KC gagne 10-0 et pousse la série à la limite

De retour devant leurs bruyants partisans, les Royals de Kansas City ont marqué sept points contre Jake Peavy et le releveur Yusmeiro Petit en fin de deuxième manche pour filer vers une victoire facile de 10-0 et forcer la présentation du match ultime mercredi soir.

Avec une telle avance, le jeune droitier Yordano Ventura n’a eu aucun mal à se moquer des frappeurs des Giants pendant sept manches avec des tirs variant entre 95 et 98 milles à l’heure. On le compare déjà à Felix Hernandez, as lanceur des Mariners de Seattle. Le droitier de 23 ans portait une inscription sur sa casquette pour souligner la mort récente de son ami Oscar Taveras dans un accident de la route en République Dominicaine.

Yordano Ventura a blanchi les Giants pendant sept manches pour mener les Royals à une victoire facile. Le match décisif sera présenté mercredi soir à Kansas City.

Yordano Ventura a blanchi les Giants pendant sept manches pour mener les Royals à une victoire facile. Le match décisif sera présenté mercredi soir à Kansas City.

Lorenzo Cain et Eric Hosmer ont causé les plus gros dégâts en 2e manche, produisant deux points chacun avec des coups sûrs opportuns. En fin de match, Mike Moutakas a fermé les livres avec un long circuit contre Hunter Strickland. C’était la sixième longue balle accordée par Strickland depuis le début des séries.

Les Giants ont menacé une seule fois, en fin de 3e manche. Buster Posey a alors frappé dans un double-jeu avec les buts tous occupés. Fin des émissions.

Tim Hudson et Jeremy Guthrie seront les artilleurs partants mercredi soir, mais tous les lanceurs seront disponibles dans un match sans lendemain, y compris l’excellent Madison Bumgarner, des Giants.

Pot-pourri du mercredi

  • L’illustre GORDIE HOWE a été victime d’un AVC en fin de semaine dernière au Texas. Son état de santé est aussi préoccupant que celui de son ancien rival JEAN BÉLIVEAU, encore alité à sa résidence de Longueuil.
  • CAREY PRICE a bloqué 37 rondelles sur 38 et P.A. PARENTEAU a marqué en tirs de barrage, mardi soir, pour donner au Canadien sa première victoire à CALGARY depuis janvier 2002. La dernier fois, JOSÉ THÉODORE était devant le filet et DOUG GILMOUR avait marqué le but gagnant. Après la partie, BOB HARTLEY avait raison d’invoquer «les dieux du hockey».
  • CAREY PRICE n’a pas besoin d’une lettre sur son uniforme pour être un formidable LEADER. Il suffit de prendre la parole de deux anciens coéquipiers: JOSH GORGES et BRIAN GIONTA. Faudrait pas le perdre celui-là!

    Germain Gagnon, de Chicoutimi, a connu sa meilleure saison dans la LNH dans l'uniforme des Blackhawks.

    Germain Gagnon, de Chicoutimi, a connu sa meilleure saison dans la LNH dans l’uniforme des Blackhawks de Chicago.

  • GERMAIN GAGNON, ancien joueur du Canadien, des Islanders, des Blackhawks et des Scouts de Kansas City, est mort dimanche à la suite d’une longue maladie. Il avait 71 ans. Natif de CHICOUTIMI, il a connu sa meilleure saison à Chicago (16 buts et 35 passes en 80 parties). Il a aussi porté les couleurs du Canadien Junior et des VOYAGEURS de Montréal, alors dirigés par le PROF CARON. Condoléances à la famille.
  • Au cas où vous l’auriez oublié, les GIANTS et les ROYALS ont atteint les séries de championnat en tant que «meilleurs deuxièmes».
  • GILLES COURTEAU défend avec énergie l’encadrement des hockeyeurs juniors majeurs. Le commissaire de la LHJMQ a raison de dire que les propriétaires font de leur mieux pour répondre aux BESOINS de leurs jeunes patineurs en ce qui concerne l’hébergement, la nourriture et les études.
  • STÉPHANE QUINTAL n’est pas le premier Montréalais à occuper le poste de préfet de discipline de la Ligue nationale. BRIAN O’NEILL a rempli cette fonction de 1977 à 1992. Maintenant âgé de 85 ans, O’Neill est fidéicommissaire de la COUPE STANLEY, une tâche qu’il remplit depuis 1987.

