Sid et Gino: deux étoiles, un même combat

POMPANO BEACH, Floride—- Comme c’était le cas avec Mario Lemieux et Jaromir Jagr il y a 15 ou 20 ans, les Penguins de Pittsburgh ont le privilège d’avoir deux joueurs étoiles pour les mener aux grands honneurs: Sidney Crosby et Evgeni Malkin.

Deux surdoués qui font frémir les gardiens de but de la Ligue nationale, mais deux individus très différents.

Originaire de la Nouvelle-Écosse, Sid The Kid est non seulement le meilleur joueur de la ligue, mais il est aussi le visage de la LNH. Comme Wayne Gretzky avant lui, il est le centre d’attraction, celui vers qui les journalistes se tournent constamment pour avoir des commentaires. Il est aussi le plus sollicité par les chasseurs d’autographes. Quand il entre dans un endroit public, les gens se retournent et disent: «Regarde, c’est Sidney Crosby!»

À Sotchi, Sidney Crosby aura le même combat que son coéquipier Evgeni Malkin.

À Sotchi, Sidney Crosby aura le même combat que son coéquipier Evgeni Malkin.

Crosby a mené les Penguins à la conquête de la coupe Stanley en 2009 et inscrit le but de la victoire, le «golden goal», aux Jeux olympiques de Vancouver un an plus tard. En santé, il est susceptible de remporter le championnat des marqueurs à chaque saison.

Natif de la Russie, Malkin est un athlète plutôt introverti qui a dû trimer dur pour apprendre la langue de Sakespeare et s’habituer à la vie nord-américaine. Il doit une fière chandelle au défenseur Sergei Gonchar qui a été son mentor et l’a hébergé chez lui à ses débuts dans le circuit Bettman.

On nous dit qu’il est très intelligent et de plus en plus à l’aise dans le vestiaire des Penguins depuis qu’il maîtrise mieux la langue anglaise. Semble-t-il qu’il adore taquiner ses coéquipiers. En public, il est plutôt gêné.

Beaucoup de pression

Crosby et Malkin se rendront bientôt à Sotchi avec la même mission: mener leur équipe à la conquête de la médaille d’or.

Même si le hockey est un sport d’équipe, ils auront tous les deux beaucoup de pression sur les épaules face à des formations aussi puissantes que les États-Unis, la Suède et la Finlande (peut-être aussi la République tchèque).

Avec Ilya Kovalchuk et le flamboyant Alex Ovechkin à ses côtés, Malkin tentera de redorer le blason des Russes, ce qui ferait bien l’affaire du président Vladimir Poutine.

Malkin a été jugé sèvèrement quand il a quitté son pays pour aller faire carrière aux États-Unis au milieu des années 2000, mais il a gagné des points lorsqu’il est retourné jouer pour sa ville natale durant le long conflit qui a paralysé la Ligue nationale.

Pendant deux semaines, Crosby et Malkin auront le même combat. Une fois de retour à Pittsburgh, ils se concentreront ensuite sur les succès des Penguins. Une chose à la fois.

(Sources: Globe & Mail)

En bref

  • KARL GAGNÉ et le gardien de but KEVIN DESFOSSÉS, de l’Isotermich de Thetford-Mines, sont les joueurs du mois dans la Ligue nord-américaine. Des mentions honorables à JULIEN CORRIVEAU  (Cornwall) et MARCO COUSINEAU (Trois-Rivières).
  • Les billets des PANTHERS DE MIAMI se vendent aussi difficilement que les CD de Jacques Villeneuve!
  • Le barbier MÉNICK était fier d’accueillir GUY LAFLEUR à son salon de la rue Masson.
  • KEVIN STADLER, vainqueur du tournoi de Phoenix, est le fils de CRAIG STADLER, champion du Masters en 1982. Une trentaine d’années plus tard, il aura la chance de fouler lui aussi les allées du club Augusta National.

Le mot d’humour

Quand j’étais sportif, je faisais du vélo et je grimpais les côtes sans aucun problème. Maintenant, j’ai plutôt tendance à descendre les Côtes du Rhone et les Côtes de Provence!

 

 

CH-Boston avec fiston

Je ne vous avait pas dit que les choses changent vite dans le monde du sport?

Après une semaine misérable où il s’est attiré les critiques les plus acerbes, le Canadien se farcit les Hurricanes au Centre Bell, puis s’en va battre les méchants Bruins à Boston, quasiment une main dans le dos, et tout le monde est heureux. Ainsi va la vie dans l’univers du CH.

Mon fils Alexandre (à droite) avec un de ses élèves.

Mon fils Alexandre (à droite) avec un de ses partenaires de golf.

Jeudi soir, je suis allé le voir le match dans un resto-bar des Cantons de l’Est avec mon fils Alexandre, professionnel de golf en Outaouais (Château Cartier). Il y avait une belle ambiance et une couple de partisans des Bruins plutôt tranquilles!

