L’Express du vendredi

En passant

  • PATRICK ROY n’a pas mis de temps à se faire remarquer derrière le banc de l’Avalanche. Il a poussé un peu fort sur la baie vitrée et son vocabulaire semblait laisser à désirer. Il devra apprendre à CALMER SES ARDEURS, mais son tempérament ne changera pas demain matin. Comme dirait PAT BURNS, «Patrick, c’est Patrick». Pour ce qui est de l’amende de 10 000$, ça ne l’empêchera certainement pas de dormir.

    Patrick Roy n'a pas mis de temps à faire la manchette en tant qu'entraîneur de l'Avalanche du Colorado. (Photo wikipedia.ca)

    Patrick Roy n’a pas mis de temps à faire la manchette en tant qu’entraîneur de l’Avalanche du Colorado. (Photo wikipedia.ca)

  • Pensez-vous vraiment que les décideurs de la Ligue nationale vont ABOLIR LES BAGARRES? La majorité des partisans sont en faveur et ça fait vendre des billets. Fin de la discussion?
  • Le CANADIEN a bien fait les choses à LAC-MÉGANTIC. Le contraire aurait été étonnant.
  • Le grand CLAYTON KERSHAW a passé 12 joueurs des Braves dans la mitaine lors du premier match de la série de championnat. Il avait des airs de SANDY KOUFAX. C’est la première fois que les Dodgers participent aux séries depuis le départ de JOE TORRE.
  • Les puissants frappeurs des RED SOX ont toute une commande face aux lanceurs des RAYS de Tampa. La série s’annonce longue.
  • JASON POMINVILLE peut remercier le ciel et la direction du Wild du Minnesota. 28M$ pour cinq ans, ça se prend bien. Ne reste plus qu’à justifier un tel salaire.
  • ÉRIC MESSIER, entraîneur des Rebelles de Sorel-Tracy (Ligue collégiale), a été frappé par la maladie «mangeuse de chair», mais il répond bien aux traitements. Éric a joué dans la LNH pendant 8 ans à Denver et à Miami.
  • BILL LEE a trouvé le secret de sa longévité: la tequila!
  • Selon plusieurs, les BLUES de Saint-Louis possèdent la meilleure brigade défensive de la Ligue nationale.
  • RAYMOND BOURQUE a reçu en cadeau deux livres sur la vie et la carrière de JEAN BÉLIVEAU. Il les lira attentivement car le Gros Bill a été le héros de son enfance.

    Raymond Bourque: en plein le genre de joueur que Jean Béliveau aurait aimé voir dans le chandail du CH.

    Raymond Bourque: en plein le genre de joueur que Jean Béliveau aurait aimé voir dans le chandail du CH.

  • Il faudrait que l’équipe INTERNATIONALE gagne la coupe des Présidents pour mettre un peu de piquant dans la sauce.
  • Le 7e tournoi bénéfice de GOLF QUÉBEC a permis d’amasser presque 75 000$ pour la relève. Tous les échos dans une prochaine chronique.
  • Le quart-arrière JORDAN HEATHER, fer de lance des Gaiters de Bishop’s, est originaire d’Oromocto, une petite ville du Nouveau-Brunswick. Sa cible préférée est ALEXANDER FOX.
  • Pas mal d’accord avec les propos de JACQUES PARIZEAU. Le monsieur a du vécu et ne parle pas à travers son chapeau.
  • FRANCIS ROUILLER, de Plessisville, et CAROLINE CIOT, de l’Université de Montréal, ont enlevé les honneurs du championnat de golf universitaire à MILBY.
  • On me dit que l’hippodrome de TROIS-RIVIÈRES fonctionne de mieux en mieux. Bravo.
  • La circulation dans la région de MONTRÉAL: pathétique.
  • Parmi les joueurs qui connaissent une saison difficile, il faut ajouter le nom de BARACK OBAMA!
  • CARLOS BELTRAN, des Cards, a maintenant frappé 15 circuits dans les séries de championnat. Le record (29) appartient à MANNY RAMIREZ, ancien voltigeur des Red Sox.
  • FÉLIX POTVIN, entraîneur des Cantonniers de Magog, choisit ALEX OVECHKIN pour gagner le championnat des marqueurs et le trophée Hart. Il prédit aussi que le CANADIEN terminera la saison en 14e position. Ça va faire jaser dans son coin de pays.
  • L’ex-collègue ROBERT CADIEUX n’est plus capable d’entendre le chant du TOMAHAWK des partisans des Braves. Il n’est pas le seul.

