À la boutique du pro + la Java du jeudi

Les employés des boutiques de golf en entendent souvent des «vertes et des pas mûres». Voici quelques perles:

1- Bonjour, monsieur. Vous me dites que les frais de jeu sont de 39$. Est-ce que ça comprend le golf?

2- J’ai réservé un temps de départ pour jeudi dans deux semaines. Quelle température prévoyez-vous?

3- Je suis coincé dans le trafic et je serai un peu en retard au club. Est-il possible de me faire partir un peu plus vite?

Les responsables en voient de toutes les couleurs à la boutique de golf.

Les responsables en voient de toutes les couleurs à la boutique de golf.

4- Combien ça coûte? 50 piastres? Je vais consulter mes partenaires avant de décider.

5- Si vous me donnez le choix entre un départ à 8h. et un autre à 8h.20, je vais prendre celui de 8h.20. Il fera plus chaud.

6- Est-ce que je suis au bon club et au bon numéro?

7- Mes enfants ont volé des balles dans votre champ d’exercice. Êtes-vous intéressés à les racheter?

8- Vous me dites que vous avez un code vestimentaire. Alors, est-ce que je peux jouer en camisole et en gougounes?

9- Avez-vous des bâtons à louer? Si oui, est-ce qu’ils sont bons?

10- Mon mari vient d’appeler à la maison et il dit qu’il est rendu au 15e trou. Il lui reste combien de trous à jouer avant d’avoir fini sa ronde?

11- C’est combien pour un panier de balles? Est-ce le même prix pour un petit ou un grand panier?

12- On me dit que vous avez un tarif spécial après 2h. Ça commence à quelle heure?

13- Est-ce que je pourrais avoir un départ entre midi et midi 05. En après-midi, si possible.

14- Quelle température il va faire aujourd’hui? Vous allez me rembourser en cas de pluie?

15- On me dit que votre parcours est particulièrement difficile. Vous avez le temps de me fournir des explications?

Java du jeudi

  • LA PLACE BELL, un complexe culturel et sportif pouvant accueillir 10 000 personnes, sera construit à deux pas de la station de métro MONTMORENCY à Laval. C’est ce que nous apprend ÉTIENNE PHÉNIX, de radio NRJ. L’ouverture de la Place Bell est prévue pour 2017.
  • Tel que prévu, le gaucher MADISON BUMGARNER a été sans pitié pour les joueurs des Pirates et BRANDON CRAWFORD a cogné un grand chelem pour mener les GIANTS de San Francisco à une victoire sans équivoque de 8-0 dans le match suicide de la Ligue nationale. C’était leur 8e victoire de suite dans les séries de championnat. Ils affronteront maintenant WASHINGTON en demi-finale.

    Madison Bumgarner a limité les Pirates à quatre maigres coups sûrs et il a passé 10 frappeurs dans la mitaine.

    Madison Bumgarner a limité les Pirates à quatre maigres coups sûrs et il a passé 10 frappeurs dans la mitaine.

  • BILL BELICHICK, des Patriots, n’est pas passé de génie à MORON en l’espace de quatre matchs. On va lui donner un peu de temps pour relancer son équipe.
  • Moen ou Bournival? Ce n’est pas un choix très difficile. Un vétéran en perte de vitesse versus un jeune ne pleine ascension.
  • CHARLES-ANDRÉ MARCHAND, qui faisait la description des matchs des ALOUETTES depuis sept ans, a été congédié pour avoir écrit une chronique incendiaire sur le web (Opinion +) concernant le ROUGE & OR de l’Université Laval. Il a 53 ans.
  • MARC FOUCAULT, Paul Vaillancourt et le capitaine LARRY MACAULEY ont mené l’équipe senior d’Ottawa à une troisième victoire d’affilée dans les rencontres QUÉBEC-ONTARIO. Les matchs avaient lieu au club Smugglers Glen de GANANOQUE, dans la région des Mille-Iles. Foucault a été la grande vedette du tournoi avec trois aigles.
  • L’équipe de l’Ontario était dirigée par DAVE CLAYTON et celle du Québec par ANDRÉ MALTAIS. Les meilleurs représentants de la Belle Province ont été TOM BISSEGER, Richard Demers et André Maltais. Des mentions honorables à GILLES GAREAU, Paul Labonté et Mike Veilleux.

    Antoine L'Estage poursuit son épopée dans le monde des rallyes automobiles.

