Price et P.K.: Yzerman aura le dernier mot

On fait tout un plat avec les chances de Carey Price et de P.K. Subban de participer aux Jeux de Sotchi.

C’est un peu normal parce que le sujet intéresse les partisans du Canadien au plus haut point. À mon humble avis, il est de mise de faire preuve d’un peu de retenue dans ce dossier.

Steve Yzerman choisira les joueurs les plus susceptibles de mener le Canada à la victoire. Il ne s'agit pas là d'un concours de popularité.

Steve Yzerman choisira les joueurs les plus susceptibles de mener le Canada à la victoire. Il ne s’agit pas ici d’un concours de popularité.

Steve Yzerman a reçu le mandat de bâtir la meilleure équipe possible pour représenter le Canada. En son âme et conscience, il choisira les joueurs les plus susceptibles de bien défendre la médaille d’or remportée à Vancouver en 2010. Il ne s’agit pas ici d’un concours de popularité.

De par son rendement depuis le début du calendrier, Carey Price mérite certainement qu’on retienne sa candidature. Grâce aux bons conseils de Stéphane Waite, il semble mieux concentré sur son travail et il joue un rôle majeur dans le rendement du Canadien.

Quant à P.K., il est en train d’apprendre à mieux doser ses efforts et à devenir un joueur complet. Trophée Norris ou pas, il mérite lui aussi qu’on se penche sur son dossier. Si ce n’était que de Serge Savard, son partisan numéro un, il serait déjà nommé.

La décision finale appartient à Yzerman, mais j’ai la certitude que Mike Babcock aura un gros mot à dire. Après tout, c’est lui qui sera derrière le banc à Sotchi.

Lors de son passage à l’Université McGill pour recevoir un doctorat Honoris Causa, Babcock a dit simplement qu’il voulait «des joueurs responsables sur lesquels il peut avoir confiance».

Si Price et P.K. souhaitent vivre l’aventure olympique, ils n’ont qu’à poursuivre dans la même veine.

Mardi en rafales

  • La POURSUITE intentée par une dizaine de joueurs conte la Ligue nationale de hockey risque d’être très longue et les AVOCATS pourraient bien être les grands gagnants.
  • Pas toujours d’accord avec GEORGES LARAQUE, mais il a raison quand il dit que les COUPS VICIEUX par derrière sont plus dangereux que les bagarres.
  • VINCENT LECAVALIER retourne à Tampa Bay dans l’uniforme des Flyers, mercredi soir. La direction du Lightning soulignera ses faits d’armes et remettra un chèque de 50 000$ à la Fondation qui porte son nom.Tampa Bay Lightning v New Jersey Devils
  • Ça me désole quand je vois MARC GIROUARD finir au 65e rang dans une séance de qualification du Champions Tour. Nos pros ont-ils la vie trop facile au Québec? J’ai bien peur que oui.
  • Bravo à GERARD GALLANT, Patrice Brisebois, Jean-Luc Phaneuf et Normand Caisse pour leur élection au Temple de la renommée de la LHJMQ.
  • Un dernier mot sur JOHN F. KENNEDY: Il était beau, intelligent, charismatique, bon orateur et visionnaire. Il adorait les femmes et incarnait le RÊVE AMÉRICAIN. Le jour où il est tombé sous les balles, l’Amérique a perdu son INNOCENCE.
  • BEN CAHOON, Neil Lumsden, Uzooma Okeke, Moe Racine et Wally Buono feront leur entrée au Panthéon de la LCF en 2014. Cahoon a longtemps été la cible préférée d’Anthony Calvillo. Il avait les mains sûres, comme PETER DALLA RIVA.
  • BENOÎT MORIN est le nouveau professionnel du club de golf BELOEIL.
  • YVES CARIGNAN, de Drummondville: «Pourquoi est-ce que MICHEL BERGERON ne parle jamais de DALE HUNTER quand il est question de coups salauds?»
  • JAMES NEAL, des Penguins, possède un tir du poignet à la JOE SAKIC.
  • MARTIN SAINT-LOUIS a réussi deux buts de toute beauté contre HENRIK LUNDQVIST, lundi soir. Ce petit joueur ne cesse de m’épater.
  • Qui choisiriez-vous pour gagner le Super Bowl? PEYTON MANNING ou Tom Brady? Chose certaine, Manning n’est pas très à l’aise quand il fait très froid.
  • CLAUDE RAYMOND est rentré de Myrtle Beach avec une vilaine grippe.
  • SCOTT BORAS, l’agent d’affaires le plus gourmand du baseball majeur, verrait très bien les RAYS de Tampa Bay s’installer dans la région du NEW JERSEY.
  • Le propriétaire des REDSKINS de Washington a raison de ne pas vouloir changer le nom de son équipe. Les «Peaux-Rouge» font partie du décor de la NFL depuis très longtemps et il n’y a rien de péjoratif là-dedans.
  • BRIAN WILSON, ex-releveur des Giants, aimerait poursuivre sa carrière à BOSTON. Il est natif du New Hampshire.
  • L’EXPRESS DE SAINT-EUSTACHE: George Parros et David Desharnais ont signé des dizaines d’autographes chez Hamel BMW… GUY LAURIN, ex-défenseur de la Ligue de hockey Deux-Montagnes, a rendu l’âme à 72 ans.. SYLVAIN BEAULNE s’en donne à coeur joie sur les plus beaux parcours de la Floride avec RICHARD MARR, Gérald Gratton et André Roy… JACQUES GAUTHIER a maintenant participé à 671 courses de toutes sortes. Il a mérité le bronze dans l’épreuve Boréal à l’Ile-Bizard… RAYNALD ROCHETTE, ancien joueur des Patriotes, se remet d’une troisième opération en un an… Prompt rétablissement à la famille de JEAN-LUC DOUCET.
  • Le CANADIEN sera absent du Centre Bell du 18 décembre au 4 janvier, puis du 7 au 25 février.
  • KENNY ROGERS, le chanteur favori de Duke Doucet, est encore très actif à 75 ans. Il est de passage à Montréal cette semaine.
  • Qu’est-ce qu’on va devenir avec la disparition d’Occupation double?