    Joe Maddon a été un excellent gérant à Tampa Bay. Il ne sera pas facile à remplacer.

    Joe Maddon a été un excellent gérant à Tampa Bay. Il ne sera pas facile à remplacer.

  • JOE MADDON a décidé de quitter la gérance des RAYS DE TAMPA pour étudier d’autres options. Il s’agit d’une lourde perte pour les Rays. Sous sa gouverne, ils ont participé quatre fois aux séries de championnat en neuf ans et ils ont gagné le championnat de la Ligue américaine en 2008. Maddon était particulièrement bon pour gérer son personnel de lanceurs. J’ai hâte de voir où il va aboutir.
  • JEAN DÉSAUTELS, l’ancienne voix des courses à Blue Bonnets, a réussi son premier TROU D’UN COUP au club Milby. Un excellent coup de fer 9 sur une distance de 130 verges. Il peut maintenant mourir en paix!
  • À 61 ans, après de multiples fractures et un cancer de l’estomac, JACQUES VILLENEUVE veut encore s’élancer sur la piste avec sa motoneige. C’est quoi son problème?
  • Le directeur général JOHN MOZELIAK et le gérant MIKE MATHENY représentaient les Cards de Saint-Louis aux funérailles du jeune OSCAR TAVERAS à Sosua. Ce dernier était le plus bel espoir des Cards. Il a fait compter 80 points à sa première saison dans les majeures. Il a vécu à Montréal de 12 à 16 ans. Il a joué pour les MARQUIS de Montréal (Midget AAA) et il a participé au programme sport-études de l’école ÉDOUARD-MONTPETIT. Taveras et sa petite amie ont perdu la vie dans un accident de la route près de PUERTO PLATA, un endroit bien connu des Québécois.
  • Analysez ça comme vous voulez, la conclusion reste la même: la saison 2014 de L’IMPACT DE MONTRÉAL est un véritable fiasco. Mauvais bureau de direction? Mauvais choix de joueurs? Qui doit partir et qui doit rester? Bonne chance, Joey!

    Joey Saputo n'est pas au bout de ses peines avec la saison que vient de connaître l'Impact de Montréal.

    Joey Saputo n’est pas au bout de ses peines avec la saison que vient de connaître l’Impact de Montréal.

  • Connaissiez-vous ce JIAN GHOMESHI, populaire animateur de radio de la CBC? Pas moi. On l’a congédié pour une histoire de moeurs sordide et il revient à la charge avec une poursuite de 50M$ contre son employeur. Une très grosse affaire au CANADA ANGLAIS.
  • P.A. PARENTEAU a le mérite d’avoir mangé son PAIN NOIR dans la Ligue américaine avant de pouvoir se faire valoir dans la grande ligue. Deux personnes l’ont encouragé à ne pas lâcher prise: JIM SCHOENFELD et JEAN-JACQUES DAIGNEAULT.
  • Très bon reportage sur GINO ODJICK sur les ondes de RDS. J’ignorais qu’il avait été le meilleur ami de PAVEL BURE à Vancouver. J’ai aussi compris qu’il n’avait pas une très bonne opinion de MARK MESSIER. Selon Odjick, Messier voulait la tête de PAT QUINN quand il a mis les pieds sur la Côte du Pacifique.
  • Le changement d’entraîneur semble très profitable aux Predators de NASHVILLE jusqu’ici. Sans rien lui enlever, BARRY TROTZ était là depuis trop longtemps tandis que PETER LAVIOLETTE arrive avec un nouveau discours. Il y a aussi le retour en force du gardien PEKKA RINNE qui pèse lourd dans la balance.

    Peter Laviolette fait du bon boulot depuis son arrivée dans la capitale du country.

    Peter Laviolette fait du bon boulot depuis son arrivée dans la capitale du country.

  • La ville de VERKHOYANSK, en Sibérie, est la plus froide au monde. Le mercure chute jusqu’à -45 degrés Celsisu. Inutile de vous dire que cette ville ne figure pas dans mes plans de voyage!