Alex vient d’avoir 28 ans. Il est trop jeune pour avoir vu jouer Lafleur et le Big Three. Encore moins Béliveau, Boom-Boom et Dickie Moore. Pourtant, il aime le CH autant que j’ai pu aimer cette équipe à l’époque où elle empilait les coupes Stanley.

Il s’emballe quand il est question de Carey Price, P.K., Gallagher, Galchenyuk ou Pacioretty. Il pense aussi que le jeune Bournival va devenir un excellent joueur de hockey.

Ce n’est pas tout. Il me répète ad vitam aeternam que nous vivons à une autre époque, que le Canadien se débat du mieux qu’il peut dans une ligue à 30 équipes et qu’il faut laisser du temps à Bergevin pour corriger les erreurs de ses prédécesseurs. Si ça continue, il va finir par me convaincre!

Mon humble opinion? Quand le CH joue «la pédale au fond», il nous cause de belles surprises, comme on l’a vu récemment face aux Bruins et aux Blackhawks. Lorsqu’il y a trop de «passagers» dans l’autobus, la sauce se gâte rapidement.

Une chose est certaine: la course pour une place dans les séries sera féroce après le congé des Jeux olympiques. Chaque petit point sera important.

Honteux et inacceptable

Honteux, abominable, insultant, inacceptable, etc… Les pires adjectifs sont de mise pour décrire le rendement du Canadien contre Washington, samedi soir.

Le navire coule à pic et je me demande encore comment Michel Therrien a fait pour garder son calme devant les journalistes après avoir vu ses joueurs offrir un spectacle aussi minable à leurs fidèles partisans. Entre quatre murs, il devait faire du sang de cochon.

Michel Therrien doit faire de grands efforts pour garder son calme devant les journalistes.

Michel Therrien doit faire de grands efforts pour garder son calme devant les journalistes.

«Ça nous fait mal. Il faut jeter ce match à la poubelle et repartir à zéro. Je n’ai rien contre l’adversité. Toutes les équipes passent par là. C’est la façon dont nous allons réagir qui importe», a-t-il dit en résumé devant la caméra.

En studio, Mario Tremblay et Guy Carbonneau, deux anciens joueurs qui en ont vu de toutes les couleurs derrière le banc du Canadien, se morfondaient à expliquer cette triste débandade en compagnie de Marc Denis.

Ils ont souligné avec raison le manque d’effort, l’indiscipline et le trop grand nombre de «passagers» au sein du club. Ils n’ont pointé personne en particulier parce que tous les joueurs ont leur part de responsabilité.

De toute évidence, cette petite équipe a joué «au-dessus de sa tête» pendant 30 ou 40 matchs et le réveil est brutal. Le Canadien devra maintenant se battre avec plusieurs clubs pour se tailler une place dans les séries. À les voir jouer depuis quelque temps, on croirait bien que leur chien est mort.

Heureusement, les choses changent vite dans le monde du sport, mais Therrien a toute une commande sur les bras. Sera-t-il capable de s’imposer afin que tout le monde pousse dans la même direction? Si la dissension s’installe, il est cuit.

Une autre question: le Canadien a-t-il le bon capitaine? «Pas dans mon livre à moi», dirait Stan.

Si Marc Bergevin a la moindre chance d’effectuer un échange pour secouer l’équipe, c’est temps plus que jamais.

Une autre défaite gênante

Après la défaite à Pittsburgh, on espérait que le Canadien rebondisse sur la patinoire des Red Wings, mais c’est le contraire qui s’est produit.

La troupe de Michel Therrien s’est écrasée devant une équipe décimée par les blessures et un gardien de but réserviste. Pis encore, elle n’a jamais été menaçante. On aurait dit que le Canadien était battu avant l’interprétation des hymnes nationaux.

Quelques explications aux récents déboires du Tricolore:

  1. Desharnais et Brière ne font rien qui vaille.

    Brendan Gallagher a été le seul marqueur du Canadien à Détroit. Il semble être le seul à vouloir payer le prix.

    Brendan Gallagher a été le seul marqueur du Canadien à Détroit. Il semble être le seul à vouloir payer le prix.

  2. Markov, Gorges et Prust traînent de la patte.
  3. Bourque et Eller sont invisibles.
  4. Gionta est affreux et n’affiche aucun leadership.
  5. P.K. veut trop en faire et multiplie les gaffes.
  6. Emelin dort au gaz après avoir obtenu un contrat de quatre ans.
  7. L’attaque à cinq est quasiment nulle.
  8. C’est la confusion en zone défensive.
  9. L’équipe ne joue pas avec émotion.
  10. Est-ce que ça suffit? Est-ce que la cour est pleine?

Brendan Gallagher semble être le seul à vouloir «payer le prix» en zone ennemie. Derrière son masque, Carey Price doit rager en voyant ses coéquipiers s’enfarger dans leurs patins. Et Michel Therrien doit avoir un mal de fou à trouver le sommeil.

Bout de bordel, d’où viendra l’électro-choc?

P.S. Ça serait tellement plus amusant d’analyser les efforts d’une équipe progresse de jour en jour.