Un vent de jeunesse balaye le Canadien

Même les partisans les plus féroces sont étourdis par les exploits du Canadien depuis la reprise des activités. Comme si l’équipe de l’an passé n’avait jamais existé!

L’avenir nous dira si cette formation est encore «trop petite» pour faire son chemin dans les séries de championnat, mais une chose est certaine: Marc Bergevin est bien placé pour bâtir «quelque chose de solide» avec plusieurs jeunes joueurs.

En scrutant les feuilles de statistiques l’autre soir, j’ai été surpris de constater que le Canadien compte une douzaine de joueurs de 28 ans et moins et non les moindres.

Alex Galchenyuk est le plus jeune espoir du Canadien. Il n'a pas encore 20 ans.

Alex Galchenyuk est le plus jeune espoir du Canadien. Il n’a pas encore 20 ans.

Alex Galchenyuk, appelé à devenir une étoile de la Ligue nationale, n’a encore que 19 ans, soit un an de moins que le fougueux Brendan Gallagher. Gabriel Dumont suit à 22 ans. Dans le groupe des 23-24 ans, on retrouve P.K. Subban, Max Pacioretty, Lars Eller et Ryan White. Viennent ensuite Carey Price (25 ans), David Desharnais (26), puis Brandon Prust, Alexei Emelin, Josh Gorges et Raphael Diaz dans le club des 26-28 ans.

Comme dirait le Père Gédéon s’il était encore maire de Saint-Gérard-de-Beauce: «C’est d’la belle jeunesse en peau de chien!»

Tous les joueurs mentionnés dans le paragraphe précédent sont appelés à s’améliorer. C’est ça qui est encourageant pour la suite des choses. Une équipe championne se bâtit avec de jeunes jambes.

L’Express du vendredi

  • DANIEL ROBIN n’a pas perdu espoir que la lutte demeure une discipline olympique. Une décision finale sera prise à Buenos Aires en septembre prochain. «Nous allons LUTTER jusqu’à la fin», promet l’ancien président du club Médaille d’Or.

    Daniel Robin va se battre pour que la lutte demeure un sport olympique.

    Daniel Robin va se battre pour que la lutte demeure un sport olympique.

  • La rumeur veut que les FLYERS de Philadelphie songent à ramener TERRY MURRAY derrière le banc.
  • Quelques joueurs que j’aurais aimé voir en tirs de barrage: PIERRE LAROUCHE, Mike Bossy, Yvan Cournoyer, Marcel Dionne, Gilbert Perreault, Wayne Gretzky et Bobby Orr. Et vous?
  • BOB FILLION fils, responsable du salon des Anciens Canadiens, ne sera pas de retour au club de golf du DOMAINE ROUVILLE. Il souhaite explorer une nouvelle avenue.
  • HÉLÈNE BÉLIVEAU, fille unique du Grand Jean, a assisté à la dernière victoire du Canadien avec CHRISTIAN BABINEAU, Robert Perreault et Alain Salois.
  • Avec le temps, RICHARD LEGENDRE a appris à aimer le soccer et à en saisir les subtilités. Il est maintenant capable d’apprécier un match qui se termine 1-0.
  • Saviez-vous que 75% des clients de l’Impact sont francophones et que 50% d’entre eux ont entre 18 et 34 ans?

    Richard Legendre est maintenant capable

    Richard Legendre est maintenant capable d’apprécier un match de soccer qui se termine 1-0.

  • MAUDE-AIMÉE LEBLANC, recrue de la LPGA, est maintenant habillée par la compagnie NOVO.
  • JEAN ROBILLARD en est déjà à sa 12e année comme relationniste de la Ligue Midget AAA.
  • CLAUDE BRODEUR, ex-défenseur des Saguenéens et ancien champion à la balle molle, éprouve des ennuis avec son diabète.
  • JEREMY FILOSA, de la station 98,5 FM, a fondu comme neige au soleil en s’entraînant régulièrement. Il suit l’exemple de son patron MICHEL TREMBLAY.
  • ANDRÉANNE PAQUETTE et LIDIA PENNAMPEDE font tourner les têtes dans la salle de presse du Centre Bell. Belles et super gentilles.
  • Les chiffres de JUSTIN TRUDEAU sont meilleurs que ceux de PAULINE MAROIS ou du PLQ!
  • NANA MOUSQUIRI recevra un diplôme Honoris Causa de l’Université McGILL le 30 mai. Elle a vendu plus de 300 millions de disques durant sa carrière.
  • Le PÂTÉ CHINOIS de la salle de presse Jacques-Beauchamp est dur à battre. Le repas favori de FRANÇOIS GAGNON.