Le mot d’humour

Sur un banc public, un homme visiblement malheureux dit à son voisin: «La semaine dernière, je possédais tout. Un cuisinier préparait mes repas. Ma chambre était propre, mes vêtements frais lavés et pressés. J’avais un toît sur la tête».

– «Mais que s’est-il passé? La drogue? Les femmes? La boisson? Le gambling?»

– «Non, non. Je suis sorti de prison».

 

YOGI: seul et unique!

Quand arrive la fin octobre, les feuilles mortes et la Série mondiale, je pense invariablement à Yogi Berra, ancien joueur étoile des Yankees. C’est à lui qu’on doit la fameuse expression «Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini».

La carrière de Berra a pris fin il y a plus de 50 ans, mais on parle encore de ce «drôle de moineau» qui a gagné 10 fois la Série mondiale en 14 tentatives et qui avait un don particulier pour frapper les tirs hors de la zone des prises. Ses 10 trophées de la Série mondiale valent tout autant sinon plus que les 11 bagues de la coupe Stanley d’Henri Richard.

L’ex-receveur et voltigeur des Yankees, âgé de 89 ans, est un petit homme trapu et peu élégant qui a frappé l’imaginaire du peuple américain. Les gens d’un âge certain se souviennent qu’il savait réellement quoi faire avec un bâton et une balle. Il était aussi dans une classe à part lorsque venait le temps de répondre aux questions des journalistes. Il avait toujours quelque chose de drôle à raconter.

Yogi Berra a gagné 10 Séries mondiale dans l'uniforme des Yankees. Il a aussi marqué l'imaginaire du peuple américain.

Yogi Berra a gagné 10 Séries mondiale dans l’uniforme des Yankees. Il a aussi marqué l’imaginaire du peuple américain.

Voici quelques-unes de ses perles:

  1. «Tous les lanceurs sont des menteurs ou des braillards».
  2. «Mickey Mantle était très bon golfeur, mais nous n’avions pas la permission de jouer au golf durant l’été. Seulement pendant le camp d’entraînement».
  3. «Plus personne ne va à ce restaurant. Il y a beaucoup trop de monde».
  4. «Même Napoléon a eu son Watergate».
  5. «Je ne blâme pas les joueurs pour les salaires d’aujourd’hui. Je blâme les propriétaires. Ce sont eux qui ont voulu leur donner autant d’argent. Tant pis pour eux».
  6. «Comment veux-tu réfléchir et frapper la balle en même temps? C’est impossible».
  7. «Je savais que ce record ne tomberait pas avant d’avoir été battu».
  8. «Les Petites Ligues de baseball sont une très bonne chose. Ça empêche les parents de traîner dans les rues».
  9. «Allez toujours aux funérailles des autres personnes. Sinon, elles n’iront pas aux vôtres».
  10. «Coupez donc la pizza en quatre. Je n’ai pas assez faim pour en manger six morceaux».
  11. «Ce gars-là frappe des deux côtés du marbre, ce qui en fait un joueur amphibien».
  12. «Le baseball est 90% mental. L’autre moitié est d’ordre physique».
  13. «L’avenir n’est plus ce qu’il était».
  14. «Je ne me blâme jamais si je tombe dans une léthargie. Je dis que c’est la faute du bâton. Et si ça continue, je change de bâton. Après tout, si je sais que ce n’est pas ma faute, pourquoi est-ce que je serais fâché contre moi?»
  15. «J’aimerais bien avoir une réponse à votre question parce que j’en ai marre de répondre à cette question-là».
  16. «Je suis très fier d’appartenir aux Yankees. Merci d’avoir rendu nécessaire cette fête en mon honneur».
  17. «Si le monde était parfait, il n’existerait pas».

    Yogi Berra a porté fièrement les couleurs des Yankees de 1947 à 1963.

    Yogi Berra a porté fièrement les couleurs des Yankees de 1947 à 1963. Il a cogné 358 circuits et fait compter 1430 points. Il a aussi frappé 12 longues balles en Série mondiale. C’est seulement six de moins que Mickey Mantle.

