P. Roy: presque 20 ans

PATRICK ROY est de passage à Montréal avec l’Avalanche. Il ne porte plus les jambières depuis belle lurette, mais il demeure le point de mire. Les journalistes s’arrachent ses commentaires.

Dans La Presse de ce matin, Marc-Antoine Godin nous révèle la rencontre accidentelle entre Roy et son homologue Mike Vernon, ex-gardien des Flames et des Red Wings, quelques heures avant le fameux match du 2 décembre 1995. Ça se passait dans un petit resto situé à deux pas du vieux Forum de Montréal.

Patrick Roy continue de faire jaser chaque fois qu'il se présente à Montréal.

Patrick Roy continue de faire jaser chaque fois qu’il se présente à Montréal.

À moins que vous ne soyiez très jeunes, vous vous rappelez tous de la décision de Mario Tremblay de laisser Casseau devant le filet même s’il était en train de se faire démolir par les Red Wings. Neuf buts en 32 minutes!

En rentrant finalement au banc, Roy a avisé le président Ronald Corey qu’il ne porterait plus jamais le chandail du Canadien. Une PAGE NOIRE dans l’histoire du CH.

Roy a finalement été échangé à l’Avalanche du Colorado où il a gagné deux autres coupes Stanley et un troisième trophée Conn Smythe pendant que s’amorçait la longue chute en enfer du Canadien.

Pour revenir à l’article de M. Godin, il est intéressant de savoir que Roy était au bord de la déprime ce matin-là et qu’il songeait sérieusement à la RETRAITE même s’il avait à peine 30 ans. La pression sur ses épaules était devenue insupportable. Vernon a tenté de l’encourager et lui a suggéré de demander une transaction. Il était loin de se douter que la marmite allait sauter quelques heures plus tard.

Toujours selon Vernon, MARIO TREMBLAY a voulu humilier son gardien de but ce soir-là et il a manqué de respect envers son ancien compagnon de chambre. On en parlera encore dans 30 ou 40 ans. Les deux hommes ont enterré la hache de guerre durant une journée de golf au club de RENÉ ANGELIL, mais il y a sûrement des cicatrices qui ne sont pas fermées complètement.

Ce qu’il faut aussi savoir dans cette saga, c’est que quelques semaines auparavant, SERGE SAVARD s’apprêtait à envoyer son joueur étoile au Colorado en retour d’Owen Nolan et de Stéphane Fiset. Un échange qui aurait probablement été bon pour les deux équipes. Lorsque PIERRE LACROIX l’a appelé pour bâcler la transaction, Savard lui a appris qu’il venait d’être congédié par son patron. Ses principaux lieutenants aussi.

Le numéro 33 flotte maintenant au plafond du Centre Bell et il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis décembre 1995, mais Patrick Roy, qu’on le veuille ou non, occupe une place importante dans l’histoire du Bleu Blanc Rouge. Autant par ses exploits devant le filet que par son départ précipité.

Golf extrême

Durant la deuxième Guerre mondiale, les Allemands survolaient souvent des terrains de golf situés sur le bord de la mer avant d’attaquer des cibles bien précises dans le nord de l’Angleterre. Il leur arrivait aussi de «nettoyer» leur mitraillette en tirant quelques coups en direction du parcours.

Essayez donc de jouer au golf

Essayez donc de jouer au golf pendant une attaque aérienne!

Croyez-le ou non, voici les «règles temporaires» du club Richmond en 1940:

  1. Les golfeurs sont priés de ramasser les éclats d’obus et autres objets hétéroclites pour enviter d’endommager les machines utilisées pour tondre le gazon.
  2. Durant la compétition, si vous entendez des coups de feu ou si une bombe s’abat sur le terrain, vous pouvez vous mettre à l’abri et vous ne serez pas puni pour avoir retardé le jeu.
  3. Pour connaître les endroits les plus dangereux, fiez-vous aux petits drapeaux rouges, mais ce n’est pas garanti à 100%.
  4. S’il y a des éclats d’obus dans l’allée, vous pouvez les tasser sans subir de pénalité.
  5. Si votre balle repose dans un cratère, elle peut être retirée sans pénalité. Vous pouvez ensuite la déposer au sol, mais sans vous rapprocher du trou.
  6. Si un joueur se fait déranger par l’explosion d’une bombe au moment où il s’élance sur sa balle, il peut jouer une deuxième balle du même endroit… en acceptant un coup de pénalité.

