Le grand Phil ne voulait pas quitter Boston

Esposito a été impliqué dans deux transactions majeures

Tel que prévu, Phil Esposito a volé la vedette lors de la conférence de presse de Team Canada 1972, plus tôt cette semaine, au Château Champlain.

L’ancien joueur étoile des Bruins n’a jamais eu la langue dans sa poche et il n’a jamais eu peur d’un micro. Qui ne se souvient pas de son «cri du coeur» à Vancouver après une défaite contre les Soviétiques, à l’automne 72? Si un journaliste cherche une bonne histoire, il n’a qu’à aller voir le grand Phil qui s’empressera de noircir son calepin.

Phil Esposito n'oubliera jamais le jour où les Bruins l'ont échangé aux Rangers en compagnie de Carol Vadnais.

Phil Esposito n’oubliera jamais le jour où les Bruins l’ont échangé aux Rangers en compagnie du défenseur Carol Vadnais.

«Pour moi, cette Série du siècle a autant d’importance que ma première coupe Stanley, dit-il. J’étais au coeur de l’action et j’étais fier de représenter mon pays. Je ne cache pas que nous avons pris les Russes un peu trop à la légère et que le réveil a été brutal. Nous sommes devenus une vraie équipe le jour où certains joueurs ont décidé de plier bagages et de rentrer à la maison. J’avais suggéré à Harry Sinden de choisir ceux qui pouvaient l’aider le plus et de leur confiance. Nous n’avons jamais baissé les bras, même lorsque nous perdions par deux buts dans le match décisif. J’étais persuadé que nous allions gagner la guerre».

Coup de jarnac

«Espo» était au faîte de sa carrière quand il a été choisi pour affronter les Russes. Il venait de connaître des saisons de 76 et 66 buts, aidant les Bruins à soulever la coupe deux fois en trois ans.

Il était alors loin de se douter que, trois ans plus tard, il serait échangé aux Rangers avec Carol Vadnais (Dieu ait son âme!) en retour de Brad Park, Jean Ratelle et un certain Joe Zanussi. C’était la deuxième fois que l’athlète de Sault-Sainte-Marie était impliqué dans une transaction majeure. Au printemps 1967, les Blackhawks l’avaient envoyé à Boston avec Ken Hodge et Fred Stanfield en retour de Pit Martin, Gilles Marotte et Jack Norris.

«Un des pires jours de ma vie, avoue-t-il 40 ans plus tard. J’étais furieux lorsque j’ai appris la nouvelle. Je venais de refuser une offre très alléchante pour aller jouer à Vancouver. Six millions pour cinq ans. C’était une fortune à l’époque. Je ne voulais pas quitter Boston. J’adorais mes coéquipiers, la ville et les partisans. Cependant, je n’ai pas eu d’autre choix que de me rapporter aux Rangers… à reculons».

Les choses ont plutôt bien tourné pour lui dans le Big Apple. Il a connu du succès avec l’équipe de Fred Shero et il a aidé les Rangers à atteindre la finale de la coupe Stanley en 1979. Une fois à la retraite, il est resté associé aux Blue Shirts durant plusieurs années avant de prendre la direction de Tampa.

Son plus bel accomplissement

Esposito avait 50 ans quand il a accepté de devenir le premier directeur général du Lightning de Tampa Bay. Il a été en poste pendant six ans et il a vécu une aventure inoubliable.

Esposito: «On me disait que c'était impossible de faire du hockey en Floride».

Esposito: «On me disait que c’était impossible de faire du hockey en Floride».

«Je considère que c’est mon plus bel accomplissement en dehors de la patinoire, poursuit-il. Tout le monde disait que c’était impossible de faire du hockey en Floride. Je leur répondais que les matchs n’avaient pas lieu sur une patinoire extérieure, qu’ils étaient présentés à l’intérieur. J’ai réussi à ramasser 55M$ à gauche et à droite. J’ai même négocié avec les Japonais. J’en ai bûché un coup. Cette aventure m’a coûté un divorce, mais je ne regrette rien. Lorsque je vois où est rendu le Lightning, ça me rend fier. C’est devenu une organisation de classe mondiale. Je vous mets au défi de trouver un meilleur propriétaire que Jeff Vinik».