  18. «Si tu ne sais pas où tu t’en vas, tu risques d’aboutir au mauvais endroit».
  19. «J’ai participé à l’invasion de la Normandie… dans le sud de la France».
  20. «Habituellement, je fais une sieste de deux heures entre 13h. et 16h.»
  21. «La moitié des mensonges à mon sujet ne sont pas vrais».
  22. «On raconte que je suis laid. So what? Je n’ai jamais vu personne frapper la balle avec son visage».
  23. «Je suis très chanceux. Habituellement, il faut être mort pour avoir un musée en son nom. J’ai le mien et je suis toujours vivant».
  24. «Si les gens ne veulent pas venir au stade, personne ne les en empêchera».
  25. «Je n’achèterai pas une encyclopédie à mes enfants. Ils vont marcher comme tout le monde pour aller à l’école».

RALLIEMENT DES GIANTS

Les Giants de San Francisco ont cogné 16 coups sûrs, samedi soir, pour écraser les Royals 11-4 et niveler les chances dans la série.

Pablo Sandoval a cogné le plus gros coup sûr, un simple de deux points en fin de 6e manche. Buster Posey, Hunter Pence, Joe Panik, Gregor Blanco et le releveur Jusmeiro Petit ont également joué un rôle important dans la victoire des Giants.

Dimanche soir, l’excellent gaucher Madison Bumgarner (3-1, 1,40) tentera de donner les devants à son équipe avant de retourner à Kansas City. Son adversaire sera James Shields (5,07).

DANS LA LNH

  • Le CANADIEN continue de confondre les experts avec une fiche quasi parfaite (7-1) depuis le début du calendrier. C’est encore CAREY PRICE qui a mérité la première étoile face aux Rangers. Meilleur début de saison depuis 1961. Ayoye!
  • Victoire surprise des pauvres SABRES de Buffalo contre San Jose.
  • Le vieux JAROMIR JAGR a marqué en prolongation pour donner la victoire aux Devils à Ottawa.
  • FRANS NIELSON (qui ça?) a réussi le tour du chapeau dans un gain de 7-5 des Islanders contre Dallas.
  • SIDNEY CROSBY a inscrit son 5e but dans une victoire de 3-0 contre Nashville.

Robert Marvin Hull a marqué son sport

Meilleur ailier gauche de l’histoire du hockey, Bobby Hull était de passage à Montréal pour participer à l’International des collectionneurs au Centre Pierre-Charbonneau.

L’ancien joueur étoile des Blackhawks a décidé de vendre la majorité de ses objets de collection et de profiter pleinement des dernières années de sa vie. Il faut savoir que la Comète Blonde a maintenant 75 ans, ce qui est loin de nous rajeunir!

Bobby Hull avait le don de soulever la foule. Il a marqué plus de 1000 buts chez les pros.

Bobby Hull avait le don de soulever la foule. Il a marqué plus de 1000 buts chez les pros.

En le voyant sur le plateau de L’Antichambre jeudi dernier, je me suis souvenu de ces belles années où j’allais voir jouer les Blackhawks dans le vieux Chicago Stadium après avoir couvert le match des Expos au Wrigley Field, quelques heures auparavant. C’était vachement impressionnant pour un ti-cul de 21 ou 22 ans de pénétrer dans le vestiaire des Hawks pour recueillir les commentaires de Bobby Hull ou de Stan Mikita.

C’était aussi apeurant de quitter les lieux tard le soir car le quartier était peu recommandable. Mais ça, c’est une autre histoire.

Plus de 1000 buts

Entre 1959 et 1972, Bobby Hull a été un des joueurs les plus électrisants de toute l’histoire du hockey. Tellement que Toe Blake le plaçait dans la même catégorie que Howie Morenz et Maurice (Rocket) Richard, deux autres patineurs qui avaient le don de soulever la foule.

Au printemps 1962, il est devenu le troisième joueur à marquer 50 buts au cours d’une même saison (après Geoffrion et le Rocket) et il a répété l’exploit quatre fois. Quand il s’élançait sur le flanc gauche à pleine vitesse et qu’il laissait partir un boulet de canon avec sa palette courbée, le gardien adverse n’était pas gros dans ses culottes. Tellement que Gump Worsley ne voulait pas l’affronter à Chicago le dimanche soir. Il cédait volontiers sa place au jeune Rogatien Vachon.