Wonderful! Quel flegme!

Samedi Express

  • MARC-ÉTIENNE BUSSIÈRES, du club LongChamp, a raté la séance de qualification du circuit Web.com par un seul coup au TEXAS. S’il n’avait pas commis un triple-bogey jeudi, il aurait joué en finale de sélection, le mois prochain. Marc-Étienne passera l’hiver sous les palmiers et tentera d’améliorer son jeu sur les verts.
  • Les RED SOX ont sacrifié quatre jeunes joueurs pour mettre la main sur l’as releveur CRAIG KIMBREL, des Padres de San Diego. Kimbrel a préservé 39 victoires la saison dernière. Il a 27 ans et il est originaire de l’Alabama.

    Craig Kimbrel sera l'homme de confiance des Red Sox en courte relève. Le droitier de 27 ans a préservé 225 victoires pour les Braves et les Padres durant les cinq dernières saisons.

    Craig Kimbrel sera l’homme de confiance des Red Sox en courte relève. Le droitier de 27 ans a préservé 225 victoires pour les Braves et les Padres durant les cinq dernières saisons.

  • JONATHAN BERNIER, gardien de but des Maple Leafs, épousera la belle MARTINE FORGET, de Saint-Eustache, l’été prochain. Martine est mannequin.
  • Mon bon ami ROGER H. LEGAULT, de Magog, se la coule douce sur la plage de COCOA BEACH avec son amie Chantal. Même qu’il serait devenu «Beach Bum» avant d’apprendre à «putter» de la gauche.
  • ALAIN VIGNEAULT, Michel Therrien et Bob Hartley ne semblent pas figurer dans les plans de HOCKEY CANADA. Ou devrais-je dire Hockey Toronto?
  • CLAUDE AUBIN, ancien propriétaire de l’Autodrome Saint-Eustache, était l’invité d’honneur au gala annuel du MÉRITE SPORTIF EUSTACHOIS à la cabane à sucre Lalande. Parmi les 300 convives, il y avait aussi ALAN LABROSSE, Jean-François Descarries, André Sylvain, Lucien Campeau Jr., J.P. Duguay et Yannick Thibeault. La soirée était animée par JACINTHE TAILLON et KARINE BOURBONNAIS.
  • Deux nouvelles rues de WINDSOR porteront le nom de DORAN (Duke) DOUCET et de MAURICE BACHAND. Le premier a été pionnier du golf et du curling en Estrie après avoir porté les couleurs des «Paper Makers». Quant à Maurice Bachand, il a été le meilleur défenseur de son époque dans la Ligue intermédiaire des Cantons de l’Est. Mon premier héros. Deux hommages bien mérités.
  • MARIPIER MORIN, la très jolie fiancée de BRANDON PRUST, était «démolie» lorsque son homme a été échangé aux Canucks de Vancouver. Elle fait de son mieux pour lui rendre visite le plus souvent possible. Son rêve est de le voir passer aux Maple Leafs de TORONTO avant d’aller finir sa carrière à QUÉBEC. Le pire, c’est que Prust a été échangé aux Canucks en retour de ZACH KASSIAN, un joueur qui n’a été d’aucune utilité depuis son arrivée à Montréal.

    L'animatrice Maripier Morin a subi un choc lorsque son fiancé à été échangé aux Canucks.

    L’animatrice Maripier Morin a subi un choc lorsque son fiancé à été échangé aux Canucks.

  • JEAN-PIERRE MAILHOT vient de connaître une autre saison du tonnerre sur les allées du club LE VERSANT à Terrebonne. J.P. cogne la longue balle et flirte toujours avec la normale. L’idole de mon frère Bill.
  • C’est durant le dernier week-end de janvier que BRUCE CLINE et JEAN-FRANÇOIS LABBÉ seront intronisés au Temple de le renommée de la Ligue américaine de hockey. La cérémonie aura lieu à SYRACUSE dans le cadre du match des étoiles. L’ex-défenseur RALPH KELLER et l’ancien gardien de but BRUCE LANDON auront droit au même honneur.
  • DONALD BRASHEAR a marqué deux fois dans la victoire de 4-3 de THETFORD-MINES contre le Cool FM de Saint-Georges-de-Beauce. Un marqueur est né!
  • Les travaux d’amélioration se poursuivent au club LONGCHAMP de Sherbrooke. On finira peut-être par y accueillir un tournoi d’envergure provinciale.
  • Après avoir fait carrière en biathlon, DAVID GRÉGOIRE, de Chartierville, se lance dans la planification financière, mais il continue de garder la forme.
  • Le fameux Mr. BEAN a obtenu son divorce. Il est en amour avec LOUISE FORD, une actrice de 32 ans.

