Douche d’eau froide en levée de rideau

C’était la soirée des matamores au Centre Bell. Le Canadien aurait bien aimé offrir une victoire à ses partisans en levée de rideau, mais les «Bay Street Bullies» ont eu le dernier mot (4-3) devant une foule fort déçue.

Comme si ça ne suffisait pas, la troupe de Michel Therrien a perdu les services du poids lourd George Parros pour une période indéterminée. Ce dernier a quitté l’édifice sur une civière après chuté face première contre la patinoire durant son deuxième combat de la soirée avec son «ami» Colton Orr.

On aurait pu entendre voler une mouche lorsque Parros s’est écroulé sur la glace.

Un match ne fait pas une saison, mais le Canadien a manqué nettement d’opportunisme en zone adverse. C’est une lacune qu’il faudra corriger si on veut permettre à Carey Price de souffler un peu. Voici maintenant les échos de ce match inaugural:

L’EXPRESS DU CENTRE BELL

  • Le grand LARS ELLER a été de loin le meilleur joueur du CH. Son deuxième filet a ramené son équipe dans la partie, mais c’était trop peu trop tard.

    Lars Eller a été de loin le meilleur joueur du Canadien dans la défaite de 4-3 contre Toronto.

    Lars Eller a été de loin le meilleur joueur du Canadien dans la défaite de 4-3 contre Toronto.

  • Le défenseur DION PHANEUF a marqué un but très important pour les visiteurs avec un tir précis dans le haut du filet. TYLER BOZAK et le nouveau venu MASON RAYMOND ont ensuite porté la marque 4-2 en faveur des Maple Leafs. Ce dernier a profité d’une rondelle déviée par un patin avant de déjouer Carey Price.
  • TRAVIS MOEN a gagné des points en se portant au secours de BRANDON PRUST.
  • DANIEL BRIÈRE serait-il plus utile s’il était utilisé au centre?
  • JEAN BÉLIVEAU a assisté à la rencontre avec Élise et sa fille Hélène.
  • GUY LAFLEUR, Yvan Cournoyer, Réjean Houle et Jacques Demers ont signé des centaines d’autographes sur le boulevard des Canadiens avant le début de la rencontre.
  • Parmi les anciens joueurs de la Flanelle, il y avait aussi ÉRIC DESJARDINS, Henri Richard, Dickie Moore, Mario Tremblay, André Pronovost, Lucien Deblois, Sergio Momesso, Bob Fillion (93 ans bien sonnés) et GILBERT DIONNE.
  • L’ex-gardien de but GILLES MELOCHE est maintenant recruteur à temps partiel pour les Penguins de Pittsburgh. Il passera une bonne partie de l’hiver en FLORIDE avec sa belle Sylvie.
  • PAT LAFONTAINE, ancien joueur étoile des Islanders, a discuté de hockey avec BOB McKENZIE et l’équipe de TSN.
  • RON FOURNIER a suivi le match sur la passerelle en compagnie de MICHEL TREMBLAY, son patron à 98,5 FM.
  • PIERRE BOIVIN était de la fête avec son épouse Lucie, très impliquée dans la Fondation du CH pour l’Enfance.
  • Le CHANDAIL du Canadien n’a jamais été aussi populaire. Il y en avait des milliers dans les gradins.
  • D’autres échos dans une prochaine chronique.

BRAVO RUSSELL

  • Le receveur Russell Martin, un des joueurs les plus utiles aux Pirates depuis le début du calendrier, a frappé DEUX CIRCUITS dans la victoire de 6-2 contre les Reds, mardi soir. Les Pirates méritent ainsi le droit de participer à la première ronde des séries contre les CARDS de Saint-Louis. Ils n’ont pas joué dans les séries de championnat depuis 1992 et leurs partisans sont au septième ciel.

    Russell Martin a frappé deux circuits dans le match suicide contre les Reds, mardi soir. Les Pirates s'en vont dans les séries pour la première fois en 21 ans.

    Russell Martin a frappé deux circuits dans le match suicide contre les Reds, mardi soir. Les Pirates s’en vont dans les séries pour la première fois en 21 ans.