Esposito a aussi parlé d’Alan Eagleson, ancien tsar de l’Association des joueurs de la LNH. Voilà un homme qu’il ne porte pas dans son coeur. Il serait trop long de vous raconter tout ça. Disons simplement qu’Eagleson était maître après Dieu et qu’il a couru à sa perte en abusant de son pouvoir. Comme tant d’autres avant et après lui.

Phil Esposito: s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer.

JEUDI SOIR DANS LA LNH

  • ALEX OVECHKIN a réussi le tour du chapeau en deuxième période pour mener Washington à une victoire de 4-3 au Minnesota. Ça lui en fait 34 pour la saison. C’était son premier truc du chapeau depuis décembre 2013.
  • À Edmonton, JORDAN EBERLE a réussi son premier tour du chapeau et CONNOR McDAVID (2-3) a récolté cinq points dans un gain de 5-2 sur les Maple Leafs.
  • À Chicago, PATRICK EAVES a marqué trois fois au premier tiers pour propulser Dallas vers une victoire de 4-2 sur les Blackhawks. 33e de PATRICK KANE dans une cause perdante.

    Alex Ovechkin: son premier tour du chapeau depuis le 13 décembre 2013.

    Alex Ovechkin: son premier tour du chapeau depuis le 13 décembre 2013.

  • À Winnipeg, PATRICE BERGERON a marqué deux buts (20e et 21e) et BRAD MARCHAND a ajouté son 26e dans une victoire facile de 6-2 sur les Jets. Bergeron a aussi jeté les gants contre BLAKE WHEELER… sans trop de succès. À chacun son métier!
  • À San Jose, les FLAMES ont gagné 6-5 en tirs de barrage sur un but de JIRI HUDLER.
  • À Ottawa, JAROME IGINLA a marqué deux buts et il en a préparé un autre dans un gain de 4-3 sur les Sénateurs. L’Avalanche mettait ainsi fin à une série de quatre revers. Iginla est rendu à 604 buts. Il lui en manque quatre pour rejoindre DINO CICCARELLI.
  • À Columbus, les BLUE JACKETS ont effacé un déficit de deux buts avant de battre les Ducks 4-3 en tirs de barrage. CAM ATKINSON et ALEX WENNBERG ont trouvé le fond du filet en fusillade. 20e but de Brandon Saad.
  • À Brooklyn, les ISLANDERS ont planté les Kings 5-2. 20e de Tavares et 14e de Lucic.
  • À Buffalo, R.J. UMBERGER a marqué son premier but en 50 parties et les Flyers ont battu les Sabres 5-1. STEVE MASON a stoppé 41 rondelles pour les visiteurs. 20e de Simmonds et 15e de BRAYDEN SCHENN.

Bouchard à Pinegrove; Piette à Noranda

  • Un nouveau défi attend RÉMI BOUCHARD. L’ex-champion provincial quitte Golf Canada pour devenir le professionnel en titre du club PINEGROVE, à Saint-Luc. Rémi connaît bien le métier. Il a été associé au club Le Mirage pendant 18 ans. Je me joins à ses nombreux amis pour lui souhaiter tout le succès possible.

    Rémi Bouchard: le nouveau pro du club Pinegrove.

    Rémi Bouchard: le nouveau pro du club Pinegrove.