Le mot d’humour

Jean-Luc Ouimet, de Lorraine: «Ça change avec les années. Dans le temps, je regardais Bugs Bunny et elle me sautait au cou. Aujourd’hui, je regarde un film XXX et elle s’endort sur le divan!»

 

Et ça continue, encore et encore…

«Et ça continue, encore et encore…» C’est ce que chanterait Francis Cabrel en regardant jouer le Canadien.

L’équipe de Michel Therrien connaît un début de campagne tout à fait exceptionnel (27 points sur une possibilité de 32) grâce à la contribution d’un peu tout le monde.

David Desharnais a donné la victoire au Canadien avec son 5e but de la saison.

David Desharnais a donné la victoire au Canadien avec son cinquième but de la saison.

Samedi soir, c’est le petit David Desharnais qui a fait la différence dans un gain de 4-2 sur les Bruins. C’était non seulement le deuxième but du Canadien en avantage numérique, mais le sixième match de suite où il marque dans de telles circonstances. Méchante différence avec l’an passé.

Comme le répète si souvent l’entraîneur du Canadien: «Les gars compétitionnent. On a une structure à respecter et une bonne éthique de travail». So far, so good.

Les Bruins ont livré une très belle lutte, mais ils n’ont pas autant de mordant qu’il y a deux ou trois ans. Il suffit de penser au grand Chara qui a beaucoup ralenti à la ligne bleue. On se demande aussi pourquoi les Bruins ont laissé partir Dougie Hamilton. Enfin, c’est leur affaire.

Soirée des jeux blancs

  • MICHAEL NEURVITH, des Flyers, a blanchi les Jets 3-0 à Winnipeg.
  • JAKE ALLEN, des Blues, a passé un coup de pinceau sur les Predators à Nashville. 8e but d’ALEXANDER STEEN.
  • DEVAN DUBNYK s’est dressé devant le Lightning et le Wild a triomphé 1-0 au Minnesota.
  • ANTON KHUDOBIN, bien connu de ses parents, a blanchi les Sharks 1-0 à San Jose. COREY PERRY a marqué le seul but du match pour Anaheim.
  • Un but de JORDAN STAAL a permis aux Hurricanes de vaincre Ottawa 3-2.
  • Les RANGERS ont marqué trois buts sans riposte au deuxième tiers et ils ont quitté Glendale avec une victoire de 4-1. La troupe d’ALAIN VIGNEAULT connaît un excellent début de campagne.
  • Défaite de 5-2 des Penguins à CALGARY. Deux buts pour JOHNNY GAUDREAU et un autre pour Sam Bennett. Il se passe quoi avec Crosby?

    Alex Ovechkin a marqué en fusillade et les Capitals ont fini par battre les Maple Leafs à Toronto.

    Alex Ovechkin a marqué en fusillade et les Capitals ont fini par battre les Maple Leafs à Toronto.

  • RASMUS RISTOLAINEN (quel nom pour un joueur de hockey!) a marqué deux fois dans la victoire de 3-2 des Sabres contre Vancouver. RYAN MILLER a ainsi subi la défaite à son retour à Buffalo.
  • JEFF CARTER a inscrit son 7e but de la saison dans la victoire de 4-1 des Kings contre les Panthers.
  • Enfin, ALEX OVECHKIN a marqué une fois en temps régulier et une fois en fusillade pour donner un gain de 3-2 aux Capitals à TORONTO.
  • Qui a dit que la LNH n’était pas une ligue de gardiens de but?