LE MOT D’HUMOUR

Dans les annonces classées: «Robe de mariée à vendre. Grandeur 8. Utilisée une seule fois… par erreur».

La voix d’or des Dodgers

Le début des séries de championnat du baseball majeur coïncide avec le festival des couleurs. La plus belle saison de l’année, mais malheureusement trop courte.

Ce matin, j’aimerais souligner le retour des Dodgers dans les séries en vous parlant de Vincent Scully, le meilleur et le plus durable commentateur de l’histoire du baseball.

Même s’il fêtera ses 86 ans le mois prochain, Scully a déjà annoncé qu’il serait de retour au micro des Dodgers pour une 65e et dernière saison en 2014. Sa carrière est tout simplement phénoménale et elle n’est surtout pas le fruit du hasard.

L'increvable Vin Scully décrit les exploits des Dodgers depuis 1950.

L’increvable Vin Scully décrit les exploits des Dodgers depuis 1950.

Même s’il a été l’objet de tous les honneurs imaginables et s’il a son étoile sur Sunset Boulevard, Scully est un homme d’une grande humilité. Il ne joue jamais à la vedette et il se prépare pour chaque partie comme si c’était sa dernière. Il ne laisse rien au hasard et il a le provilège de pouvoir piger dans un réservoir inépuisable d’histoires et d’anecdotes depuis ses débuts à Brooklyn avec Duke Snider, Roy Campanella et Jackie Robinson.

Scully n’est pas du genre à parler pour ne rien dire. Avant de raconter une histoire, il s’assure qu’elle est fondée, qu’il n’oublie personne ni aucun détail. Il croit que les amateurs de baseball, en général, sont des connaisseurs et il ne veut surtout pas les décevoir.

Scully est seul en ondes de la première à la dernière manche. Il ne boit pas durant la partie pour ne pas avoir envie d’aller aux toilettes, mais il croque des bonbons durs pour lubrifier ses cordes vocales. De plus, il ne fume jamais et il se garde de hausser le ton inutilement.

Parmi les grands moments de sa carrière, il y a les quatre parties sans point ni coup sûr de Sandy Koufax, le circuit dramatique de Kirk Gibson en Série mondiale et le 715e circuit d’Hank Aaron en avril 1974.

Parfois, quand il est seul dans sa chambre d’hôtel, il lui arrive de se demander ce qu’il fait dans cette galère à 85 ans, puis il se dit que c’est un métier qu’il adore et que l’argent servira à l’éducation de sa progéniture.

Dans une longue entrevue avec Chuck Culpepper, un journaliste de Los Angeles, il a déclaré récemment: «le Bon Dieu m’a fait plusieurs cadeaux. Il m’a donné un job que j’aime alors que j’étais encore jeune. Il m’a aussi donné la santé, une femme en or et un certain talent pour pratiquer mon métier. Je n’utiliserai jamais la modestie pour m’attirer d’autres compliments. C’est la dernière chose que je voudrais faire. Je dis simplement merci, puis la vie continue».

Quel commentateur ne rêverait pas d’avoir une carrière aussi étincelante?

Au Québec, les commentateurs sont souvent placés sur la voie d’évitement quand ils arrivent à 60 ans. Aux États-Unis, c’est tout le contraire et Scully en est le meilleur exemple.