  • GERRY PIETTE s’ennuyait du golf. Il sort de sa retraite et accepte le poste de directeur général du club NORANDA. Gerry a travaillé au club Dallaire pendant 25 ans et il ne compte que des amis dans la capitale du cuivre.
  • Les chances de revoir CAREY PRICE devant le filet d’ici la fin de la saison s’amenuisent de jour en jour. Drôle de blessure que celle-là!
  • Y va faire frette au Grand Prix de VALCOURT, en fin de semaine. Je n’envie pas Mononcle Jacques sur son ski-doo à 62 ans!
  • MARIANO RIVERA, roi des sauvetages et gagnant de cinq Séries mondiales, aura sa plaque dans le MONUMENT PARK des Yankees. Le dévoilement aura lieu le 14 août.
  • MARTIN SAINT-LOUIS a été fêté par le DELTA DE LAVAL, sa première organisation dans le hockey mineur. PIERRE DUROCHER était sur place pour le féliciter et jaser avec lui.
  • L’IMPACT de Montréal travaille fort pour tisser des liens avec ses 8500 membres. Une belle initiative.
  • JOEY SAVOIE, du club Pinegrove, a pris la cinquième place lors d’un tournoi de golf professionnel présenté dans la région d’Orlando.

    Danny Maciocia a été fêté par la colonie italienne.

    Danny Maciocia a été fêté par la colonie italienne.

  • DANNY MACIOCIA, entraîneur-chef des Carabins, a été élu homme de l’année par l’Association des gens d’affaires ITALO-CANADIENS.
  • Le circuit COURTEAU repousse son début de campagne, mais le calendrier demeure inchangé avec 68 parties au programme.
  • Plusieurs sportifs ont rendu un dernier hommage à MARCEL FORTIER à McMasterville. Le monde du golf était représenté par JEAN MORIN, André Maltais, Martine Laparé, Guy Faucher et JEAN-LOUIS LAMARRE.
  • SAKU KOIVU agira comme conseiller pour la Finlande en vue du prochain tournoi de la COUPE DU MONDE.
  • JEAN-FRANÇOIS CHABOT fête ses 20 ans à Radio-Canada.
  • Il y a 50 ans cette semaine, les CASTORS DE SHERBROOKE encaissaient un cuisant revers de 15-4 contre le Sélect de MOSCOU au complexe sportif de l’Armée Rouge. Un match où il y avait eu beaucoup de brasse-camarade. GEORGES GUILBAULT s’en souvient comme si c’était hier.

    Georges Guilbault se souvient.

    Georges Guilbault se souvient.

  • Beaucoup d’action dans la Ligue des Old Timers de SAINT-EUSTACHE avec les Gilles Mainville, Guy Lavallée, Robert Coutu, André Roussin, Michel Lalande, Raymond Lussier et Ronald Renaud. Les joyeux patineurs ont entre 65 et 75 ans.

Le mot d’humour

Mon ami Jacques L’Estage a connu une fille qui était chaude comme une «strap de ski-doo» au temps des sucres!

 

 

 

L’Express de 15h.

En passant

  • KEN DRYDEN a vu jouer le Canadien seulement deux fois depuis le début de la saison et il refuse de se prononcer sur les malheurs de l’équipe durant les deux derniers mois. Il était au Madison Square Garden le soir où CAREY PRICE a aggravé sa blessure à un genou. «L’absence prolongée d’un joueur étoile peut naturellement faire mal à une équipe, dit-il. Essentiellement, le métier de gardien de but consiste à stopper la rondelle, mais ça ne s’arrête pas là. Un gardien fiable procure un sentiment de SÉCURITÉ à ses coéquipiers. Comme s’il leur disait: «Allez-y, foncez. Je suis là derrière vous pour réparer les erreurs».
    Pat Stapleton a joué pour les Blackhawks de 1965 à 1973.

    Pat Stapleton a joué pour les Blackhawks de 1965 à 1973.