  • PATRICK ROY fait ses débuts derrière le banc de l’Avalanche, ce soir. Son objectif est de bâtir une équipe qui travaille fort, qui joue avec discipline et qui ne craint pas de se salir les mains pour remporter la victoire. Il vise aussi la COUPE STANLEY, mais quel entraîneur ne dit pas ça!
  • JACQUES DEMERS: «Je suis le dernier entraîneur du Canadien à avoir gagné la coupe et j’en suis fier, mais ça fait déjà 20 ans et le temps est venu que je cède mon titre à quelqu’un d’autre. Je doute que ce soit cette année, mais je pense que l’équipe est sur la bonne voie».

CH mur à mur

LONGUEUIL— Petit arrêt dans un resto de Longueuil avant de prendre la route du Centre Bell pour le match d’ouverture du Bleu Blanc Rouge.

Avant même la présentation des joueurs, les cérémonies d’ouverture et la première mise au jeu, le Canadien envahit les ondes de tous les postes de radio et de télévision. C’est la folie furieuse, comme si on était sur le point d’assister au septième match de la série finale.

Le CH est plus populaire que jamais malgré ses insuccès des 20 dernières années.

Le CH est plus populaire que jamais malgré ses insuccès des 20 dernières années.

Le Canadien a gagné seulement deux petites coupes Stanley depuis 1979 (sous le régime de Serge Savard), mais il est plus populaire que jamais si on se fie à ce qu’on entend un peu partout. Comme si cette province avait besoin d’un exutoir pour les scandales politiques, la commission Charbonneau, les embouteillages et quoi encore.

En tout cas, ce ne sont pas les gérants d’estrades qui font défaut! Tout le monde a son mot à dire sur une équipe qui devra travailler extrêmement fort pour se tailler une place dans les séries.

Bon match et bonne saison de hockey!

Trop beau pour parler hockey, mais…

VICTORIAVILLE– Si vous voulez mon avis, il fait trop beau pour analyser les forces et les faiblesses du Canadien ou de toute autre équipe de hockey. On aura tout l’hiver pour se creuser les méninges.

Quelques heures avant le match inaugural au Centre Bell, voici quand même un «portrait» de ce que nous réserve la saison 2013-1014:

1- CAREY PRICE, toujours le même, sera le point de mire chez le Canadien. C’est par lui que ça passe ou que ça casse. Il a un nouveau professeur et de bonnes intentions. Cela dit, il ne gagnera pas les matchs à lui tout seul. Il faudra que tout le monde mette la main à la pâte. Si P.K. et Galchenyuk continuent de progresser rapidement, MICHEL THERRIEN dormira plus facilement. Il ne faut pas s’attendre à des miracles de DANIEL BRIÈRE, mais il pourrait nous surprendre.

John Tortorella débarque à Vancouver avec des gants blancs et une nouvelle attitude.

John Tortorella débarque à Vancouver avec des gants blancs et une nouvelle attitude.

2- On a hâte de voir si JOHN TORTORELLA sera plus gentil avec les journalistes. Il arrive à Vancouver avec des gants blancs et une nouvelle attitude. Sa mission première: relancer la carrière de ROBERTO LUONGO et motiver les frères Sedin.

3- MARC-ANDRÉ FLEURY est-il capable de regagner la confiance de ses coéquipiers et de la direction des Penguins? C’est loin d’être sûr. L’athlète de Sorel a tout un défi entre les mains.

4- Les RED WINGS de Mike Babcock feront-ils la pluie et le beau temps dans l’Association de l’Est? Ils prennent de l’âge, mais ils ont beaucoup de talent et savent comment gagner. Qui préférez-vous aller voir jouer? Les Red Wings ou les Jets de Winnipeg?

5- Le vieux TIM THOMAS va s’ennuyer de sa mère (et de Boston) devant le filet des Panthers. À 39 ans, on ne prend pas une année sabbatique avant d’aller jouer pour une équipe de deuxième acabit.