Dimanche en bref

  • Les CARABINS de Danny Maciocia ont eu la frousse face au VERT & OR. Ils tenteront maintenant d’éliminer la grosse machine du ROUGE & OR une deuxième année de suite.
  • Le problème de L’ARBITRAGE reste entier dans la LNH. Ces gars-là sont durs à suivre!
  • RONALD BRISSON, ex-journaliste de Val-d’Or, s’en va visiter PÉKIN avec sa belle Line.
  • Un autre après-midi du tonnerre dans la NFL. Après avoir fini de ramasser les FEUILLES MORTES, je m’installe devant la télé pour ne rien manquer.
  • Mon ancien collègue PAUL VILLENEUVE part pour le Manitoba et le Labrador dans l’espoir d’acheter le billet gagnant dans la prochaine LOTTO-MAX!
Publié dans LNH

Guy Lafleur: un grand livre ouvert

Une soirée à Toronto avec le Démon Blond

TORONTO— Impossible d’être plus «entier» que Guy Lafleur. L’homme est fait d’un seul bloc et il n’a rien perdu de sa franchise. Comme Maurice Richard, il parle avec son coeur.

Jeudi soir, j’étais avec lui au Temple de la renommée du hockey dans le cadre de la fête annuelle organisée par le Groupe Royal. Nous avons visité le vestiaire du Canadien et les différents coins du musée, puis Guy s’est installé sur le podium pour répondre aux questions des amateurs de hockey. Voici, en gros, ce qu’il avait à raconter:

  • LE RETOUR DES NORDIQUES: «J’y crois. Cependant, il ne faudrait pas que Québecor paye 500 millions pour un club d’expansion. Il serait préférable d’acheter une équipe déjà existante, comme les Coyotes, les Panthers ou les Hurricanes. Je suis convaincu que Québec peut faire vivre un club de la Ligue nationale dans des conditions gagnantes».

    Guy Lafleur rend visite à sa maman chaque fois qu'elle le peut. Pierrette est encore solide à 84 ans.

    Guy Lafleur rend visite à sa maman chaque fois qu’il le peut. Pierrette est encore solide à 84 ans et elle corde son bois pour l’hiver!

  • SCOTTY ET LES ANNÉES 70: «Scotty Bowman a été mon meilleur entraîneur et celui que j’ai détesté le plus. Il faisait tout pour se faire haïr par ses joueurs et nous, les «tatas», on embarquait dans son jeu. Une fois, Pierre Bouchard l’a saisi au collet pour lui expliquer qu’on en avait assez. On formait une excellente équipe et on avait autant de plaisir sur la patinoire qu’à l’extérieur. On savait comment faire la fête, mais on travaillait fort quand on chaussait les patins».
  • SA GRANDE CRÉATIVITÉ: «Je n’ai jamais été capable de me fondre dans un système de jeu. J’écoutais plus ou moins les consignes et je me faisais taquiner par mes coéquipiers à ce sujet. Lorsque j’avais la rondelle, je m’arrangeais pour la garder, pas pour la donner à l’adversaire! Avec Lemaire comme entraîneur, ça n’a pas marché. Il voulait que je lance la rondelle au fond de la zone, comme les autres joueurs. Il n’en était pas question. Ce n’est pas comme ça que j’ai appris à jouer au hockey. Ils m’a assez écoeuré que j’ai été forcé de prendre ma retraite. J’aurais aimé aller joueur ailleurs, mais Serge et Ronald ne voulaient pas m’échanger».
  • GILBERT PERREAULT: «Un joueur extraordinaire. J’aurais donc aimé l’avoir comme coéquipier. Avec lui au centre, j’aurais marqué 100 buts!» (Comme dirait le Moose, c’est des goals en tabarnak!)
  • LE CH SUR LE COEUR: «J’ai été vacciné avec le CH. J’aimais tellement le hockey que j’arrivais à l’aréna cinq ou six heures avant la partie. Lors des séances d’entraînement, je sautais sur la glace une heure avant les autres. J’étais heureux. Dans mon coeur, le vieux Forum n’a jamais été remplacé».
  • DON MARCOTTE: «De tous les joueurs que j’ai affrontés, Don Marcotte est celui qui m’a causé le plus d’ennuis. Il ne me quittait pas d’un pouce. Il était quasiment dans mes culottes. J’allais me coucher en pensant à lui. Dans le fond, je ne ne lui en voulais pas. Il faisait le travail qu’on lui demandait, comme Claude Provost quand il couvrait Bobby Hul».
  • SON MEILLEUR TRIO: «Avec Steve Shutt et Jacques Lemaire. On se complétait à merveille. Une fois, Lemaire s’est rendu à 45 buts. On lui refilait sans cesse la rondelle, mais il lançait volontairement à côté du filet. Il ne voulait pas se rendre à 50 buts et avoir plus de pression la saison suivante».
  • LA COUPE STANLEY: «À mes débuts avec le Canadien, j’ai demandé à Henri Richard c’était quoi le feeling de gagner la coupe. Il m’a répondu qu’il fallait le vivre pour le comprendre. Il avait bien raison».
  • LE HOCKEY D’AUJOURD’HUI: «Je regarde de moins en moins les parties. Je trouve que toutes les équipes (ou presque) jouent de la même manière. Je n’aime pas les voir se débarrasser de la rondelle. Les gars sont rapides, mais les belles pièces de jeu sont plutôt rares. Avec tous le millions qu’on leur donne, ils pourraient aussi verser plus d’argent dans le fonds de pension des Anciens».
  • VLADISLAV TRETIAK: «Il était incroyable devant le filet. On aurait dû battre les Russes le soir du 31 décembre (1975), mais il a permis à son club d’annuler en multipliant les miracles. Je peux aussi vous dire que Tretiak n’avait pas peur d’une bouteille de vodka!»
  • CANADIEN-NORDIQUES: «Cette rivalité a été créée par les journalistes et les amateurs. Les joueurs n’avaient pas le choix de suivre».
  • SA MAMAN: «Je lui rends visite à Thurso chaque fois que je peux. Elle est encore solide à 84 ans. Elle adore aller à la pêche et elle vient de corder ses 10 cordes de bois pour l’hiver».