Le mot d’humour

Il n’y a rien de mieux que la vodka pour nettoyer les fenêtres. Après trois verres, tu t’en crisses des fenêtres!

Ce que trois parties peuvent faire!

En l’espace de cinq jours, le Canadien a vaincu le Wild du Minnesota, Washington et Pittsburgh pour connaître une semaine parfaite et grimper rapidement au classement de sa conférence. Alleluia! De la bière et des ailes pour tout le monde!

Après le match de samedi soir au Centre Bell, on n’avait que des fleurs pour Michel Therrien et ses joueurs. Une autre preuve que les choses peuvent changer très rapidement dans le monde du sport. D’un bord comme de l’autre.

Voici ce que je retiens de ces trois victoires:

  1. Michel Therrien a eu la main heureuse en modifiant ses trios et en faisant jouer MAX PACIORETTY avec Desharnais et Gallagher. Ses cinq buts ont pesé lourd dans les victoires contre le Wild et les Penguins.

    Max Pacioretty: cinq buts en trois parties.

    Max Pacioretty: cinq buts en trois parties. Attaboy!

  2. CAREY PRICE poursuit son excellent travail devant le filet et il est bien secondé par PETER BUDAJ. À ce niveau, il faut souligner la contribution de STÉPHANE WAITE qui semble s’y connaître en la matière.
  3. P.K. SUBBAN peut aider son équipe sans courir partout sur la patinoire.
  4. TOMAS PLEKANEC a joué un très fort match pour contrer les efforts de Sid The Kid.
  5. ANDREI MARKOV vaut encore son pesant d’or. Si ses demandes salariales ne sont pas exagérées, Marc Bergevin peut lui faire signer un nouveau contrat.
  6. Aucune équipe ne peut connaître autant de succès sans la contribution de TOUT LE MONDE.
  7. La saison est encore très jeune. Tout ce qui compte pour le moment, c’est le match de mercredi à BUFFALO.

Bon dimanche à tous les partisans du CH.

Pierre Bouchard fait un clin d’oeil à papa Émile

Cornwall, Brockville, Kingston, Belleville, Oshawa, Guilwood et puis enfin,
la Ville reine.
Pour aller à Toronto, je préfère de loin VIA Rail. En classe affaires, le service est excellent et tu as tout le temps voulu pour mettre de l’ordre dans tes papiers avant d’arriver à destination.
Cette fois, j’ai fait le voyage pour accompagner Pierre Bouchard à l’occasion du gala annuel du Groupe Royal (produits de bâtiment). L’ex-défenseur du Canadien agissait comme conférencier invité et il a fait les choses exactement comme on s’y attendait: avec classe et beaucoup d’humour.

