQ Dépôt à Sherbrooke et il garde la forme en jouant dans une ligue de garage.

    Un beau souvenir de l'été 2015: ma participation à l'Omnium André-Chalut avec son fils Alain, Stéphane Richer et Alain Laflèche.

    Un beau souvenir de l’été 2015: ma participation à l’Omnium André-Chalut à Saint-Jean-de-Matha avec Alain Chalut, Stéphane Richer et Alain Laflèche.

  • JACQUES DEMERS a choisi sagement de ne pas s’impliquer dans la campagne électorale. Il se remet lentement d’un commotion cérébrale.
  • ZACH JOHNSON, vainqueur du dernier British Open, est un grand amateur de soccer européen. Son joueur favori est LIONEL MESSI.
  • Le club de golf OLD LENNOX est le cinquième plus vieux au Québec après Royal Montréal, Royal Québec, Murray Bay et Royal Ottawa. Il a été fondé en 1897 et il appartient toujours à l’Université BISHOP’s.
  • RÉAL LABBÉ et DENIS MESSIER retourneront à MYRTLE BEACH le mois prochain afin de participer au tournoi du groupe MYSTICAL GOLF. Myrtle en octobre, c’est le paradis terrestre.
  • Quatre mauvais surnoms à donner à un golfeur: Whiffer, Hacker, Slicer et Hooker.

Le mot d’humour

Au lit. «Chérie, je ferai de toi la femme la plus heureuse du monde».

– «Mon homme, tu ne peux pas savoir comment tu vas me manquer!»

Au pays des Météors + défaite de Federer

Tous les échos dans le monde du sport. Bonne semaine.

ASBESTOS— Pour toutes sortes de raisons, la petite ville d’Asbestos fait un peu partie de mon ADN.

D’abord parce que je suis né durant la fameuse grève de l’amiante (1949), un moment charnière dans l’histoire des luttes syndicales au Québec. «Charbonneau et le Chef», ça vous dit quelque chose? Des acteurs aussi célèbres que Maurice Duplessis, Mgr Charbonneau, Jean Marchand, Pierre Trudeau et Michel Chartrand ont participé à ce conflit. Je n’étais pas présent, mais on m’en a si souvent parlé.

La grève d'Asbestos, un point tournant dans l'histoire du Québec.

La grève d’Asbestos, un point tournant dans l’histoire du Québec.

J’ai aussi passé une partie de ma jeunesse aux Trois-Lacs, puis j’ai appris (?) à frapper la petite balle blanche sur le parcours dessiné par Howard Watson (le père des architectes de golf au Québec) et j’ai vécu la grande rivalité du hockey intermédiaire entre les Météors d’Asbestos et les Papetiers de Windsor.

Les gars de la John’s Manville contre ceux de la Canada Paper. On ne jouait bien plus pour l’honneur que pour la paye. Il y avait de l’intensité sur la glace comme dans les gradins et on refusait du monde aux guichets. Parmi les héros du temps, il y avait Richard Champagne, Maurice Bachand, Rainville Dubois, Raymond Saint-Cyr, Edgar Gendron, Benoît Lapierre, les frères Spénard et j’en passe.

Chaque affrontement prenait les allures d’une guerre entre bourgades. Vous avez sûrement vécu ce genre de situation ailleurs au Québec. Il n’y a rien comme deux équipes et deux villes qui se détestent.

Non seulement je n’ai pas oublié cette grande rivalité, mais j’ai toujours cru qu’il n’était pas nécessaire de gagner des millions pour se défoncer sur la patinoire, sur un losange ou sur un terrain de football. Rien de mieux que du coeur au ventre et de l’orgueil bien placé.

Samedi passé, j’étais de passage au pays des Météors afin de participer aux retrouvailles du club Royal Estrie. Malheureusement, il y avait de nombreux absents. Plusieurs sont morts, d’autres sont malades ou ne jouent plus au golf.

Qu’on le veuille ou non, la vie a beaucoup changé et la relève n’est pas au rendez-vous. À Asbestos comme ailleurs au Québec, il y a lieu de s’inquiéter pour l’avenir d’un si beau sport. Il faudra inventer de nouvelles formules pour attirer les jeunes et relancer l’industrie. Il y aura d’ailleurs un symposium à ce sujet au Château Bromont, aux environs du 10 décembre. Un jour ou l’autre, tout le monde devra se donner la main et prendre les décisions qui s’imposent. Sinon…

Les frères Beaudoin

Toujours est-il que j’ai participé à ce tournoi amical avec Mario Beaudoin, colosse président de Gestion Estrie Capital, son frère Guy et le journaliste Denis Messier.

