Une saison de hockey qui promet beaucoup d’action

STANSTEAD– Les premières feuilles mortes jonchent le sol pendant que les mastodontes de la NFL s’introduisent dans le petit écran. Cela signifie, qu’on le veuille ou non, que la saison de hockey frappe à nos portes.

D’ici quelques semaines, il faudra ranger les bâtons de golf, fermer la piscine et le gazebo, sortir ses gilets de laine et affronter les longs mois d’hiver. Ainsi va la vie. Si vous aimez le ski de fond, la raquette et les marches à 30 degrés sous zéro, tant mieux pour vous!

Fort heureusement, la prochaine saison de hockey promet beaucoup d’action à la suite des nombreux changements survenus depuis que les Blackhawks de Chicago sont allé gagner leur deuxième coupe Stanley en quatre ans sur la patinoire des Bruins.

Voici quelques-unes des choses à surveiller:

  1. Après avoir fait ses classes à Québec, PATRICK ROY réalisera un vieux rêve derrière le banc de l’Avalanche du Colorado. Avec l’aide de son ami JOE SAKIC, il travaillera fort pour redonner à cette concession son lustre d’antan.
  2. MICHEL THERRIEN et Marc Bergevin poursuivront leur travail de reconstruction dans une ville qui vit au rythme de son équipe de hockey. Le CH pourra-t-il faire aussi bien que l’an passé dans un calendrier de 82 parties? Les points d’interrogation sont nombreux (Markov, Desharnais, Gionta, Bourque et j’en passe). Les regards sont encore tournés vers le COWBOY!
  3. Après un court passage à Pittsburgh, JAROME IGINLA tentera d’aider les Bruins à gagner la coupe Stanley. À son âge (37 ans), le temps presse.

    Vincent Lecavalier tentera de relancer sa carrière à Philadelphie pendant que

    Vincent Lecavalier tentera de relancer sa carrière à Philadelphie pendant que Daniel Brière relèvera un nouveau défi à Montréal.

  4. VINCENT LECAVALIER, courtisé par le Canadien et deux ou trois autres formations, aura pour objectif de relancer sa carrière dans l’uniforme des Flyers. Un simple changement de décor suffira-t-il à lui donner des ailes?
  5. BOBBY RYAN, un marquer de 30 buts à Anaheim, fera de son mieux pour faire oublier DANIEL ALFREDSSON aux partisans des Sénateurs pendant que le vieux «Alfie» ira finir sa carrière au Michigan.
  6. À Edmonton, CRAIG MacTAVISH et le jeune entraîneur DALLAS EAKINS pousseront dans le dos des jeunes Oilers avec la bénédiction de KEVIN LOWE. Ils auront l’aide du vétéran ANDREW FERENCE, obtenu des Bruins sur le marché des joueurs autonomes.
  7. Le diminutif DANIEL BRIÈRE, de Gatineau, voudra prouver qu’il a encore le compas dans l’oeil et qu’il a fait le bon choix en décidant (finalement) de tenter sa chance à Montréal.
  8. Dans le jeu de la chaise musicale, le controversé JOHN TORTORELLA dirigera les Canucks pendant qu’ALAIN VIGNEAULT s’installera derrière le banc des Rangers. Pour réussir, «Torto» aura besoin de l’aide de ROBERTO LUONGO, renié par sa propre organisation. Quant à Vigneault, il se dit d’attaque pour un marché aussi exigeant que celui du Big Apple après avoir oeuvré à Montréal et à Vancouver.
  9. BRIAN BURKE, nouveau patron des Flames de Calgary, sera-t-il patient avec Jay Feaster et Bob Hartley ou voudra-t-il prendre rapidement le contrôle de la situation?
  10. JONATHAN TOEWS et les Blackhawks auront-ils aussi soif de victoires? Aucune équipe n’a gagné deux ans de suite depuis les Red Wings de SCOTTY BOWMAN à la fin des années 1990.
  11. JONATHAN BERNIER pourra-t-il à s’imposer comme gardien numéro un à Toronto ou devra-t-il partager le boulot avec James Reimer?
  12. Après deux ou trois commotions cérébrales, SIDNEY CROSBY pourra-t-il redevenir le joueur par excellence de la ligue?
  13. Les JETS de Winnipeg feront-ils mieux que l’an passé avec Michal Frolik et Devin Setoguchi?
  14. Les COYOTES de Dave Tippett seront-ils plus fringants maintenant que leurs problèmes financiers semblent réglés?
  15. ALEXANDER OVECHKIN deviendra-t-il un joueur complet sous la gouverne d’Adam Oates?
  16. MARTIN BRODEUR a-t-il encore quelques jeux blancs dans le réservoir?
  17. Qui sera devant le filet du Canada à SOTCHI?