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  • Quand on voit PAT STAPLETON en habit de rue, on se demande comment ce gars-là a pu jouer chez les pros pendant une quinzaine d’années. Dans le livre des statistiques, on dit qu’il mesure cinq pieds et huit pouces, mais ce n’est PAS VRAI. Il est plus petit que RODGER BRULOTTE, à peine plus grand que Sky-Low-Low! En tout cas, il est un MAUDIT BON GARS et un précieux atout pour la Tournée de la SÉRIE DU SIÈCLE qui se déroulera du 2 au 10 septembre. Stapleton s’exprime très bien et il parle de ses anciens coéquipiers avec beaucoup d’admiration. Il vit sur une ferme dans la région de London, Ontario.
  • Pat Stapleton a bien connu JACQUES DEMERS à l’époque où il était jeune entraîneur dans l’Association mondiale. Il l’a même aidé à conserver son poste.
  • TROIS VICTOIRES de suite, ça fait du bien. Même que YOUPPI ne veut plus être échangé!

    Dion Phaneuf aura un rôle plus effacé à Ottawa.

    Dion Phaneuf aura un rôle plus effacé à Ottawa.

  • Les SÉNATEURS d’Ottawa ont payé le gros prix pour faire l’acquisition du vétéran DION PHANEUF, un autre joueur surévalué. Il n’aura pas autant de pression qu’à Toronto et il devrait aider la formation de l’Outaouais dans un rôle de soutien. Pour ce qui est des Maple Leafs, ils espèrent transformer JARED COWEN en valeur sûre. Si je me fie à mes espions, Cowen est trop lent pour devenir un joueur étoile dans la LNH. Il mesure six pieds cinq pouces et fait osciller la balance à 230 livres.
  • SID THE KID est en feu: 34 points dans ses 23 dernières parties. Il s’entend visiblement mieux avec son nouvel entraîneur.
  • STÉPHANE RICHER, Ken Daneyko et Scott Stevens étaient aussi au New Jersey pour la fête en l’honneur de MARTIN BRODEUR.

    Pete Mahovlich s'emballe quand il est question du jeune défenseur Aaron Ekblad, des Panthers.

    Pete Mahovlich s’emballe quand il est question du jeune défenseur Aaron Ekblad, des Panthers.

  • Le grand PETE MAHOVLICH, recruteur pour les Panthers de la Floride, s’emballe quand il est question du jeune défenseur AARON EKBLAD. «À 20 ans, il est déjà un joueur étoile, dit-il. En plus de posséder un physique exceptionnel et un bon coup de patin, il est très intelligent avec la rondelle».
  • Pete assiste chaque année à des dizaines de parties de la LNH et il déplore le travail des ARBITRES. «Ils ferment trop souvent les yeux sur les infractions et ils travaillent en fonction du pointage», dit-il avec sa franchise habituelle.
  • GUY LAPOINTE a eu un problème de santé juste avant les Fêtes. Il a subi tous les tests imaginables et on n’a rien trouvé d’anormal. Il a donc repris ses fonctions comme recruteur pour le WILD du Minnesota, mais il y va à son rythme. Il ne voit plus qu’une dizaine de parties par mois.
  • YVAN COURNOYER et RÉJEAN HOULE ont rendu visite à leur ami et ancien coéquipier HENRI RICHARD dans un Centre de santé de Laval. Victime de la maladie d’Alzheimer, le Pocket Rocket traverse les dernières années de sa vie en SILENCE. Son épouse Lise veille sur lui chaque jour. C’est chiant!
  • NORMAND DUPONT, ancien joueur des Jets de Winnipeg, a assisté à la dernière victoire du Canadien avec le jeune PATRICK SIROIS.

Le mot d’humour

Yvan Cournoyer: «Je pense que je pourrais encore compter 10 ou 15 buts par année dans la Ligue nationale. Il ne faut pas oublier que j’ai 72 ans!»

Guerre froide sur la patinoire + échos de la LNH

44 ans plus tard, on parle encore de la Série du siècle

CHÂTEAU CHAMPLAIN— Que faisiez-vous le 28 septembre 1972 lorsque Paul Henderson a donné la victoire au Canada avec la complicité d’Yvan Cournoyer et de Phil Esposito?

