La dynastie du Canadien en chiffres

Que serait le Canadien sans son passé? Sans le Rocket, le Gros Bill, Boom Boom, Flower, Pointu, le Sénateur, Casseau, Carbo et tant d’autres?

La prochaine fois que vous irez au Centre Bell, prenez le temps de bien observer et vous découvrirez des choses parfois plus intéressantes que le match qui va suivre.

Il y a bien sûr le Hall des Légendes au niveau 200, les photos des 24 équipes championnes de la coupe Stanley ainsi que le panthéon des Glorieux à l’étage inférieur.

Près de la boutique du CH, il y a aussi un large panneau qui résume la dynastie du Canadien en chiffres:

3- Le nombre de marqueurs de 500 buts dans l’histoire de l’équipe (Lafleur, Béliveau et le Rocket).

Maurice Richard a été le premier joueur du Canadien à marquer 500 buts. Il a été suivi par Jean Béliveau et Guy Lafleur.

Maurice Richard a été le premier joueur du Canadien à marquer 500 buts. Il a été suivi par Jean Béliveau et Guy Lafleur.

5- Cinq conquêtes consécutives de la coupe Stanley à la fin des années 1950.

8- Le total de défaites durant la saison 1976-77. Fiche globale: 60-8-12. Une équipe quasi parfaite.

10- Le nombre de victoires d’affilée en prolongation durant les séries de 1993. Un record qui ne sera jamais battu.

11- Les 11 coupes Stanley d’Henri Richard. «J’étais au bon endroit au bon moment», dit-il à qui veut l’entendre.

17- Le nombre de chandails retirés et hissés au plafond du Centre Bell: Plante, Harvey, Béliveau, Geoffrion, Morenz, M. Richard, Lafleur, Moore, Cournoyer, H. Richard, Savard, Robinson, Gainey, Dryden, Roy, Lach et Émile Bouchard.

21- Le nombre de fois où le Canadien a conservé le meilleur dossier de toute la Ligue nationale.

22- Le total de blanchissages de George Hainsworth durant la saison 1928-29.

24- Le nombre de conquêtes de la coupe Stanley. À quand la 25e?

28- Les gardiens de but du Canadien ont gagné 28 fois le trophée Vézina. Jacques Plante vient en tête de liste avec sept trophées.

33- Le total de participations à la finale de la coupe Stanley. Fiche globale: 24-9.

44- Jean Béliveau a marqué trois buts en 44 secondes contre Terry Sawchuk, le 5 novembre 1955.

Jean Béliveau a déjoué Terry Sawchuk trois fois en 44 secondes, le 5 novembre 1955.

Jean Béliveau a déjoué Terry Sawchuk trois fois en 44 secondes, le 5 novembre 1955.

50- En 1944-45, Maurice Richard est devenu le premier joueur à marquer 50 buts en autant de parties.

55- Le nombre de joueurs et de bâtisseurs du Canadien qui sont membres du Panthéon de la renommée.

60- Seulement deux joueurs du Bleu Blanc Rouge ont marqué 60 buts durant la même campagne: Steve Shutt et Guy Lafleur.

72- Le Canadien a évolué au Forum de Montréal durant 72 ans et y a remporté 22 de ses 24 coupes Stanley. Depuis le déménagement au Centre Bell: zéro en 18.

90- Le total de séries gagnées par le Bleu Blanc Rouge.

100- Le centenaire de l’équipe a été célébré de grandiose façon en 2009.

CH-Boston avec fiston

Je ne vous avait pas dit que les choses changent vite dans le monde du sport?

Après une semaine misérable où il s’est attiré les critiques les plus acerbes, le Canadien se farcit les Hurricanes au Centre Bell, puis s’en va battre les méchants Bruins à Boston, quasiment une main dans le dos, et tout le monde est heureux. Ainsi va la vie dans l’univers du CH.

Mon fils Alexandre (à droite) avec un de ses élèves.

Mon fils Alexandre (à droite) avec un de ses partenaires de golf.

Jeudi soir, je suis allé le voir le match dans un resto-bar des Cantons de l’Est avec mon fils Alexandre, professionnel de golf en Outaouais (Château Cartier). Il y avait une belle ambiance et une couple de partisans des Bruins plutôt tranquilles!

Alex vient d’avoir 28 ans. Il est trop jeune pour avoir vu jouer Lafleur et le Big Three. Encore moins Béliveau, Boom-Boom et Dickie Moore. Pourtant, il aime le CH autant que j’ai pu aimer cette équipe à l’époque où elle empilait les coupes Stanley.

Il s’emballe quand il est question de Carey Price, P.K., Gallagher, Galchenyuk ou Pacioretty. Il pense aussi que le jeune Bournival va devenir un excellent joueur de hockey.