En 1972, le Golden Jet a quitté Chicago à cause d’une dispute salariale et il a accepté l’offre très alléchante des Jets de Winnipeg (2,7M$ pour 10 ans, une fortune à l’époque). Sa mise sous contrat a donné beaucoup de crédibilité à la nouvelle Association mondiale et elle a permis aux autres joueurs d’améliorer sensiblement leurs conditions de travail. «Quand Bobby est parti, ça me faisait de la peine, mais je savais aussi que mon salaire allait doubler», a déjà dit Mikita.

À Winnipeg, Hull a connu quatre autres saisons de 5o buts et plus avec les Suédois Anders Hedberg et Ulf Nilsson, dont une de 77 filets en 1974-75. Il a terminé sa carrière chez les professionnels avec plus de 1000 buts, dont 610 à Chicago. C’est sans compter la centaine de buts qu’il a marqués dans les séries de championnat.

Son plus grand regret

Les dirigeants de la Ligue nationale, Clarence Campbell en tête, étaient tellement furieux lorsque Bobby Hull a décidé de faire le saut dans l’AMH qu’ils ont rayé son nom de la liste des joueurs disponibles pour la Série du siècle.

Bobby Hull à l'époque où il faisait trembler les murs du Chicago Stadium.

Bobby Hull à l’époque où il faisait trembler les murs du Chicago Stadium.

C’est le plus grand regret de sa carrière. Il n’avait que 33 ans et il aurait tellement voulu participer à cette série. Heureusement pour lui, il a eu la chance de se reprendre quatre ans plus tard et de gagner le premier tournoi de la Coupe Canada. Il formait un trio avec Gilbert Perreault et Marcel Dionne. Pas si mal!

Comme Serge Savard, Hull est d’avis que l’équipe de 1976 est la meilleure de tous les temps. Difficile de le contredire quand on pense que Larry Robinson était le cinquième défenseur de l’équipe, derrière Bobby Orr, Denis Potvin, Savard et Guy Lapointe.

Hull regrette aussi d’avoir gagné une seule coupe Stanley (en 1961). Son équipe a été battue trois fois en finale, dont deux fois par le Canadien (1965 et 1971). On se demande encore ce qui serait arrivé si les Blackhawks avaient été dirigés par un autre homme que Billy Reay.

Orr et le Canadien

Comme tous les jeunes de son époque, Hull rêvait de faire carrière dans la Ligue nationale. Une fois rendu à Chicago, il a toujours eu le souci de gagner et d’offrir un bon spectacle. Il était aussi un formidable ambassadeur pour son sport et pouvait signer des autographes aussi longtemps que Guy Lafleur. En dehors de la patinoire, il n’était pas un ange. Il est le premier à dire qu’il aimait beaucoup la bière et les jolies femmes. Je pense même qu’il n’est pas encore guéri!

Originaire de Pointe Anne, en Ontario, Hull adorait jouer à Montréal à cause de l’ambiance dans le vieux Forum et des «plus belles filles au monde». Dans un vieil hôtel du centre-ville, on faisait la file pour lui mettre la main au collet!

Personne ne respecte la dynastie du Canadien autant que lui. Il se considère privilégié d’avoir joué contre les frères Richard, Jean Béliveau, Doug Harvey, Boom-Boom, Dickie Moore, Jacques Plante et tous les autres.

Et si on lui demande qui a été le meilleur joueur de tous les temps, il n’hésite pas une seconde: «Pendant 10 courtes années, Bobby Orr en a fait plus que tous les autres. Il aurait fallu jouer avec deux rondelles: une pour lui et une pour les autres!», a-t-il répété à L’Antichambre.

Dans la LNH

  • JAMES NEAL, ancien joueur des Stars et des Penguins, a réussi un tour du chapeau dans la victoire de 3-2 de NASHVILLE contre les Blackhawks.
  • JONATHAN QUICK a réussi son 33e jeu blanc (contre Buffal0) pour devancer ROGATIEN VACHON chez les gardiens des Kings.
  • HENRIK ZETTERBERG, des Red Wings, a amassé neuf points à ses quatre dernières parties.
  • Les ISLANDERS semblent enfin sur la bonne voie avec JOHN TAVARES et KYLE OKPOSO comme chefs de file.
  • RYAN MILLER, des Canucks, a savouré la victoire lors de son retour à Saint-Louis.