La majorité des Canadiens d’un certain âge se souviennent de ce moment figé dans l’histoire et de l’endroit précis où ils se trouvaient lorsque le joueur des Maple Leafs a trompé la vigilance de Vladislav Tretiak sur son propre retour de lancer. Le but du siècle!

Au cas où vous ne le sauriez pas encore, les héros de la SÉRIE DU SIÈCLE feront le tour du pays entre le 2 et le 10 septembre pour partager leurs souvenirs avec des milliers d’amateurs de hockey. Les rencontres auront lieu à Montréal, Winnipeg, Vancouver et Toronto. Pour en  savoir plus à ce sujet, il suffit de cliquer sur: teamcanada1972.ca

J’ai pris tellement de notes durant la conférence de presse que je ne sais pas trop par où commencer. En voici une partie:

KEN DRYDEN: «Je ne suis pas du genre à vivre dans le passé, mais tu peux parfois retourner en arrière et apprendre des choses. C’est en plein ce qui se produit depuis que nous avons eu notre première séance à Saint.Catharines. Plus les gars parlent et plus on découvre des choses. Il y a plein d’anecdotes derrière la grande histoire».

Ken Dryden: des souvenirs plein la tête.

Ken Dryden: des souvenirs plein la tête.

PAT STAPLETON: «Qui aurait dit qu’on parlerait encore de cette série 44 ans plus tard? C’est sûrement parce que la Série du siècle a frappé l’imaginaire de tout un peuple. Les conférences seront divisées en trois périodes. Je pense que les gens auront beaucoup plaisir à nous entendre. Ils auront aussi la chance d’intervenir».

YVAN COURNOYER: «On détestait les Russes autant qu’on pouvait détester les joueurs des autres équipes de la Ligue nationale. J’ai gagné 10 coupes Stanley, mais la Série du siècle demeure mon plus beau souvenir. On m’en parle encore à tous les jours».

SERGE SAVARD: «Cette victoire représente tout ce qu’il est possible de réussir si on travaille en équipe. Nous avons gagné les trois derniers matchs à Moscou et nous avons même effacé une déficit de deux buts dans la dernière période. Émotivement, c’est impossible d’aller plus haut. Je n’aurais jamais pensé que Bobby Clarke et Phil Esposito pourraient devenir mes amis!»

PHIL ESPOSITO: «J’ai fait six voyages en Russie depuis la Série du siècle et je peux vous dire que les Russes n’ont jamais oublié cette série. Partout, on nous demande des photos pour les grands-parents. Nos rivaux ont vécu une expérience inoubliable et nous aussi. En tout cas, nous avons compris l’importance de bien s’entraîner. Au début, c’était une série entre deux puissances du hockey, mais c’est vite devenu une GUERRE entre deux systèmes de vie».

Phil Esposito a fait six voyages à Moscou depuis la Série du siècle.

Phil Esposito a fait six voyages à Moscou depuis la fameuse Série du siècle.

KEN DRYDEN (encore): «Il ne faut pas oublier que la série avait lieu au beau milieu de la Guerre froide entre les Russes et le reste du monde. Il y avait deux champs de bataille: la course dans l’espace et les compétitions sportives. C’est pourquoi les Russes attachaient autant d’importances aux Jeux olympiques et à cette Série du siècle. Ça explique aussi l’engouement du peuple canadien».

PETE MAHOVLICH: «À chaque fois que Serge Savard parle de mon but à Toronto en désavantage numérique, il faut que je lui donne 20 piastres! Sérieusement, je suis très fier d’avoir participé à cette série. Si Bobby Hull et Dave Keon avaient été là, je n’aurais pas pu jouer».

PHIL ESPOSITO (encore): «J’ai eu plusieurs discussions avec Alexander Yakushev. Il ne parle pas anglais et je ne parle pas le russe. Après cinq ou six verres de vodka, nous commençons à bien nous comprendre!»