Le mot d’humour

Étant donné que le cardinal Ouellet a perdu son élection à Rome, Serge Savard demeure la personnalité la plus connue de l’Abitibi!

Le CH ne sait plus comment perdre

En passant

Les partisans du Canadien ont eu la frousse après avoir vu les coriaces Sénateurs venir de l’arrière pour niveler la marque, mais on dirait que l’équipe de Michel Therrien ne sait plus comment perdre.

Mercredi soir, c’était au tour de Lars Eller de se mettre en vedette avec deux buts, dont celui de la victoire en tirs de barrage. Le grand Danois s’affirme de plus en plus après un début de campagne laborieux. Il possède un bon coup de patin et de très bonnes mains. S’il poursuit dans la même veine, il deviendra un morceau important du casse-tête.

Lars Eller a donné la victoire au Canadien en fusillade.

Lars Eller a donné la victoire au Canadien en fusillade. L’équipe de Michel Therrien totalise 40 points après 27 parties. Incroyable, mais vrai!

Il faut également souligner les efforts de P.K. Subban, le nouveau général à la ligne bleue. Il a joué presque 31 minutes et il a terminé sa soirée de travail avec un but et une passe. Serge Savard a peut-être raison quand il dit que Subban a le potentiel pour devenir le meilleur défenseur de la ligue.

Enfin, donnons aux Sénateurs tout le mérite qui leur appartient. Décimés par des blessures à quatre ou cinq de leurs meilleurs joueurs, ils refusent obstinément de baisser les bras. Ce Paul MacLean est tout un coach.

En direct du Centre Bell

  • LARS ELLER, Alex Galchenyuk et Jakob Silfvergerg ont inscrit des buts de toute beauté en fusillade.
  • DANIEL ALFREDSSON est maintenant zéro en 6 en tirs de barrage.
  • PIERRE BOUCHARD était content de revoir PETE MAHOVLICH, son ancien coéquipier des années 1970. Le grand Pete est recruteur pour les Panthers de la Floride. Il s’est remarié il y a trois ans et il vit toujours à GLENS FALLS dans l’Etat de New York. Ça lui prend trois heures en auto pour se rendre au Centre Bell.
  • Mon ancien collègue PIERRE DUROCHER a assisté au match avec son vieux pote MARC DE FOY. Les deux hommes ont longtemps couvert les activités du Canadien ensemble. «Duro» s’est acheté un terrain dans la région de VAL-DAVID où il fera construire la maison de ses rêves quand l’heure de la retraite aura sonné.

    Marco Schällibaum a assisté à la victoire du Canadien en compagnie

    Marco Schällibaum a assisté à la victoire du Canadien en compagnie de son patron Richard Legendre.

  • RICHARD LEGENDRE, vice-président de l’Impact, était accompagné de l’entraîneur MARCO SCHÄLLIBAUM. L’Impact est confiant de jouer son match inaugural devant plus de 35 000 personnes, samedi, au Stade olympique.
  • CHRIS NEAL fait peur à bien du monde.
  • BOB FILLION, ex-coéquipier du Rocket à la fin des années 1940, visite régulièrement ses amis des Anciens Canadiens. Il aura 93 ans l’été prochain.
  • PATRICK POULIN, Yvon Lambert, Pierre Bouchard et leurs conjointes ont passé la soirée au téléphone afin de recueillir des dons pour la Fondation du Canadien pour l’Enfance. LUCIE BOIVIN était aussi du groupe.
  • ÉLISE BÉLIVEAU, femme de Jean Béliveau, se remet d’une opération à la hanche. On lui souhaite un prompt rétablissement.
  • RON FOURNIER se dit inquiet pour le Canadien dans une série 4 de 7 à cause du petit gabarit de ses joueurs. On aura le temps d’en reparler.
  • YVON LAMBERT sera à Victoriaville jeudi soir. Il mènera l’encan au profit des Tigres Juniors.
  • CAREY PRICE a mal paru sur le troisième but des Sénateurs.
  • Parmi les 21 000 spectateurs, il y avait DANIEL ROBIN, ex-champion de lutte olympique, le restaurateur PIERRE LÉVESQUE, Tina Bell, Guy Blanchette, Sandro D’Annibale, Danièle Sauvageau et l’homme fort PATRICK CÔTÉ.
  • D’autres échos dans une prochaine chronique.