    Antoine L’Estage poursuit son épopée dans le monde des rallyes automobiles.

  • ANTOINE L’ESTAGE, six fois champion nord-américain, participe au rallye PACIFIC FOREST en fin de semaine. C’est la quatrième étape du championnat canadien.
  • Le nouveau livre THE GREAT EIGHT raconte l’histoire de la dynastie de la BIG RED MACHINE. Au sujet de PETE ROSE, son ancien coéquipier JOE MORGAN déclare: «Pete est le seul joueur que j’ai vu afficher la même intensité du premier match pré-saison jusqu’à la septième partie de la Série mondiale». Très beau compliment.
  • NORMAN FLYNN, ex-entraîneur de la LHJMQ, est d’avis qu’il faut utiliser JARED TINORDI comme sixième ou septième défenseur et lui DONNER LE TEMPS d’apprivoiser le métier, d’autant qu’il n’est pas le meilleur patineur. D’autre part, Flynn se montre très sceptique au sujet de TOM GILBERT.
  • Il y a 20 ans cette semaine, on assistait à la fusion des stations de radio Télémédia et Radiomutuel. Un moment-clé dans l’histoire de la radio au Québec. C’était la fin d’une vive compétition sur les ondes de la radio privée.
  • GILLES ROBICHAUD, de Laval, n’a pas oublié les exploits d’ANDRÉ PRATTE dans la Ligue Senior provinciale. Il a été son coéquipier à Sherbrooke et à Plessisville.
  • PKP: à gauche, à droite ou en avant?
  • MARC BERGEVIN a donc l’air sérieux quand il regarde jouer son équipe avec LARRY CARRIÈRE et RICK DUDLEY.
  • Au United Center de Chicago, JAMES CORNELISON chante «O Canada» en français. Bravo.
  • MARIO BRISEBOIS au sujet de la déconfiture des Américains en coupe Ryder et des commentaires étonnants de PHIL MICKELSON: «Lefty a raté une belle occasion de se taire. Tu ne critiques pas une légende comme TOM WATSON. À ce que je sache, Watson n’avait pas aucun bâton et aucune balle dans les mains à Gleneagles».
  • Très belle journée à MILBY pendant le festival des couleurs avec BEN LAPIERRE, Jean Désautels et mon frère Bill. Le vieux Ben (82 ans) se défend encore très bien depuis les marqueurs verts, mais son fer droit en arrache. Au 12e trou, JEAN DÉSAUTELS a déclaré: «On travaille fort, pis on n’est pas payé cher!»

    Robert Pilon est parti chasser la perdrix hongroise en Saskatchewan.

    Robert Pilon est parti chasser la perdrix hongroise en Saskatchewan.

  • ROBERT PILON, président de Barwood-Pilon à Laval, est parti à la chasse aux perdrix hongroises en SASKATCHEWAN avec son vieux copain DOMENIC FAZIOLI, propriétaire du resto La Cantina. Ça promet!
  • La dépouille du maire ULRICK CHÉRUBIN sera exposée en chapelle ardente au Théâtre des Eskers d’AMOS durant toute la journée de vendredi. Les funérailles auront lieu samedi après-midi.
  • Je ne savais pas que MICHEL THERRIEN avait été le garde-du-corps de ROCH VOISINE. Et vous?

Le mot d’humour

Le juge se tourne vers l’accusé et lui dit: «M. Jolicoeur, j’ai révisé votre cas très soigneusement et j’ai décidé de donner 1500$ par mois à votre épouse».

– «C’est très bien, Votre Honneur. Une fois de temps en temps, je lui enverrai moi aussi un peu d’argent!»

Phil Mickelson au banc des accusés

Sans doute frustré d’avoir subi la défaite une huitième fois en 10 participations au tournoi de la coupe Ryder, le vétéran Phil Mickelson a osé s’en prendre au capitaine Tom Watson avant de quitter l’Écosse.

Cette drôle de décision lui a valu d’être sévèrement critiqué par Colin Montgomerie, Nick Faldo et Brandel Chamblee, pour ne nommer que ceux-là.

Phil Mickelson a montré sa frustration en s'attaquant à son capitaine Tom Watson.

Phil Mickelson a montré sa frustration en s’attaquant à son capitaine Tom Watson.