Le mot d’humour

Brendan Gallagher s’est déguisé en Robin, David Desharnais en Joker, P.K. en Michael Jackson et Ren Bourque en… courant d’air!

Un jeu de pouces…

Après deux matchs à sens unique, les Royals de Kansas City ont arraché une victoire serrée de 3-2 dans le stade des Giants pour prendre les devants 2-1 en Série mondiale.

Depuis 1969, l’équipe qui a gagné la troisième partie l’a emporté 16 fois sur 19. Ce n’est pas bon signe pour les Giants, mais cette série est loin d’être terminée.

Eric Hosmer a fêté ses 25 ans en produisant le point de la victoire, vendredi soir, à San Francisco.

Eric Hosmer a fêté ses 25 ans en produisant le point de la victoire, vendredi soir, à San Francisco.

Le match s’est joué en 6e manche lorsque les Royals se sont donnés une priorité de 3-0. Eric Hosmer, qui célébrait ses 25 ans, a produit le troisième point avec un simple après une longue bataille avec le lanceur Javier Lopez. Hosmer aurait dû être retiré sur une troisième prise, mais l’arbitre a décidé de lui accorder une autre chance. En bout de ligne, c’est ce qui a fait la différence. Quand on dit que le baseball est un jeu de pouces…

«C’est une très grosse victoire, a dit Hosmer en retraitant au vestiaire. Nous ne lâchons jamais, mais c’est la même chose pour nos adversaires. Il nous reste beaucoup de travail à faire avant de gagner cette série».

Parmi les spectateurs, il y avait George Brett, meilleur joueur de l’histoire des Royals, et Joe Montana, quatre fois champion du Super Bowl avec les 49ers. George est encore en forme, mais Joe a pris un coup de vieux.

Dans le 4e match, Jason Vargas (KC) livrera bataille à Ryan Vogelsong. À cause de la qualité de leurs releveurs, les deux formations sont quasiment imbattables quand elle ont l’avance après six manches.

Go Giants Go!

Charlie et ses amis

Charles Thiffault, ex-adjoint de Michel Bergeron, Pat Burns et Jacques Demers, profite d’une retraite bien méritée dans les Cantons de l’Est.

Ancien professeur d’éducation physique à l’Université de Sherbrooke et à l’Université Laval, l’ami Charlie s’intéresse encore au hockey, mais beaucoup moins qu’à l’époque où il traînait son baluchon à travers l’Amérique et même en Suisse. Il a maintenant d’autres priorités.

Bien malgré lui, il fêtera bientôt ses 77 ans et il s’installe maintenant sur les marqueurs verts du club Venise pour frapper ses coups de départ. Heureusement, sa «short game» est encore bonne!

Charles Thiffault anime la discussion à la Taverne Alexandre de Sherbrooke.

Charles Thiffault anime la discussion à la Taverne Alexandre de Sherbrooke.

En tout cas, Charlie n’a rien perdu de sa verve et il anime la discussion avec brio à la Taverne Alexandre, rendez-vous des sportifs sherbrookois. Jeudi midi, tous les sujets y ont passé: début de saison du Canadien, actes terroristes, Péladeau et la présidence du PQ, Peyton Manning, le festival de Saint-Tite, le Panthéon des sports de Sherbrooke, et cetera.

Parfois, les couteaux volent bas, mais personne n’a le temps de s’ennuyer.

Pour lui donner la réplique, il y avait Bob Dandurand, ex-agent Labatt en Estrie, Jacques Lussier, roi du camping à Bromont, Paul Deshaies, ancien professeur d’éducation physique, Pierre Massé, joyeux retraité du monde de l’assurance, et le vétéran journaliste Denis Messier. Il ne manquait qu’Yvon Lamarche, pionnier du Vert & Or, retenu à la maison par un petit problème de santé.

J’aimerais vous en dire davantage, mais «ce qui se passe dans la chambre des joueurs doit rester dans la chambre des joueurs»!

Week-End Express

  • JACQUES DEMERS a vécu lui aussi des heures angoissantes à Ottawa, cette semaine.