6- SID THE KID est-il remis de ses commotions à 100 pour cent? La Ligue nationale a besoin d’un joueur comme lui pour vendre son produit. Il faut donc souhaiter que les matamores le laissent tranquille.

La Ligue nationale a besoin de Sidney Crosby pour vendre son produit.

La Ligue nationale a besoin de Sidney Crosby pour vendre son produit.

7- Les BLACKHAWKS, si bons soient-ils, voudront-ils se défoncer pour viser une troisième coupe Stanley en cinq ans? Le talent est là. S’agit de savoir si la volonté y sera.

8- BRAD RICHARDS, fustigé par Tortorella le printemps dernier, va-t-il rebondir sous la gouverne d’ALAIN VIGNEAULT?

9- VINCENT LECAVALIER, un autre ancien de l’Océanic, est-il prêt à «payer le prix» pour relancer sa carrière? C’est ce que souhaitent les Flyers.

10- MIKE RIBEIRO deviendra-t-il la coqueluche des amateurs de hockey de l’Arizona?

11- DANIEL ALFREDSSON est parti presque en larmes, mais les partisans des Sénateurs peuvent maintenant applaudir le RYAN EXPRESS. L’ancien joueur des Ducks d’Anaheim devrait former un trio du tonnerre avec ERIK KARLSSON et JASON SPEZZA.

12- JONATHAN BERNIER ou JAMES REIMER? D’une façon ou de l’autre, les Maple Leafs demeurent une équipe fragile.

13- Sans Iginla et Kiprusoff, BOB HARTLEY aura besoin de pilules pour les maux d’estomac. Il a aussi un nouveau patron (Brian Burke) peu reconnu pour sa patience.

14- LOUI ERIKSSON sera probablement plus utile aux Bruins que TYLER SEGUIN ne le sera aux Stars de Dallas.

15- ADAM OATES est-il capable de motiver ALEX OVECHKIN et d’en faire un joueur complet?

Voilà. C’est tout pour l’instant.

Denis Brodeur n’avait que des amis

Denis Brodeur, qui vient de mourir à l’âge de 82 ans, a été non seulement un excellent photographe, mais aussi un bon père de famille et un parfait gentilhomme. Je ne lui connaissais aucun ennemi.

J’ai connu Denis à l’époque où il travaillait pour le Montréal-Matin. Son compétiteur direct était André (Toto) Gingras, mais les deux hommes se vouaient un grand respect. Il était toujours de bon conseil pour les jeunes photographes qui tentaient de suivre ses traces.

Denis Brodeur, ex-gardien de but de l'équipe olympique du Canada, en compagnie de son fils Martin, joueur étoile des Devils du New Jersey.

Denis Brodeur, ex-gardien de but de l’équipe olympique du Canada, en compagnie de son fils Martin, joueur étoile des Devils du New Jersey.

Denis avait le grand avantage d’avoir été joueur de hockey et de baseball dans les rangs professionnels. Ça l’a aidé à prendre les meilleures photos dans le feu de l’action. Son talent était reconnu partout au Canada, dans plusieurs villes de la LNH et même en Europe. Grâce à sa lentille, il a collaboré à de nombreux ouvrages sur le monde du sport.

Il y a quelques années, Denis a vendu sa collection de photos de hockey à Ligue nationale pour la jolie somme de 350 000$ U.S.

Je ne sais pas combien de fois je me suis assis avec lui dans la salle de presse pour discuter de sport, de sa carrière de gardien de but et de joueur d’arrêt-court et, bien sûr, de son fils Martin dont il était si fier. Fin observateur, il avait toujours des choses intéressantes à raconter.

«Denis s’est souvent servi de moi comme modèle pour ses photos de baseball, se rappelle Claude Raymond. Il avait le tour avec les athlètes. Il comprenait le jeu et il était toujours respectueux. Vers la fin de ma carrière, j’ai corrigé mon élan après avoir consulté une de ses photos. Denis Brodeur était un monsieur avec un grand M».

Tous les témoignages à son endroit depuis l’annonce de sa mort démontrent qu’il a été un grand champion de la photographie sportive. Qu’il repose en paix.