Savard: «P.K. a le potentiel pour être le meilleur»

«Sans prétention, je pense que je peux être fier de mon poulain. Marc Bergevin a pris de très bonnes décisions depuis qu’il est en poste. De plus, Michel Therrien fait de l’excellent travail derrière le banc. Les gars travaillent fort à tous les matchs, si bien que Montréalais et les Québécois ont une équipe dont ils peuvent être fiers», déclare Serge Savard à l’autre bout du fil.

Serge Savard: «Nous avons une équipe dont nous pouvons être fiers».

Serge Savard: «Nous avons une équipe dont nous pouvons être fiers».

Neuf semaines après avoir subi le remplacement du genou droit, le grand Serge prend les choses aisément à sa résidence d’Hilton Head. Il a hâte de recommencer à jouer au golf, mais il ne veut pas brusquer les choses. La patience a toujours été une de ses grandes vertus.

L’ancien patron du Bleu Blanc Rouge a tout son temps pour regarder les matchs à la télé. Il apprécie le «changement de mentalité» au sein de l’équipe et il applaudit la décision de faire confiance aux jeunes Galchenyuk et Gallagher. «Les kids ont du talent et ils ont du guts», précise-t-il.

«Je ne dis pas que le Canadien a le meilleur club de la ligue, mais il nous offre un bon spectacle. Dans une ligue où la parité est aussi importante, rien n’est impossible. Regardez ce qui est arrivé aux Kings de Los Angeles le printemps dernier. Ils ont eu beaucoup de mal à se tailler une place dans les séries, puis ils se sont mis à jouer comme des champions et ils ont gagné la coupe».

Un joueur transformé

Avant d’être directeur général du Canadien, Savard a été un des meilleurs défenseurs de son époque et ses exploits à la ligne bleue lui ont valu d’entrer au Panthéon du hockey en 1986. S’il en est un qui est bien placé pour évaluer le rendement du controversé P.K. Subban, c’est bien lui.

P.K. Subban a tous les atouts pour devenir un joueur étoile.

P.K. Subban a tous les atouts pour devenir un joueur étoile. C’est Serge Savard qui nous le dit.

«Je ne suis pas dans le vestiaire, mais j’ai l’impression qu’ils sont en train d’intégrer P.K. dans l’équipe, dit-il. Il n’agit plus comme un cheval débridé qui court partout sur la patinoire. Ils sont en train de lui montrer ses responsabilités en défense.

«Ce gars-là possède un talent fou. À mon avis, il a le potentiel pour devenir le meilleur défenseur de la ligue. Il est très mobile, bon passeur, excellent patineur et robuste dans les coins de patinoire. Il possède aussi un puissant lancer. Je ne lui trouve aucune faiblesse. S’il atteint son plein potentiel, on va l’aimer pendant longtemps».

P.K. ne pourrait pas recevoir un plus beau compliment. Il a les atouts d’un joueur étoile et il n’a qu’à suivre les recommandations de ses supérieurs pour aller chercher le contrat qu’il convoite. À 23 ans (bientôt 24), tous les espoirs lui sont permis.

Yvon Lambert: «C’était tellement bric-à-brac»

«Est-ce que je suis surpris par les succès du Canadien depuis le début de la saison? Oui, pis non», répond Yvon Lambert.