L'homme d'affaires Mario Beaudoin a participé aux retrouvailles du club Royal Estrie.

L’homme d’affaires Mario Beaudoin a participé aux retrouvailles du club Royal Estrie.

Même si la formule Vegas me plaît de moins en moins, nous avons réussi à passer un bel après-midi grâce aux coups de canon des frères Beaudoin. Le résultat final (moins 5) était décevant, mais ça n’avait aucune espèce d’importance. Au 19e trou, la bière coulait à flots et les blagues fusaient de toutes parts.

Voici quelques échos de ces retrouvailles:

  • JOSÉE PÉRUSSE était responsable du tournoi avec l’appui de ses deux patrons: PIERRE CAISSE et FRANCE ARSENAULT. Josée a joué sa meilleure ronde de la saison en compagnie du président d’honneur JEAN-PAUL CÔTÉ, son fils Daniel et son petit-fils Raphaël Guérette.
  • MARIO BEAUDOIN, qui a grandi à Asbestos, obtient un succès monstre dans le monde des affaires. Il est impliqué dans une douzaine de compagnies en plus d’être actionnaire du PHOENIX DE SHERBROOKE. Parmi ses plus beaux souvenirs, il y a un voyage en ÉCOSSE où il a pu fouler les allées de Carnoustie et de Saint. Andrews. Mario fête aujourd’hui ses 56 ans.
  • GASTON FRÉCHETTE était fidèle au rendez-vous, de même que RENALD POISSON, les frères Sévigny, Pierre Ratté, Yvon Lavigne, Mike Grenier, BERNARD COULOMBE, Denis Parenteau et son fils Vincent, Mike Grenier, Roch Labranche, Denis Précourt et le notaire JACQUES LALIBERTÉ.
  • AGATHE LETENDRE, directrice générale du Centre multisports Roland-Dussault, a pris part à la fête avec PIERRE COUTU, de la firme BRP.
  • RENÉ GERVAIS, ancien président d’honneur du tournoi, fait preuve d’un grand courage face à la maladie.
  • DANIEL GARANT s’est blessé au dos en faisant un mauvais mouvement. Il ne sait pas combien de temps il devra passer sur la «liste des joueurs blessés». Pas drôle de vieillir!
  • Il y avait aussi HENRI-LOUIS PROULX, Stéphane Ratté et sa belle Nancy, Pierre Bolduc et Marthe Fréchette.

FEDERER S’INCLINE

À 34 ans, Roger Federer a trimé dur dans l’espoir de remporter une sixième victoire à Flushing Meadows, mais il a manqué d’opportunisme sur les balles de bris (4 en 22) et il a finalement été battu en quatre manches par le Serbe Novak Djokovic.

Novak Djokovic: un vrai pitbull!

Novak Djokovic: un vrai pitbull!

Appuyé par une foule partisane, Federer a très bien joué. Il a réussi quelques as et il a souvent grimpé au filet pour surprendre son rival. Contre un retourneur de balles aussi talentueux, il n’avait cependant pas une très grande marge de manoeuvre. Quand il a perdu la troisième manche, on a senti le tapis lui glisser sous les pieds.

Djokovic n’a pas l’élégance de Federer, mais il possède une grande confiance en ses moyens et il se bat férocement pour chaque point. Un vrai pitbull! Il faut friser la perfection pour le battre. C’était sa troisième victoire de l’année dans un tournoi majeur et sa 10e en carrière.

C’est évidemment une défaite difficile à avaler pour Roger Le Magnifique. À son âge, il ne joue plus au tennis pour gagner des tournois de second ordre. Il aurait deux ou trois trophées de plus dans les épreuves du Grand Chelem s’il ne devait pas composer avec un rival aussi coriace. C’est la vie, je suppose.

DANS LA NFL

  • TONY ROMO et les Cowboys de Dallas sont venus de l’arrière à la dernière minute pour vaincre ELI MANNING et les Giants. À 35 ans, Romo n’a pas perdu espoir de gagner un Super Bowl avant la fin de sa carrière.
  • En plus de subir la défaite, les RAVENS de Baltimore ont perdu les services de TERRELL SUGGS pour le reste de la saison. Un très dur coup à encaisser pour l’équipe de JOHN HARBAUGH.
  • REX RYAN était très heureux après sa première victoire à la barre des BILLS DE BUFFALO.
  • PEYTON MANNING a paru rouillé face aux Ravens. L’âge commence à se faire sentir.