YVAN COURNOYER (encore): «Une fois, Tretiak était de passage à Montréal. Comme nous avions cinq heures à tuer entre deux rendez-vous, je l’ai invité à la maison. Je lui ai même passé un costume de bain et il sauté dans ma piscine. Imaginez, un Russe dans ma piscine!»

À suivre…

TROIS EN LIGNE POUR LE CANADIEN

  • Très belle victoire du CANADIEN contre Tampa Bay, mardi soir. En vedette: le trio de TOMAS PLEKANEC (2 buts), Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk. Ils ont obtenu 14 tirs au but. Troisième gain d’affilée pour BEN SCRIVENS.
  • STEVEN STAMKOS n’a obtenu qu’un seul tir au bout pour les visiteurs. On me dit que le torchon brûle entre JON COOPER et son joueur étoile. À Toronto, on rêve à Stamkos nuit et jour.
  • ROGATIEN VACHON, ancien joueur étoile du Canadien et des Kings, est en deuil de son épouse NICOLE.

    Rogatien Vachon est en deuil de son épouse Nicole.

    Rogatien Vachon est en deuil de son épouse Nicole.

  • Les KINGS ont massacré les Bruins 9-2 à Boston. MILAN LUCIC a eu droit à une ovation à son retour à Beantown.
  • MARTIN JONES, des Sharks, a réussi 33 arrêts pour blanchir les Blackhawks 2-0 sur la patinoire de Chicago.
  • Après avoir retiré le chandail de MARTIN BRODEUR, les Devils ont vaincu les Oilers 2-1. ADAM HENRIQUE a marqué son 18e et il a préparé le but gagnant de REID BOUCHER.
  • À Buffalo, REILLY SMITH et Jussi Jokinen (3 points chacun) ont mené les Panthers à une victoire de 7-4. 17e de JAROMIR JAGR.
  • Les DUCKS ont gagné 4-1 à Philadelphie. RICHARD RAKELL a marqué deux buts pour les visiteurs.
  • MARCUS JOHANSSON a salué son retour au jeu avec trois points et les Capitals l’ont emporté 5-3 à Nashville. 31e d’Ovechkin. FILIP FORSBERG a marqué deux fois pour les Predators.
  • Quelques heures après avoir échangé DION PHANEUF, les Maple Leafs ont perdu 4-3 à Calgary. JONAS HILLER a été très solide devant le filet des Flames.
  • À Denver, le grand JACOB MARKSTROM a bloqué 29 rondelles dans un gain de 3-1 des Canucks.
  • Les STARS ont gagné 4-3 au Minnesota sur un but de JONH KLINGBERG.
  • À Saint-Louis, MARK SCHEIFELE a marqué au 4e tour de la fusillade pour donner la victoire aux Jets.
  • À Columbus, CAL CLUTTERBUCK a tranché en tirs de barrage en faveur des Islanders
  • À venir: d’autres échos de mon passage au Château Champlain et au Centre Bell.

 

Constat d’échec

Sortez tous les mots du dictionnaire. Pathétique, troublant, désolant, emmerdant… mettez-en, c’est pas de l’onguent!

Le Canadien de Montréal, fierté de tout un peuple, connaît ses pires moments depuis 60 ou 70 ans et on ne peut pas dire que c’est uniquement parce que son meilleur joueur est sur la touche depuis deux mois et demi. Le malaise est beaucoup plus profond.

On fait quoi avec ça, M. Molson?

On fait quoi avec ça, M. Molson?

«On est très conscient que ça va être difficile de faire les séries, a reconnu Michel Therrien après la dernière défaite contre Buffalo. On n’arrive pas à aller chercher le troisième but et on se défend mal dans notre territoire».

Ça peut-tu aller plus mal que ça? Non, monsieur! En fait, ça va si mal qu’on a décidé qu’il n’y aurait pas de récipiendaire de la coupe Molson pour le mois de janvier…

Zéro caractère. Zéro confiance. Zéro exécution. Zéro leadership. Zéro étincelle. Zéro opportunisme. Zéro, rien, sweet nothing!