    Le Canadien fonde de grands espoirs en Alex Galchenyuk.

    Le Canadien fonde de grands espoirs en Alex Galchenyuk.

  18. ALEX GALCHENYUK sera-t-il converti rapidement en joueur de centre?
  19. Comment diable DALE TALLON fera-t-il pour boucher les trous à Miami?
  20. DONALD BEAUCHAMP et Dominick Saillant auront-ils suffisamment d’espace sur la galerie de presse pour satisfaire tous les Ti-Clin qui voudront assister aux matchs du Canadien?

 

Dollard Saint-Laurent est très malade

Dollard Saint-Laurent, ex-défenseur du Canadien et des Blackhawks de Chicago, est hospitalisé à Saint-Hyacinthe à la suite d’une grave pneumonie et sa famille est inquiète pour la suite des choses.

Fondateur de l’Assciation des joueurs de la Ligue nationale avec Ted Lindsay, Doug Harvey et quelques autres, Dollard Saint-Laurent éprouve de sérieux problèmes de santé depuis environ deux ans. Lui qui était si actif, il ne sort presque plus jamais de la maison. Il est âgé de 84 ans.

Dollard Saint-Laurent, ex-défenseur du Canadien et des Blackhawks, est hospitalisé à Saint-Hyacinthe à la suite d'une grave pneumonie.

Dollard Saint-Laurent, ex-défenseur du Canadien et des Blackhawks, est hospitalisé à Saint-Hyacinthe à la suite d’une grave pneumonie.

Durant sa jeunesse, Dollard s’est beaucoup impliqué dans le golf junior, à Beloeil et un peu partout en province. Son fils Michel a suivi ses traces. L’an prochain, il sera coprésident de l’Omnium canadien au club Royal Montréal en compagnie de Tom Quinn, président du conseil d’administration des Jeux du Canada.

Nos prières accompagnent Dollard Saint-Laurent, membre de la fameuse équipe des Glorieux qui a gagné cinq coupes Stanley d’affilée à la fin des années 1950.

LUNDI EXPRESS

  • LOUIS-PIERRE GODIN, un golfeur de Champlain associé au club Le Mirage, a eu le privilège d’agir comme caddie pour KEN GREEN au Championnat de Montréal. «Ken est l’homme le plus COURAGEUX et le plus sympathique que je connaisse, dit L.P. Son attitude et sa tenacité sont des exemples à suivre. Sa jambe droite (amputée) l’a fait terriblement souffrir en ronde finale et son rendement en a été affecté (il a joué 80). Cependant, il a beaucoup apprécié les ENCOURAGEMENTS de la foule et ça va l’encourager à poursuivre. Je suis convaincu qu’il aura du succès sur le circuit des Champions».
  • JACQUES L’ESTAGE a gagné le rallye Laurentides-Outaouais pour la septième fois. Il faisait équipe avec l’Irlandais KARL ATKINSON.
  • Les Blue Sox de THETFORD-MINES ont pris une avance de 3-0 dans leur série contre le Big Bill de Coaticook. En vedette: BENOÎT ÉMOND, Frédéric Bolduc et le lanceur STEEVE DUBÉ.
  • Dans l’autre série, le Royal Lepage de SAINT-JÉRÔME mène 2-0 face aux Castors d’Acton Vale. Au tableau d’honneur: MARTIN JOHNSON et le lanceur GABRIEL DeLISI.
  • ESTEBAN TOLEDO, nouveau vainqueur du Championnat de Montréal, a joué trois fois avec TIGER WOODS et il dit avoir beaucoup appris en observant le golfeur numéro un de la planète.