LUNDI EXPRESS

  • Le VERT & OR a tenu tête au Rouge & Or avant de s’incliner en prolongation (27-24) devant une foule enthousiaste au stade de l’Université de SHERBROOKE. FRÉDÉRICK CARON a joué son meilleur match en carrière et le quart-arrière JÉRÉMI ROCH a dépassé le cap des 10 000 verges en carrière. L’équipe de DAVID LESSARD est près du but.
  • JEAN-PIERRE COALLIER a quitté le micro de RADIO CLASSIQUE pour la dernière fois. On lui souhaite une très belle retraite.
  • LIGUE CAN-AM: Trois-Rivières a éliminé Rockland en cinq matchs. Les Capitales espèrent en faire autant contre New Jersey, lundi soir.
  • Le chroniqueur judiciaire BERTRAND GOSSELIN a finalement perdu sa longue bataille contre le cancer. Nous ne sommes que de passage dans ce monde…
  • J’apprends aussi la mort de GAÉTAN GUINDON, un ancien du bureau montréalais de la Presse Canadienne.

 

 

Bravo, Monsieur Bourassa

Plus de 250 personnes se sont réunies à Shawinigan-Sud pour célébrer la carrière de Gilles Bourassa: 50 ans comme professionnel de golf, 50 ans comme membre du club Optimiste et 50 ans comme chroniqueur dans l’hebdo local.

En plus d’avoir aidé sa soeur Jocelyne à atteindre les plus hauts sommets, M. Bourassa a formé des dizaines de golfeurs, dont Gilles Yergeau, René Noël, Luc Boisvert, Jean-François Morand et Luc Richard, son successeur au club Memorial. Il a aussi été le mentor de Mario Brisebois, une sommité dans le monde du golf à travers le Canada.

«Je n’ai jamais vu venir cette fête, a dit l’ancien long cogneur, visiblement ému. Je croyais qu’on voulait souligner l’intronisation de Jocelyne au Panthéon des sports du Canada».

Ses collègues Robert Rousseau, Jean-Marie Laforge, George Arnold, Guy Lefebvre et Clément Ladouceur étaient de la fête, de même que Serge Corbin, roi des courses de canot, Marcel-Paul Raymond, président de Golf Québec, le maire Michel Angers, le député Pierre Giguère et, bien sûr, notre Jojo nationale.

L’ancien premier ministre Jean Chrétien ne pouvait pas être là, mais il a félicité son ami Gilles par la magie du vidéo.

Bravo, M. Bourassa, pour une carrière si bien remplie.

San Pedro de Macoris

En apprenant la mort du lanceur Joaquin Andujar, j’ai tout de suite pensé à son village natal: San Pedro de Macoris.

Cette petite bourgade de la République Dominicaine a produit plus de 75 joueurs des ligues majeures, dont Sammy Sosa, Rico Carty, Pedro Guerrero, Alfonso Soriano, Mariano Duncan, Juan Samuel, George Bell, Tony Fernandez et Johnny Cueto.

Pepe Frias, qui a fait ses classes à Thetford-Mines avant de graduer avec les Expos au début des années 1970, était aussi natif de San Pedro de Macoris.

Jeudi Express

  • Depuis quelques jours, on tombe à bras raccourcis sur les PATRIOTS de la Nouvelle-Angleterre. On les accuse de tous les péchés du monde. Bien sûr, ils ne sont pas sans tache, mais on aurait sûrement des SURPRISES si on faisait le tour de toutes les équipes de la NFL. Je pense aussi qu’il y a beaucoup de JALOUX dans la salle. Dans mon livre, BILL BELICHICK demeure un génie du fooball et TOM BRADY un des meilleurs quart-arrières de tous les temps.
  • Le Sherbrookois XAVIER DESHARNAIS a terminé septième au marathon de nage CAPRI-NAPLES, consolidant ainsi a troisième position au classement général. Tout un athlète, ce Xavier!
  • Victoire de 7-3 du Cactus de VICTORIAVILLE contre Saint-Jérôme. Les séries se poursuivent à Victo et Thetford-Mines, mercredi soir.
  • J’ai un nouveau lecteur à Dallas: LARRY McNally. Bienvenue, Mr. McNally.
  • Le premier week-end de la FÊTE DES VENDANGES a attiré plus de 45 000 personnes à MAGOG.