Ce n’est pas tout. Il me répète ad vitam aeternam que nous vivons à une autre époque, que le Canadien se débat du mieux qu’il peut dans une ligue à 30 équipes et qu’il faut laisser du temps à Bergevin pour corriger les erreurs de ses prédécesseurs. Si ça continue, il va finir par me convaincre!

Mon humble opinion? Quand le CH joue «la pédale au fond», il nous cause de belles surprises, comme on l’a vu récemment face aux Bruins et aux Blackhawks. Lorsqu’il y a trop de «passagers» dans l’autobus, la sauce se gâte rapidement.

Une chose est certaine: la course pour une place dans les séries sera féroce après le congé des Jeux olympiques. Chaque petit point sera important.

Honteux et inacceptable

Honteux, abominable, insultant, inacceptable, etc… Les pires adjectifs sont de mise pour décrire le rendement du Canadien contre Washington, samedi soir.

Le navire coule à pic et je me demande encore comment Michel Therrien a fait pour garder son calme devant les journalistes après avoir vu ses joueurs offrir un spectacle aussi minable à leurs fidèles partisans. Entre quatre murs, il devait faire du sang de cochon.

Michel Therrien doit faire de grands efforts pour garder son calme devant les journalistes.

Michel Therrien doit faire de grands efforts pour garder son calme devant les journalistes.

«Ça nous fait mal. Il faut jeter ce match à la poubelle et repartir à zéro. Je n’ai rien contre l’adversité. Toutes les équipes passent par là. C’est la façon dont nous allons réagir qui importe», a-t-il dit en résumé devant la caméra.

En studio, Mario Tremblay et Guy Carbonneau, deux anciens joueurs qui en ont vu de toutes les couleurs derrière le banc du Canadien, se morfondaient à expliquer cette triste débandade en compagnie de Marc Denis.

Ils ont souligné avec raison le manque d’effort, l’indiscipline et le trop grand nombre de «passagers» au sein du club. Ils n’ont pointé personne en particulier parce que tous les joueurs ont leur part de responsabilité.

De toute évidence, cette petite équipe a joué «au-dessus de sa tête» pendant 30 ou 40 matchs et le réveil est brutal. Le Canadien devra maintenant se battre avec plusieurs clubs pour se tailler une place dans les séries. À les voir jouer depuis quelque temps, on croirait bien que leur chien est mort.

Heureusement, les choses changent vite dans le monde du sport, mais Therrien a toute une commande sur les bras. Sera-t-il capable de s’imposer afin que tout le monde pousse dans la même direction? Si la dissension s’installe, il est cuit.

Une autre question: le Canadien a-t-il le bon capitaine? «Pas dans mon livre à moi», dirait Stan.

Si Marc Bergevin a la moindre chance d’effectuer un échange pour secouer l’équipe, c’est temps plus que jamais.

Une autre défaite gênante

Après la défaite à Pittsburgh, on espérait que le Canadien rebondisse sur la patinoire des Red Wings, mais c’est le contraire qui s’est produit.

La troupe de Michel Therrien s’est écrasée devant une équipe décimée par les blessures et un gardien de but réserviste. Pis encore, elle n’a jamais été menaçante. On aurait dit que le Canadien était battu avant l’interprétation des hymnes nationaux.

Quelques explications aux récents déboires du Tricolore:

  1. Desharnais et Brière ne font rien qui vaille.

    Brendan Gallagher a été le seul marqueur du Canadien à Détroit. Il semble être le seul à vouloir payer le prix.

    Brendan Gallagher a été le seul marqueur du Canadien à Détroit. Il semble être le seul à vouloir payer le prix.

  2. Markov, Gorges et Prust traînent de la patte.
  3. Bourque et Eller sont invisibles.
  4. Gionta est affreux et n’affiche aucun leadership.
  5. P.K. veut trop en faire et multiplie les gaffes.
  6. Emelin dort au gaz après avoir obtenu un contrat de quatre ans.
  7. L’attaque à cinq est quasiment nulle.
  8. C’est la confusion en zone défensive.
  9. L’équipe ne joue pas avec émotion.
  10. Est-ce que ça suffit? Est-ce que la cour est pleine?

Brendan Gallagher semble être le seul à vouloir «payer le prix» en zone ennemie. Derrière son masque, Carey Price doit rager en voyant ses coéquipiers s’enfarger dans leurs patins. Et Michel Therrien doit avoir un mal de fou à trouver le sommeil.

Bout de bordel, d’où viendra l’électro-choc?

P.S. Ça serait tellement plus amusant d’analyser les efforts d’une équipe progresse de jour en jour.