Il y a quelques jours à peine, Marc Bergevin a pris le blâme pour les insuccès du Canadien. Il a aussi déclaré que son entraîneur était en poste jusqu’à la fin du calendrier. «Je fais confiance à Michel et à mes joueurs. Nous allons nous en sortir tous ensemble», a-t-il ajouté sur un ton nerveux.

Que peut-il faire maintenant? Revenir sur sa parole? Reconnaître qu’il a nettement surévalué son équipe? Se jeter en-bas du pont Champlain? Aller faire une neuvaine au Cap-de-la-Madeleine? Téléphoner à son ami Dale Tallon pour lui demander quoi faire? Embaucher les frères Hanson? Appeler les pompiers? Entrer dans l’Ordre de Saint-Jude? Procéder à une méga-transaction alors que ses homologues l’attendent avec une brique et un fanal? Congédier tous ses adjoints?

Pis encore, il reste 30 matchs au calendrier et il n’y a aucun signe qui laisse croire que Carey Price reviendra en forme cette saison. De toute façon, pensez-vous qu’il a hâte de retourner entre les poteaux avec une équipe aussi désorganisée?

Les partisans sont révoltés, découragés ou résignés. Jamais vu une affaire semblable. Au secours, John Scott!

Java du jeudi

  •  Avez-vous vu le but de CONNOR McDAVID à son retour au jeu à Edmonton, mardi soir? De toute beauté. En plein le genre de joueur que les partisans du CH attendent depuis si longtemps…
  • Il y a 27 ans aujourd’hui, GUY LAFLEUR revenait au jeu au Forum dans l’uniforme des RANGERS. Merci à Michel Tassé, de Granby, pour le rappel.
  • C’est un véritable CALVAIRE que vit Michel Therrien. Il a tout le POIDS du Centre Bell sur les épaules. On a beau dire qu’il est bien payé…

    Neuf victoires en 10 parties pour le Lightning. De quoi faire sourire Jon Cooper.

    Neuf victoires en 10 parties pour le Lightning. De quoi faire sourire Jon Cooper.

  • TYLER JOHNSON et NIKITA KUCHEROV ont marqué en avantage numérique pour mener TAMPA BAY à un triomphe de 3-1 sur les Red Wings. Neuf victoires en 10 parties pour la troupe de JON COOPER.
  • SEAN MONAHAN, un colosse de 21 ans, a marqué un but (son 15e) et il a obtenu trois passes dans la victoire de 4-1 des FLAMES contre les Hurricanes. JOHNNY GAUDREAU a ajouté son 21e.
  • TOUT UN PISTOLET!: Le vétéran BUBBA WATSON, double champion du Masters, n’a pas la langue dans sa poche. À son arrivée à Scottsdale pour le tournoi Waste Management, il a déclaré: «Je n’aime pas les modifications qui ont été apportées au parcours. Si je suis ici, c’est pour faire plaisir à mes TROIS COMMANDITAIRES (Ping, Stance Socks et Oakley). Il y a 500 000 personnes qui viennent voir ce tournoi. Pourquoi faire des changements? De toute façon, mon opinion ne veut RIEN DIRE. Tout ce qui compte, c’est que ma famille soit heureuse». Ah! ces gauchers!
  • Le défenseur DENNIS WIDEMAN, des Flames de Calgary, ne méritait rien de mieux qu’une suspension de 20 parties pour son geste inacceptable à l’endroit du juge de lignes DON HENDERSON. La ligue nationale n’a d’autre choix que de protéger ses officiels. La suspension lui coûtera la jolie somme de 564 000$. De quoi faire réfléchir tout le monde.

    Dennis Wideman a posé un geste stupide et la ligue n'avait d'autre choix que de sévir.

    Dennis Wideman a posé un geste stupide et la ligue n’avait d’autre choix que de sévir.