P.S. De retour de Toronto, j’ai foncé au Centre Bell pour assister au match Canadien-Islanders. Tous les échos dans une prochaine chronique.

Talbot est triste pour son ami Henri Richard

Longue conversation avec l’ex-défenseur Jean-Guy Talbot, jeudi matin.

Depuis son havre de paix à Cap-de-la-Madeleine, l’ancien joueur du Canadien regarde couler le grand fleuve derrière la maison et ne peut s’empêcher d’être triste en pensant à tous ses amis qui embarquent dans le grand train de l’éternité.

Durant la dernière année, Talbot a vu mourir Jean Béliveau, Gilles Tremblay, Dollard Saint-Laurent, Carol Vadnais et Claude Ruel en plus de Colette Saint-Germain, la femme de Mario Tremblay. Les funérailles du Grand Jean l’ont secoué assez pour qu’il doive consulter un médecin parce qu’il avait les nerfs en boule.

Henri Richard et Jean-Guy Talbot en des temps plus heureux.

Henri Richard et son grand ami Jean-Guy Talbot en des temps plus heureux.

«De la dynastie des années 1950, il ne reste plus que huit joueurs: Dickie Moore, Henri Richard, Bert Olmstead (89 ans), Marcel Bonin, Phil Goyette, Don Marshall, André Pronovost et moi, dit-il. Les gars s’en vont un par un. Disons qu’il nous reste pas mal moins de joueurs sur la glace! Je me considère chanceux d’être encore en santé. Mon dos me cause parfois des ennuis, mais pour le reste, ça va. Je touche du bois. Quand tu mènes une bonne vie, tu finis toujours par être récompensé!»

Mourir en silence

Cette semaine, Talbot a lâché un coup de fil à Lise Richard pour avoir des nouvelles de son vieux complice. Henri ne va pas bien du tout. La terrible maladie d’Alzheimer fait son oeuvre et il a perdu beaucoup de poids. Il est renfermé «dans sa bulle», ne parle presque plus. Comme s’il attendait la mort en silence…

«Ça me crève le coeur, dit Talbot. Henri et moi avons vécu tellement de bons moments ensemble. Sa famille et la mienne étaient très proches. Ça me fait aussi de la peine pour Lise. C’est encore plus dur à vivre pour elle que ça peut l’être pour Henri».

En plus d’être solide sur ses patins, Talbot était un champion pour jouer des tours à ses coéquipiers, mettre du «pep» dans le vestiaire et durant les longs voyages en train. Il a vécu tous ces championnats avec beaucoup d’intensité, mais il réalise que la gloire est éphémère.

«La seule leçon que je peux en tirer, c’est de vivre au jour le jour et de profiter de chaque moment qui passe. J’ai du mal à croire que je suis rendu à 83 ans. Il n’y a pas si longtemps, j’étais sur la glace avec les boys», conclut-il.

Amère défaite à Edmonton

Après avoir subi une dégelée de 5-1 à Vancouver, le Canadien a trouvé le moyen de laisser filer une avance de trois buts et d’encaisser un revers de 4-3 contre les jeunes Oilers.