«Une fois qu’ils ont réglé les problèmes au deuxième étage, la situation a changé radicalement. C’était tellement bric-à-brac, tellement tout croche, sous le régime de Pierre Gauthier et de Bob Gainey. C’était dur pour le coach et dur pour les joueurs.

Yvon Lambert ne se fait pas prier pour analyser la transformation rapide du Canadien.

Yvon Lambert ne se fait pas prier pour analyser la transformation rapide du Canadien.

«Ils ont commis une erreur grave quand ils ont confié l’équipe à Randy Cunneyworth. Non seulement il était unilingue anglophone, mais il n’avait aucune expérience. J’étais triste pour lui parce que je l’ai bien connu à Rochester. Randy est une bonne personne et j’espère qu’il aura l’occasion de se reprendre dans une autre ville».

En ce qui concerne Bob Gainey, avec qui il est allé très souvent à la guerre, Lambert ajoute: «Bob a été aux prises avec des problèmes personnels et il a pris de mauvaises décisions. Il était encore populaire à Montréal, mais l’équipe allait mal et il devait faire face à la mitraille des partisans. Le métier de directeur général n’est pas le même à Montréal qu’à Dallas ou au Minnesota».

Gallagher et le Bleuet

Comme tout le monde, l’ancien numéro 11 applaudit le travail de Marc Bergevin depuis qu’il a été embauché par Geoff Molson sur une recommandation de Serge Savard.

«Marc a fait ses classes à Chicago. À son arrivée ici, il a eu la sagesse de s’entourer de bons hommes de hockey. Des gars comme Rick Dudley, Larry Carrière et Scott Mellanby. Des gars qui oeuvrent dans la Ligue nationale depuis de nombreuses années, ajoute Lambert.

«Quand il a choisi de confier son équipe à Michel Therrien, il s’est assuré de lui trouver de bons lieutenants. Gérard Gallant a gagné la coupe Memorial il y a deux ans et il sait sûrement quoi dire aux jeunes joueurs de l’équipe. Il y a aussi Jean-Jacques Daigneault qui fait du bon travail avec les défenseurs et Clément Jodoin qui met sa vaste expérience à la disposition du Canadien.

«Bergevin a pris sa meilleure décision quand il s’est départi de Scott Gomez. Je n’ai rien contre Gomez, mais il ne produisait pas à la hauteur de son salaire et c’était la première chose à faire pour assainir l’ambiance dans le vestiaire.

«Le retour de Markov n’est pas étranger aux succès du CH. Carey Price est visiblement plus heureux et Peter Budaj ne cesse de s’améliorer. Bien sûr, l’acquisition de Brandon Prust s’est avérée très profitable. Il en impose à ses rivaux et fait grandir ses coéquipiers d’un pouce ou deux. Il y a aussi P.K. Subban qui semble avoir saisi le concept d’équipe et qui joue présentement du très bon hockey.

Brendan Gallagher: un sérieux aspirant au trophée Calder.

Brendan Gallagher: un sérieux aspirant au trophée Calder.

«Enfin, il y a Galchenyuk et Gallagher. Les deux jeunes poussent dans le dos des vétérans et c’est très bien comme ça. Gallagher me rappelle Mario Tremblay à ses débuts avec le Canadien. Il n’est pas du genre à jeter les gants comme Mario, mais il ne craint pas de foncer au filet et il a le sens du hockey. On n’a pas fini d’en entendre parler.

«Sérieusement, on a un bon club et de très bons patineurs. Les gars ont du «fun» et ils prennent confiance. Si on peut ajouter un «gros bonhomme» d’ici la date limite des transactions (3 avril), on va continuer de causer des surprises».

Yvon Lambert n’était pas un joueur étoile, mais il avait du coeur au ventre et ne se faisait pas prier pour s’installer devant le filet adverse afin d’arracher la victoire. Il en a mangé du Sherwood! À 62 ans, il a encore le CH tatoué sur le coeur et il est heureux de ce qu’il voit depuis deux mois.

Et s’il fallait que l’équipe se rende très loin, il serait assurément le premier à célébrer!