    Maintenant dans le Top-5 mondial, Eugénie Bouchard aura encore plus de pression sur les épaules en 2015.

    Maintenant dans le Top-5 mondial, Eugénie Bouchard aura encore plus de pression sur les épaules en 2015.

  • EUGÉNIE BOUCHARD a connu une fin de campagne en queue de poisson et elle peut s’attendre à avoir encore plus de PRESSION sur les épaules maintenant qu’elle est classée parmi les cinq meilleures raquettes de la WTA. Selon SYLVAIN BRUNEAU, elle devra améliorer son service pour poursuivre son ascension.
  • DANIEL AUDETTE a connu un match de six points avec le Phoenix de Sherbrooke, vendredi soir. Ça devrait le stimuler au plus haut point.
  • STÉPHANE BOILEAU a inscrit le but gagnant en fusillade dans la victoire du Blizzard Cloutier contre Jonquière, vendredi soir, au vieux Colisée de TROIS-RIVIÈRES. Le match a attiré plus de 1600 personnes.
  • NED YOST, gérant des Royals de Kansas City, a été receveur dans les majeures pendant quatre ou cinq ans. Il a joué cinq parties dans l’uniforme des EXPOS en 1985.
  • En lisant mon article sur Bobby Hull, JIMMY ALLEN s’est souvenu des belles années des Blackhawks avec les PIERRE PILOTE, Glenn Hall, Kenny Wharram, Chico Maki, Moose Vasko, Pit Martin et Jean-Pierre Bordeleau.
  • GILLES DAVID et RÉAL LECLERC ont confirmé la vente du club de golf LONGCHAMP de Sherbrooke, jeudi soir. Ils en ont profité pour remercier les membres pour leur implication durant les 15 dernières années. MARC VIENS, longtemps associé au Manoir des Sables, prend possession des lieux à 50-50 avec l’homme d’affaires CARMAND NORMAND. Ils se réjouissent du fait que MARCEL DION restera associé au club LongChamp dans le rôle d’ambassadeur
  • Parmi les invités au 5 à 7 , il y avait SKIP DION, Norm Hébert, Michel et ROGER DURAND, un champion des Caisses Pop.

    Marc Viens sera propriétaire du club LongChamp à 50-50 avec l'homme d'affaires Carmand Normand.

    Marc Viens devient propriétaire du club LongChamp à 50-50 avec l’homme d’affaires Carmand Normand.

  • SYLVIE COULOMBE sera la nouvelle directrice du Centre d’activité physique du Cegep de SHERBROOKE.
  • DENZEL WASHINGTON, un des acteurs les plus populaires de la planète, est un fier partisan des YANKEES. Il a confié à David Letterman qu’il ne détesterait pas jouer le rôle de JAMES BOND.
  • LÉANDRE NORMAND, pionnier du Tour de l’Abitibi, est en deuil de sa soeur RACHEL. Condoléances à toute la famille.
  • BOBBY HULL a toujours dit que son fils BRETT avait un tir plus puissant que le sien. Cependant, Brett n’avait pas le charisme du paternel.
  • ERIC STAAL se dit heureux chez les Hurricanes. S’il n’en tient qu’à lui, il restera en Caroline et tentera de transformer les Canes en équipe gagnante.
  • MICHEL SAINT-LAURENT, fils de Dollard, applaudit les exploits du Big 3 (Savard, Robinson, Lapointe) et il ajoute: «Le meilleur trio des années 1950 était composé de DOUG HARVEY, Butch Bouchard et Tom Johnson».
  • Les héros mensuels de la Ligue Senior des Cantons de l’Est se verront remettre un bâton SHER-WOOD d’une valeur de 250$.

Excellente question

George Lucas, créateur des films «Star Wars» et «Indiana Jones», était de passage à l’émission de Charlie Rose cette semaine et il a posé une question fort intéressante: «S’il y a un seul dieu, comment se fait-il qu’il y ait autant de religions?»

Qui peut répondre à ça?

Le mot d’humour

Jean-Paul Sartre: «La patrie, l’honneur, la liberté… il n’y a rien là. L’univers tourne autour d’une paire de fesses, voilà tout».