Après avoir vu son équipe s’incliner devant les Européens à Gleneagles, Mickelson a déclaré: «Nous avions une formule gagnante à Valhalla (2008) et nous l’avons abandonnée dans les trois derniers tournois de la coupe Ryder. Paul Azinger (alors capitaine des Américains) avait impliqué tout le monde dans sa démarche. C’est ce que nous faisons en Coupe des Présidents et nous avons du succès. Je pense qu’il faut retourner à cette formule».

Il s’agissait d’une flèche empoisonnée en direction de Tom Watson qui,à 65 ans, a fait de son mieux pour guider son équipe à la victoire. S’il faut en croire Lefty, Watson n’était pas suffisamment proche de ses joueurs. Peut-être aussi lui en voulait-il pour l’avoir mis de côté lors des matchs en duos, samedi.

Monty s’insurge

En prenant connaissance des commentaires de Mickelson, l’Écossais Colin Montgomerie, grand champion de la coupe Ryder, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère: «Tu dois supporter ton capitaine en toute circonstance. Devant le public, tu lui dois respect et honneur. La PGA d’Amérique a choisi Tom (Watson) pour diriger son équipe en croyant qu’il était le meilleur homme disponible.

«Les Européens ont mieux joué à Gleneagles. C’est aussi simple que ça, a poursuivi Monty. Watson a fait de son mieux avec les joueurs à sa disposition. Le capitaine n’est pas la personne la plus importante. Ce sont les joueurs qui gagnent ou qui perdent des points».

Colin Montgomerie ne s'est pas gêné pour critiquer l'attitude de Mickelson.

Colin Montgomerie ne s’est pas gêné pour critiquer l’attitude de Mickelson.

Montgomerie blâme aussi Mickelson d’avoir fait le voyage en Écosse à bord de son avion personnel au lieu d’accompagner l’équipe. «Tu commences et tu finis à 12 joueurs», a-t-il dit.

Nick Faldo, capitaine de l’équipe perdante à Valhalla, a renchéri en disant: «Cela aurait dû rester privé. Phil ne respecte certainement pas son capitaine. Il vient de le lancer sous l’autobus!»

Une mutinerie

Brandel Chamblee, analyste au Golf Channel, ne s’est pas fait prier pour en remettre: «On vient d’assister à une mutinerie par un seul homme, Phil Mickelson. On cherche une raison pour expliquer les défaites répétées des Américains en coupe Ryder. Il suffit de regarder Mickelson. Il a corrompu l’expérience de la coupe Ryder. Au fil des ans, il aurait pu faire tellement mieux dans ce genre de compétition et il n’est pas le seul».

Tiens toé!

Mickelson se retrouve au banc des accusés, mais il n’est certes pas le seul responsable de la défaite des Américains. Le tournoi s’est joué durant les deux premières journée alors que les Européens ont amassé sept points sur huit dans les matchs à coups alternatifs (foursomes).

En déficit 6-10 le dimanche matin, les Américains ont tenté tant bien que mal de remonter la pente, mais elle était trop abrupte contre une équipe aussi aguerrie. Les Européens ont le vent dans les voiles depuis la fin des années 1990. Ils ont non seulement d’excellents joueurs, mais aussi de formidables leaders (Montogmerie, Olazabal, Clarke, McGinley, McDowell…).

Enfin, on pourrait ajouter qu’il est plus facile d’avoir un bon esprit d’équipe quand on remporte la victoire.

Pas de miracle à Gleneagles

Les Européens conservent la coupe Ryder

Il était environ 11h.33, heure du Québec, lorsque le Gallois Jamie Donaldson a réussi un coup de fer absolument parfait pour éliminer Keegan Bradley et confirmer la victoire des Européens en coupe Ryder.

Tirant de l’arrière 6-10 avant les matchs en simple, Américains ont trimé dur pour renverser la vapeur, mais ils se sont butés à de redoutables adversaires et n’ont pu éviter une 8e défaite dans les 10 derniers tournois.

Paul McGinley était fou de joie après la  victoire des Européens en coupe Ryder, leur 8e dans les 10 derniers tournois.

Paul McGinley était fou de joie après la victoire des Européens en coupe Ryder, leur 8e dans les 10 derniers tournois.

En début de journée, le numéro un mondial Rory McIlroy a sonné la charge avec une victoire convaincante contre Rickie Fowler (5 et 4), puis Graeme McDowell, toujours excellent dans ce genre de compétition, est venu de l’arrière pour battre le jeune Jordan Spieth (2 et 1).