    Patrice Forcier et ses amis de la Vallée du Richelieu ont travaillé fort pour faire un succès du Championnat de Montréal durant les deux dernières années.

    Patrice Forcier et ses amis de la Vallée du Richelieu ont travaillé fort pour faire un succès du Championnat de Montréal durant les deux dernières années. Le tournoi aura lieu au club La Tempête de Québec en 2014.

  • PATRICE FORCIER, Stéphane Dubé, Constant Priondolo, Hubert Camirand et leurs amis de la VALLÉE DU RICHELIEU ont travaillé fort pour faire un succès du CHAMPIONNAT DE MONTRÉAL durant les deux dernières années. Le tournoi aura lieu à QUÉBEC en 2014 et 2015, mais il reviendra sûrement à la Vallée un de ces quatre matins.
  • ALAIN POMMIER a mérité le titre de bénévole par excellence au Championnat de Montréal. Un bel honneur quand on considère que plus de 400 personnes contribuent au succès de la fête.
  • Le club de golf du MONT ORFORD et celui du MANOIR DES SABLES ont décidé d’unir leurs forces. Les membres pourront maintenant évoluer sur les deux parcours.
  • Parmi les spectateurs au Championnat de Montréal, il y avait DOMINICK SAILLANT, du Canadien de Montréal, ANDRÉ SAINT-LAURENT, ancien joueur des Islanders de New York, MARIE-THÉRÈSE TORTI, 15 fois championne de la Vallée du Richelieu, YVAN LÉCUYER et sa belle Nancy, MARC-ANDRÉ COUTU, petit-fils de Jean Coutu, PAUL SCHOFIELD, Bob Fillion Jr. et Bob Plante Jr.
  • Le tournoi annuel de l’Association des directeurs généraux de club de golf se déroule aujourd’hui à HEMMINGFORD sous la direction de CHRISTIAN HAMEL.
  • BONNE SEMAINE, tout le monde!

LE MOT D’HUMOUR

Léandre Drolet, du site Internet de 98,5 FM: «Ma maman est millionnaire car elle a un fils en or!»

Stéphane Waite: un gars de baseball au secours de Carey Price

SHERBROOKE— Stéphane Waite, nouveau responsable des gardiens de but, avait une très bonne excuse pour rater le tournoi de golf du Canadien à Laval-sur-le-Lac.

Pendant que Michel Therrien et ses joueurs se préparaient à cogner la petite balle blanche, il était à l’Hôtel de Ville de Sherbrooke avec la coupe Stanley. Il devait ensuite se rendre à Lac-Mégantic pour célébrer avec les sportifs de la région.

«Je me trouve privilégié, a dit Waite en présence de ses parents, du maire Bernard Sévigny et d’une vingtaine d’invités. Il y a des gars qui jouent dans la Ligue nationale pendant 20 ans sans jamais gagner la coupe. Moi, j’ai eu la chance de participer à deux conquêtes en quatre ans au sein d’une grande organisation».

Stéphane Waite a visité Sherbrooke et Lac-Mégantic avec la coupe Stanley.

Stéphane Waite a visité Sherbrooke et Lac-Mégantic avec la coupe Stanley.

Stéphane Waite est un Sherbrookois pure laine. Il a passé toute sa vie en Estrie avant d’être embauché par les Blackhawks comme instructeur des gardiens de but, il y a une dizaine d’années. Il a fait ses classes dans différentes organisations de hockey mineur, mais il était surtout connu pour ses exploits au baseball.

«J’ai joué au baseball pendant 18 ans et j’ai toujours frappé pour au moins ,300, dit-il fièrement. J’ai longtemps occupé le rôle de joueur-gérant et j’avais un plaisir fou à créer de l’animosité entre l’équipe de Sherbrooke et celle de Coaticook. C’était bon pour attirer les foules. Oui, j’adore le hockey, mais je dois avouer que je suis d’abord un gars de baseball».

Stéphane a tellement fait sa marque au baseball senior que son chandail numéro 16 est imprimé contre la clôture du champ gauche au stade Amédée-Roy.