 

 

 

Les anniversaires du vendredi 4 octobre

En passant

  • TONY LaRUSSA, ancien gérant des Athletics et des Cards, 69 ans.
  • VIC HADFIELD, ancien joueur des Rangers, 73 ans.
  • SYLVAIN COURCELLES, pro de golf au Château Montebello, 46 ans.
  • JERED WEAVER, lanceur étoile des Angels, 31 ans.
  • JUSTIN WILLIAMS, des Kings de Los Angeles, 32 ans.
  • BILL ATKINSON, ancien lanceur des Expos, 59 ans.
  • PIERRE ALLAIRE, du club de golf Islesmere, 57 ans.
  • JULIEN CLERC, chanteur français, 66 ans.
  • KURTIS COURNOYER, vendeur chez Lauzon Porsche à Laval, 28 ans.
  • SUSAN SARANDON, actrice américaine, 67 ans.
  • SAM HUFF, ancien joueur des Giants de New York, 79 ans.
  • JIMY WILLIAMS, ex-gérant des Red Sox, 70 ans.
  • JIMMY ORR, football, 78 ans.
  • JOHN WATHAN, ancien joueur des Royals, 64 ans.
  • CHARLIE LIEBRANDT, ex-lanceur des Royals, 57 ans.
  • STÉPHANE SOULIÈRE, des JSH.

Le prix Pierre-Nadon va à Jocelyne Bourassa

Jeudi après-midi, au club de René et Céline, j’ai eu l’insigne honneur de présenter le prix Pierre-Nadon à Jocelyne Bourassa pour son soutien inlassable à la cause du golf. Voici mon petit discours de circonstances:

«Mario Brisebois et moi avons eu le chance et le bonheur d’être des amis proches de Pierre Nadon et d’avoir fait une vingtaine de voyages de golf en sa compagnie dans la magnifique région de Cape Cod.

Pour son soutien inlassable à la cause du golf, Jocelyne Bourassa est lauréate 2013 du prix Pierre-Nadon.

Pour son soutien inlassable à la cause du golf, Jocelyne Bourassa est lauréate 2013 du prix Pierre-Nadon. (Photo golfquebec.org)

On l’appelait «le Bear». Pas parce qu’il jouait aussi bien que Jack Nicklaus, mais parce qu’il était poilu comme un ours!

Pierre se débrouillait très bien avec son bois 1, mais c’était un véritable désastre chaque fois qu’il s’approchait du vert avec un wedge à la main. Parfois, c’était même drôle à s’en tordre les boyaux.

Pierre était aussi un historien du golf, une espèce d’encyclopédie, un excellent cuisinier (c’est toujours utile en voyage), un très bon observateur et un pince-sans-rire. Une fois où je m’étais présenté sur le parcours tout vêtu de noir, il m’a dit: «Tu me fais penser à Gary Player. D’ailleurs, t’es aussi «bullshiter» que lui!»

Il adorait la musique sous toutes ses formes et connaissait les titres de presque toutes les chansons. Un vrai juke box!

L’ami Pierre a travaillé à La Patrie, au Montréal-Matin et à La Presse comme journaliste et chef de pupitre. Il a aussi été éditeur de Golf Canada pour le Québec. En parlant du tournoi des Maîtres, il a écrit un jour: «La grand-messe en soutane verte». C’est une phrase que je n’ai jamais oubliée.

Je suis très heureux qu’on ait créé ce prix pour honorer sa mémoire et je suis encore plus content de le présenter à Jocelyne Bourassa, notre grande dame du golf.

Pas besoin de vous rappeler tous les exploits de notre Jojo nationale, championne du tournoi La Canadienne il y a déjà 40 ans et ex-directrice de la Classique du Maurier. C’est sans parler de sa générosité proverbiale et de son bénévolat pour la relève. On me dit qu’il lui arrive même de fouiller dans sa bourse pour aider nos jeunes.

Le prix Pierre-Nadon a été créé pour honorer la mémoire de l'ancien journaliste Pierre Nadon, historien du golf.

Le prix Pierre-Nadon a été créé pour honorer la mémoire de l’ancien journaliste Pierre Nadon, historien du golf.

Le prix Pierre-Nadon lui est remis pour souligner son soutien inlassable à la cause du golf. Du haut du ciel où il est devenu un «scratch golfeur», l’ami Pierre est fier de savoir que son trophée va à quelqu’un qui le mérite tellement.

En terminant, je trouve juste dommage que le temps passe trop vite. 1973, me semble que c’était hier. Merci de votre attention».