Pierre Bouchard a profité de son passage au Temple de la renommée du hockey pour faire un clin d'oeil à son père Émile, ancien capitaine des Glorieux.

Pierre Bouchard a profité de son passage au Temple de la renommée du hockey pour faire un clin d’oeil à son père Émile, ancien capitaine des Glorieux.

«Pour entrer au Temple de la renommée du hockey, je dois acheter un billet comme tout le monde, a-t-il déclaré d’entrée de jeu. Il y a le «Hall of Fame», mais il y a aussi le «Wall of Shame»! Non, je n’avais pas assez de talent pour avoir ma plaque sur un des murs du panthéon, mais je peux partager cet honneur avec mon père (Émile) qui a été élu en 1966.
«Vous savez, les choses ont tellement changé dans le hockey et dans la vie en général durant les 60 ou 70 dernières années. En 1946, mon père et Maurice Richard ont dû faire la grève durant une couple de jours pour obtenir une augmentation de salaire de 500$ par année. Ils ont fini par avoir gain de cause, mais on leur a fait promettre de ne pas en parler.
«Une autre fois, la direction du Canadien a fait grimper mon père au deuxième étage pour lui demander de frapper moins fort sur la rondelle de manière à casser moins de bâtons. Il venait de connaître une saison de 12 buts. Est-ce qu’on demanderait ça aujourd’hui à un défenseur capable de marquer une douzaine de buts?»

Stan Jonathan et les Flyers

Pierre Bouchard a porté fièrement les couleurs du Canadien pendant huit ans et il a eu le bonheur de gagner cinq coupes Stanley. Pas si mal comme moyenne.
«Mon plus beau souvenir, c’est d’avoir balayé les Flyers en quatre parties en 1976. J’ai marqué le but gagnant dans le troisième match et j’en ai réussi un autre dans la dernière partie. Nous étions tous contents de mettre fin au règne des Broad Street Bullies. Le système de Fred Shero n’était pas tellement compliqué: un très bon gardien de but (Bernard Parent), des joueurs intimidants (Schultz, Kelly, Saleski, Dupont et cie) et un excellent jeu de puissance avec Bobby Clarke, Bill Barber et Rick MacLeish. En 76, nous avions tout ce qu’il fallait pour leur donner la réplique».
Au sujet de son fameux combat contre Stan Jonathan au printemps 1978, l’ancien numéro 26 a déclaré: «J’ai subi une seule défaite aux poings durant toute ma carrière et on m’en parle encore 35 ans plus tard. Jonathan n’était pas tellement grand et je le frappais sur le casque protecteur. Lorsque j’ai voulu changer de position, il m’a pincé sur le nez avec un uppercut. Je ne me souviens plus du reste. Pourquoi est-ce qu’on ne me parle jamais de mes combats contre Dave Schultz ou Wayne Cashman?»
La défaite de Bouchard contre Jonathan a provoqué son départ de Montréal et son père en a voulu longtemps à l’organisation du Canadien, notamment à Jean Béliveau qui était alors vice-président de l’équipe. Le temps a fini par arranger les choses.
«Ça n’a pas été facile de quitter le Canadien qui formait alors la meilleure équipe de la ligue, mais les choses ont bien tourné pour moi à Washington. J’ai gagné plus d’argent que j’en aurais fait à Montréal. J’ai commencé à investir dans les fermes et je ne l’ai jamais regretté», précise Bouchard, encore en grande forme à 65 ans.

Homme d’affaires averti

Contrairement à plusieurs autres joueurs de hockey, Pierre Bouchard est devenu un homme d’affaires averti. La ferme de 1200 acres qu’il possède à Verchères, près du fleuve Saint-Laurent, vaut plusieurs millions de dollars. Il fait aussi de la promotion pour Mercedes Benz de Laval, ManuLift, Cub Cadet et les restos La Cage aux Sports.
«Mon père disait tout le temps: ce n’est pas tant le salaire que importe, mais combien il t’en reste dans les poches».
L’ami Pierre s’est présenté à Toronto avec deux chandails du Canadien, dont un autographié par son défunt père. Une belle pièce de collection. Avec André Touchette dans le rôle d’encanteur, on a réussi à amasser 6150$ pour la fondation Rêves d’Enfants. Ce voyage éclair a donc été un franc succès sur toute la ligne.