Martin Kaymer et Justin Rose ont ensuite mis la table avec un gain facile contre Bubba Watson et un match nul face à Hunter Mahan. Ce n’était plus qu’une formalité avant que les Européens sortent les bouteilles de champagne. Pointage finale: EUROPE 16 1/2, ÉTATS-UNIS 11 1/2.

«Chapeau à nos adversaires, a dit le capitaine Tom Watson, visiblement déçu. Ce sont les matchs en coups alternatifs qui ont fait la différence en fin de semaine». Il avait bien raison. Les Européens ont amassé sept points sur une possibilité de huit dans les épreuves «foursomes».

Paul McGinley, capitaine des Européens, était naturellement fou de joie, d’autant que Tom Watson était son idole de jeunesse. «J’ai passé une semaine extraordinaire en sa compagnie, a-t-il dit. Tom est un gentilhomme et un très grand champion. C’est un moment que je n’oublierai jamais»

De toute évidence, les compétitions «match play» sont la tasse de thé des Européens. Et comme le disait si bien Johnny Miller: «Ils ont produit tellement de grands champions depuis l’entrée en scène de Seve Ballesteros».

Les Américains on de quoi se poser des questions. Le tournoi 2016 aura lieu au club Hazeltine, au Minnesota.

D’autres échos dans une prochaine chronique.

Européens trop forts à Gleneagles

Les Européens ont poursuivi leur nette domination dans les matchs en coups alternatifs pour prendre une confortable avance de 10-6 sur les États-Unis avant le dernier segment de la coupe Ryder.

Encouragés par une foule partisane, les protégés de Paul McGinley ont été sans pitié pour les visiteurs. Comme la veille, ils ont arraché trois points et demi sur une possibilité de quatre pour se donner un joli coussin avant les 12 matchs en simple.

Les duos McDowell-Dubuisson et McIlroy-Garcia ont été particulièrement impressionnants. «C’est facile de jouer avec Victor, a dit McDowell. Il a tellement de talent qu’il deviendra une super vedette». Les deux hommes l’ont emporté 5 et 4 contre Rickie Fowler et Jimmy Walker.

Garcia et McIlroy ont vaincu le duo Furyk-Mahan 3 et 2. Lee Westwood et Jamie Donaldson ont eu la vie plus difficle contre Zach Johnson et Matt Kuchar, mais ils ont fini par l’emporter 2 et 1. Finalement, Justin Rose et Martin Kaymer ont joué de chance au 18e trou pour arracher un gros demi-point aux jeunes Jordan Spieth et Patrick Reed.

Jumelé à Graeme McDowell, le Français Victor Dubuisson a gagné ses deux premiers matchs en coupe Ryder.

Jumelé à Graeme McDowell, le Français Victor Dubuisson a gagné ses deux premiers matchs en coupe Ryder.

Fier de ses joueurs, Paul McGinley a déclaré: «Nous avons effacé un déficit semblable pour gagner à Medinah en 2012. Il n’est donc pas question de nous reposer sur nos lauriers. Nous serons prêts à faire feu dimanche matin».

Très conscient de l’immense défi qui attend son équipe, Tom Watson a déclaré: «Nous avons très bien joué dans les matchs «deux balles, meilleure balle», mais ils ont fait encore mieux dans les rencontres en coups alternatifs. Tout n’est pas perdu. Voyons voir ce qui arrivera dimanche».

Il est à noter que Watson a ignoré Phil Mickelson et Keegan Bradley pour les matchs de samedi. Les deux hommes avaient compilé une fiche de 1-1 en première journée.

Comme dirait Boom-Boom Geoffrion, les Américains sont «accumulés au pied du mur». Ça prendrait un miracle pour qu’ils quittent Gleneagles avec le trophée. Pour ce faire, ils devront gagner neuf des 12 matchs en simple contre une équipe très aguerrie. Les États-Unis n’ont pas gagné en sol européen depuis 1993 et ils sont menacés de subir une huitième défaite dans les 10 derniers tournois.

De toute évidence, le vent souffle vers l’est depuis le jour (1979) où Jack Nicklaus a insisté pour que tous les pays d’Europe soient impliqués dans la compétition. En tout cas, le tournoi est plus populaire que jamais. On vient de partout à travers le monde pour assister à la compétition et l’auditoire télé est estimé à 600 millions de personnes.