AVEC SCOTTY, JOEL ET SAVVY

Le frère de Jimmy Waite ne garde que de bons souvenirs de son passage dans la Ville des vents. En plus de travailler pour les Blackhawks, il pouvait souvent se rendre au Wrigley Field pour voir jouer les pauvres Cubs contre les meilleures formations de la Ligue nationale.

«J’ai été embauché par Bob Pulford et son adjoint Dale Tallon, précise-t-il. Ce sont eux qui m’ont donné ma première chance et je leur en serai toujours reconnaissant. Je persiste à dire que c’est Tallon qui a bâti la nouvelle dynastie des Blackhawks.

«À Chicago, je me suis également lié d’amitié avec Denis Savard et j’ai eu de longues discussions avec Scotty Bowman sur le hockey et le baseball. Scotty possède une mémoire phénoménale. Il se souvient de choses qui se sont produites il y a 50 ou 60 ans. Il aime poser des questions pour te tester même s’il connaît déjà la réponse!

Stéphane Waite a souvent discuté de hockey et de baseball avec Scotty Bowman durant son passage à Chicago.

Stéphane Waite a souvent discuté de hockey et de baseball avec Scotty Bowman durant son passage à Chicago.

«Je m’ennuierai de Chicago et de trois personnes en particulier: Denis Savard, Joel Quenneville et Corey Crawford. J’avais une excellente relation avec Joel et il n’intervenait pas dans mon travail. Dans mon livre, il est le meilleur entraîneur de l’histoire des Blackhawks. Pour ce qui est de Crawford, j’applaudis la signature de son nouveau contrat (36M$ pour six ans). Si on lui donne autant d’argent, c’est parce qu’il le mérite».

IL CROIT EN CAREY PRICE

À Montréal, Waite aura pour mission de relancer la carrière de l’imprévisible Carey Price. Voilà un défi qui le passionne au plus haut point.

«Je ne serais pas ici si je ne croyais pas en Carey Price, dit-il. Il est déjà un des meilleurs de sa profession et je n’entrevois aucun problème avec lui. Ça va bien aller. Carey a tout ce qu’il faut pour réussir: le talent, la grosseur, la technique et quoi encore. De plus, il a été un gagnant dans la Ligue américaine et au championnat mondial de hockey junior. Il a un très bel avenir devant lui».

C’est Michel Therrien qui a insisté auprès de Marc Bergevin pour l’embauche de Stéphane Waite. Les trois hommes se connaissent depuis longtemps et n’auront aucun mal à faire bon ménage. Il appartiendra cependant à Price de faire les arrêts et à ses coéquipiers de le protéger adéquatement.

Albert tente de garder le moral

Le chroniqueur sportif Albert Ladouceur, de Québec, a reçu des centaines de témoignages de sympathie depuis que le médecin lui a annoncé qu’il souffrait d’un cancer virulent.

Mario Leclerc, Bertrand Raymond, Alain Crête et Charles Perreault lui ont rendu visite afin de le réconforter. Jacques Demers a eu une couple de conversations avec lui. Tout le monde tente de l’encourager de son mieux, mais ce n’est pas une situation facile à vivre.

Albert Ladouceur s'accroche de son mieux face à la terrible maladie.

Albert Ladouceur s’accroche de son mieux face à la terrible maladie.

«Mon moral n’est pas mauvais, m’a-t-il confié lorsque je l’ai joint à l’hôpital samedi matin. Je suis fataliste de nature. Je suis atteint d’un cancer féroce qui ne se guérit pas. Je m’accroche de mon mieux avec le soutien de ma belle Céline. Mon premier objectif, c’est de terminer l’année 2013».

Je connais Albert Ladouceur depuis plus de 35 ans. Lorsque j’ai refusé de déménager à Québec pour couvrir les Nordiques à la fin des années 1970, c’est lui qui a été embauché par Claude Bédard pour faire équipe avec le regretté Claude Cadorette. Albert a ensuite connu une très belle carrière dans la Vieille capitale. Je ne lui connais que des amis dans le monde du sport.

Comme tous les autres, je suis incrédule et impuissant. Tout ce que je peux faire, c’est prier pour lui. Lâche pas, Albert.