Le magicien de Rouyn est heureux à Denver

ROUYN-NORANDA— Nous étions plus de 400 personnes dans la grande salle de l’école La Source pour célébrer le 50e anniversaire des Citadelles avec Laurent Laflamme et sa flopée de bénévoles.

Parmi tout ce beau monde, il y avait Pierre Turgeon, ancien capitaine du Canadien, de même que son frère Sylvain qui a connu une belle carrière à Hartford et sur les patinoires européennes. Pierre est venu de Denver et Sylvain de Calgary pour participer aux retrouvailles avec leurs amis du Nord-Ouest.

Pierre Turgeon est venu de Denver pour participer aux retrouvailles des Citadelles de Rouyn-Noranda.

Pierre Turgeon est venu de Denver pour participer aux retrouvailles des Citadelles de Rouyn-Noranda.

«C’est incroyable que Pit soit encore à la barre des Citadelles, a dit Pierre Turgeon lors d’une longue entrevue.  Je suis ici pour lui rendre hommage et pour saluer le travail des bénévoles durant les 50 dernières années. C’est ici que tout a commencé pour moi et pour de nombreux autres hockeyeurs. Nous avons été chanceux d’avoir de si bons professeurs. Ils nous ont enseigné à partager avec les plus jeunes».

Le magicien de Rouyn a marqué plus de 500 buts dans la Ligue nationale et il a accumulé plus de 1300 points. Des chiffes qui devraient lui permettre éventuellement d’accéder au panthéon de la renommée.

«J’ai connu mes meilleurs moments à Long Island et à Saint-Louis, poursuit-il. J’ai beaucoup appris sous les ordres d’Alger Arbour. À Saint-Louis, j’ai vécu de fortes sensations avec des coéquipiers comme Brett Hull, Chris Pronger, Al MacInnis et Pavol Demitra».

Dure épreuve

Une fois sa carrière terminée, Turgeon a choisi de s’installer à Denver avec sa belle Élizabeth. Une des raisons, c’est que le soleil brille 300 jours par année dans la capitale du Colorado.

Pierre et son épouse ont vécu un drame terrible lorqu’une de leurs filles s’est tuée dans un accident de la route. Heureusement, ils ont trois autres enfants, mais il y aura toujours un «trou béant» dans la famille, précise-t-il.

Brillant joueur de centre, «Sneaky Pete» était capitaine des Glorieux lorsqu’ils sont déménagés du Forum au Centre Molson en 1996. Les anciens lui ont passé le flambeau, mais il n’a pas eu à le tenir très longtemps. Quelques mois plus tard, il passait aux Blues après avoir frappé trois fois à la porte de Réjean Houle pour demander un échange.

Si c'était à refaire, probablement que Réjean Houle refuserait d'échanger un joueur aussi talentueux que Pierre Turgeon.

Si c’était à refaire, probablement que Réjean Houle refuserait d’échanger un joueur aussi talentueux que Pierre Turgeon.

Presque 20 ans plus tard, Houle reconnaît qu’il aurait probablement dû refuser d’échanger un joueur aussi talentueux, quitte à demander à Vincent Damphousse d’évoluer sur le flanc gauche. Par contre, il voulait ajouter du muscle à sa formation (Shayne Corson et Murray Baron).

«Mon rôle avait changé au sein de l’équipe. J’ai demandé de partir parce que je ne voulais pas ralentir ma carrière», dit simplement Turgeon.

Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il était habitué de gagner sa vie aux États-Unis et qu’il ne tenait pas particulièrement à supporter la pression de Montréal. On ne saura donc jamais ce qui se serait produit s’il avait joué plus longtemps pour le Canadien.

À 44 ans, il est dans une forme resplendissante. Il ne joue plus au hockey, mais il fait beaucoup de vélo. Il prend aussi beaucoup de son temps pour enseigner le hockey à sa fille Valérie. Il se réjouit de l’entrée en scène de Joe Sakic et de Patrick Roy à la barre de l’Avalanche et n’écarte pas la possibilité de s’impliquer dans le club des Anciens. Chose certaine, il demeure un monsieur avec un grand M.