  • En apprenant la mort du professionnel de golf MARCEL FORTIER, je me suis rappelé quelques soirées mouvementées (et bien arrosées) au club VICTORIAVILLE à la belle époque du Béliveau-Perreault et de l’Omnium du Québec.
  • Je me suis aussi souvenu d’un tournoi amical à MILBY, il y a environ 25 ans. Ce jour-là, Marcel Fortier faisait équipe avec DUKE DOUCET, Bob Mailloux, Mutt Dussault et votre humble serviteur. Nous étions favoris pour gagner, mais nous avons fini dans le champ gauche. Sur le deuxième neuf, Duke nous a réunis sur le tertre de départ et il nous a dit, sérieux comme un pape: «Les gars, nous formons une bonne équipe, mais nous avons trop de CHEFS et pas assez d’Indiens!»
  • ANDRÉ MALTAIS, de Magog, connaissait Marcel Fortier depuis 1955. Il l’a croisé pour la première fois au Sherbrooke Country Club. «Marcel aimait la vie et il aimait le golf. Il était toujours là pour nous encourager», de dire l’ancien élève de JULES HUOT.
  • DAVE TIPPETT, des Coyotes, a atteint le cap des 1000 matchs. MIKE BABCOCK en fera autant dans les prochaines heures.
  • Parmi les favoris de MIKE BOSSY, il y a Pavel Datsyuk, Henrik Zetterberg et Steven Stamkos.
  • DENNIS MARTINEZ, éu au Panthéon du baseball canadien, n’oubliera jamais l’accueil et la gentillesse des partisans des EXPOS à son endroit au début des années 1990. Après avoir éprouvé des problèmes de toxicomanie à Baltimore, El Presidente s’est bâti une deuxième carrière à Montréal et il a joué un rôle important dans les succès des Expos avec quatre saisons de 15 victoires et plus.

    Dennis Martinez: une carrière dont il peut être fier.

    Dennis Martinez: une carrière dont il peut être fier.

  • Le monde du hockey mineur de POINTE-AUX-TREMBLES a perdu un de ses grands bénévoles en la personne d’YVON LUSSIER (66 ans). On lui rendra hommage dans le cadre du prochain tournoi bantam de MONTRÉAL-EST.
  • STATISTIQUES: Les Capitals de WASHINGTON dominent la Ligue nationale avec une différentiel de «plus 51». Dallas suit à plus 31 et les Panthers à plus 30… Les PANTHERS ont accordé le moins de buts (109). Les Ducks en ont alloué 113 et les Kings 115… Au chapitre des buts marqués, DALLAS vient en tête avec 167. Washington en a 160, Boston 150 et Chicago 149.
  • Le Mouvement DESJARDINS a fait un don de 2,5M$ à la campagne de financement de L’UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE.
  • Le maire ROBERT COUTU et GUY BELLEFEUILLE, un bénévole de la première heure, se partageront la présidence d’honneur du 43e tournoi bantan de MONTRÉAL-EST. La compétition se déroulera du 8 au 24 février à l’aréna Ralph-Buchanan. Ce tournoi a longtemps été le bébé de JIM ORRELL et de mon ancien collègue BOB CADIEUX.
  • DAN PESANT, pro-gérant du club The Village à Royal Palm Beach, avoue que l’hiver est difficile pour les clubs de golf de la FLORIDE à cause de la faiblesse du dollar canadien.
  • ROGER SMITH, fidèle lecteur de Gatineau, aimerait que les panelistes de L’Antichambre changent de cassette. Encore faudrait-il que le CH offre un meilleur spectacle!
  • STEVE DESCHÊNES, nouveau patron du club Dufferin Heights, s’est installé à MAGOG avec l’aide de sa belle Dominique.
  • MICHELLE BUREAU, de Sherbrooke, rêve d’avoir deux h0mmes en même temps. Un dans la cuisine et un autre sur l’aspirateur!

Le mot d’humour

Michel Beaudry: «Ne cherchez plus la marmotte. Je l’ai vidée et je l’ai installée sur mon driver