«C’est une défaite très difficile à accepter, a dit MICHEL THERRIEN lors d’un bref point de presse. À partir de la deuxième période, nous avons dévié complètement de notre plan de match». Il aurait sûrement aimé en dire davantage, mais il s’est retenu. La tenue de son équipe dans les quatre dernières parties est très décevante.

Carey Price: zéro en 4 à Edmonton.

Carey Price: zéro en 4 à Edmonton.

LEON DRAISAITL  été la grande vedette des Oilers. Il a marqué deux buts, dont celui de la victoire, 62 secondes avant la fin des hostilités.

CONNOR McDAVID, qui est appelé à connaître une grande carrière dans la Ligue nationale, a mérité deux passes et la deuxième étoile. Il a fait un jeu de toute beauté sur le but égalisateur de BENOÎT POULIOT.

À noter que c’était la quatrième défaite de CAREY PRICE en autant de parties à Edmonton.

ALEXANDER SEMIN, qui se traîne les pieds depuis le début du calendrier, n’était pas en uniforme.

Mentionnons enfin que le trio d’ALEX GALCHENYUK a terminé la soirée avec un seul tir au but. Le jeune homme aura besoin d’aide pour réussir sa carrière au centre.

Le Canadien joue à CALGARY vendredi soir. On peut s’imaginer que les joueurs auront droit à un p’tit sermon avant d’affronter la troupe de BOB HARTLEY.

En bref

  • Superbe victoire de L’Impact (3-0) contre le FC Toronto. Un beau moment dans la vie de PATRICE BERNIER (un but et une passe).
  • TONY MARINARO, grand promoteur de notre équipe de soccer, a été invité à SONNER LA CLOCHE. Une soirée qu’il n’oubliera pas de sitôt.
  • DON MATTINGLY, ancien joueur étoile des Yankees, devient le 17e gérant de l’histoire des MARLINS et le huitième depuis 2010! Il a signé un contrat de quatre ans.
  • MAXIME TALBOT a été cédé au club-école des Bruins. Pas drôle de vieillir!
  • TOM BRADY a lancé quatre passes de touché pour mener les Patriots (7-0) à une victoire convaincante contre les Dolphins de Miami. L’équipe de BILL BELICHICK est quasiment imbattable au stade Gillette.
  • Les Ontariens DANNY KING et BILL WALSH Jr. ont gagné le championnat canadien Nike aux BERMUDES.

    Alex Anthopoulos: ça prend du cran pour refuser un contrat de cinq ans.

    Alex Anthopoulos: ça prend du cran pour refuser un contrat de cinq ans.

  • Je connais très peu ALEX ANTHOPOULOS, mais je trouve qu’il a du «guts» pour refuser un contrat de CINQ ANS avec les Blue Jays sous prétexte que les conditions de travail ne le satisfont pas. Comme tout le monde, je lui souhaite d’avoir l’occasion de relever un nouveau défi dans UNE AUTRE VILLE.
  • MARK MELANCON, des Pirates, et ANDREW MILLER, des Yankees, ont été proclamés MEILLEURS RELEVEURS du baseball en 2015. Melancon a protégé 51 victoires pour les Pirates. Miller en a préservé 36. Il a aussi enregistré 100 retraits sur des prises contre seulement 20 buts sur balles.
  • JOHN PARISELLA lance un nouveau livre: «La politique dans la peau».
  • Les OILERS devront éventuellement échanger un ou deux de leurs jeunes joueurs pour mettre la main sur un DÉFENSEUR NUMÉRO UN.
  • JUSTIN TRUDEAU et sa petite famille font la Une de Paris Match.
  • YVAN MASSÉ, un fidèle lecteur des Cantons de l’Est, reste fidèle aux BRUINS malgré les départs de Lucic et Hamilton.

Le dentiste

Au bar, coup de foudre instantané entre une jolie dame et un monsieur distingué. Le temps de le dire, ils sont rendus au motel.

Le monsieur enlève sa chemise et se lave soigneusement les mains avant de passer à l’action.

«Tu dois être dentiste pour te laver les mains aussi souvent?», demande la jolie fille.

– «Oui, ma chère», répond-t-il.

Ils font finalement l’amour, puis elle lui glisse à l’oreille: «Tu dois être un excellent dentiste».

– «Comment fais-tu pour le savoir?»

– «Figure-toi que je n’ai rien senti!»