Chicago peut-il battre Jonathan Quick?

Les Blackhawks ont dû travailler très fort, mais ils ont finalement éliminé les Red Wings de Détroit mercredi soir et il affronteront les Kings de Los Angeles, champions en titre, en finale de conférence.

C’est un but de Brent Seabrook qui a mis fin aux hostilités après 3:35 minutes de prolongation. Son tir a dévié sur le défenseur Niklas Kronwall avant de tromper la vigilance de Jimmy Howard. Il s’agit évidemment d’une défaite très cruelle pour les Red Wings qui s’étaient donné une avance de 3-1 dans la série avant de voir leurs rivaux renverser la vapeur.

Seabrook semblait avoir procuré la victoire aux Blackhawks en fin de troisième période, mais son but a été refusé parce que l’arbitre a sifflé une pénalité mineure double avant que la rondelle ne pénètre dans le filet.

Jonathan Quick, dernier vainqueur du trophée Conn Smythe, est le joueur de l'heure dans la LNH. Il affrontera maintenant la mitraille des Blackhawks de Chicago.

Jonathan Quick, dernier vainqueur du trophée Conn Smythe, est le joueur de l’heure dans la Ligue nationale. Il affrontera maintenant la mitraille des Blackhawks de Chicago.

«Nous venons de battre toute une équipe de hockey, a avoué le capitaine Jonathan Toews devant les caméras de CBC. Nous avons prouvé que nous pouvons faire face à l’adversité et l’emporter. Il faut maintenant poursuivre sur notre lancée».

«La prochaine série ne sera guère plus facile, a ajouté Seabrook. Les Kings ont beaucoup de talent et ils peuvent pratiquer un style de jeu très physique. De plus, ils misent sur un excellent gardien de but».

Il ne pouvait pas mieux dire. Jonathan Quick, dernier vainqueur du trophée Conn Smythe, est présentement le meilleur gardien de la planète. C’est son brio devant le filet qui a permis aux Kings d’éliminer Saint-Louis et San Jose. De plus, il a gagné ses 13 derniers matchs devant ses partisans.

La série Chicago-Los Angeles promet d’être excitante au possible. Il en va de même pour le duel Boston-Pittsburgh. À noter que les quatre finalistes ont gagné les quatre dernières coupes Stanley.

VIGNEAULT À NEW YORK?

  • Suite au congédiement de JOHN TORTORELLA, les spéculations vont bon train. Il y en a plusieurs qui voient déjà ALAIN VIGNEAULT derrière le banc des Rangers, mais il est loin d’être le seul candidat en lice. Dans ce milieu, c’est souvent «qui tu connais» qui fait la différence. LINDY RUFF, ex-entraîneur des Sabres de Buffalo, est un ami de longue date de JIM SCHOENFELD, bras droit de Glen Sather. On verra.

    Congédié par les Canucks, Alain Vigneault figure-t-il dans les plans de Glen Sather?

    Congédié par les Canucks, Alain Vigneault figure-t-il dans les plans de Glen Sather?

  • Après 10 ans derrière le banc des Huskies de Rouyn-Noranda, ANDRÉ TOURIGNY aura la chance de travailler avec PATRICK ROY au Colorado. Tout un cadeau pour ses 39 ans! «André est aussi passionné que moi, a dit Roy sur les ondes de RDS. Nous pouvons très bien nous asseoir ensemble et jaser de hockey jusqu’à 3h. du matin».
  • DON CHERRY a raison quand il dit qu’on éviterait bien des problèmes si les BANCS DES JOUEURS n’étaient pas du même côté.
  • On peut imaginer la joie de PAUL HOUDE quand il a vu Brent Seabrook marquer le but de la victoire. Depuis longtemps, il a le logo des Blackhawks tatoué sur la poitrine.
  • La dernière fois que les BLACKHAWKS ont perdu un match numéro 7 devant leurs partisans, c’était en 1971. Le Canadien avait alors effacé un déficit de 2-0 pour gagner le match et la coupe Stanley. HENRI RICHARD et Jacques Lemaire, vous vous souvenez?
  • Je ne veux pas me péter les bretelles, mais j’ai choisi 10 gagnants sur 12 depuis le début des séries. Je suis 4 en 4 pour la dernière ronde. Ma chance doit tirer à sa fin.

Tortorella s’en va et Sather reste

En passant

  • Le congédiement des John Tortorella est survenu plus vite que prévu. On s’attendait à ce que GLEN SATHER lui accorde une autre chance parce que la saison qui s’achève a été abrégée par un lock-out et que «Torto» a dû se débrouiller sans une couple de joueurs-clés.

    John Tortorella a ses blâmes dans les déboires des Rangers, mais pas plus que son patron Glen Sather.

    John Tortorella a ses blâmes dans les déboires des Rangers, mais pas plus que son patron Glen Sather.

  • Sather, qui a bâti la dynastie des Oilers durant les années 1980, a jugé que Tortorella n’était pas capable de soutirer le maximum de ses joueurs, en particulier BRAD RICHARDS, et il a décidé que le moment était venu de «tirer la plogue». Il lui fallait un coupable et il a choisi l’entraîneur. Dans cette histoire, il ne faudrait pas oublier que Sather n’a RIEN GAGNÉ depuis qu’il occupe la chaise de directeur général des Rangers, soit plus ou moins 13 ans. Il a remercié cinq entraîneurs, mais il est aussi coupable que tout ce monde-là.
  • Natif de Boston, John Tortorella est l’entraîneur américain le plus titré de la LNH. Il a mené le Lightning de Tampa Bay à la conquête de la coupe Stanley en 2004. Il est très émotif, très exigeant envers ses joueurs et très impoli envers les journalistes.

MARCEL BONIN EN DEUIL DE SA FEMME

  • MARCEL BONIN, ancien ailier droit du Canadien, des Red Wings et des As de Québec, est en deuil de son épouse SIMONE. Elle est décédée à l’hôpital de Joliette dans la nuit de mardi à mecredi. Mes plus vives condoléances à Marcel et à toute sa famille.
  • BARRY BONDS ne change pas en vieillissant. Il a déclaré cette semaine: «MIGUEL CABRERA est présentement le meilleur frappeur du baseball majeur, mais il est loin d’être aussi bon que moi».
  • KENNY PERRY, Fred Funk, David Frost et Brad Faxon sont les premiers gros noms à s’inscrire à L’OMNIUM DE MONTRÉAL. Le tournoi aura lieu du 6 au 8 septembre sur le parcours de la VALLÉE DU RICHELIEU.
  • Tout un duel en perspective entre les RED WINGS et les Blackhawks, ce soir, à Chicago. Mon petit doigt me dit que les Blackhawks mériteront le droit d’affronter les KINGS de Los Angeles en finale de conférence.

Le mot d’humour

Sur une affiche, le monsieur avait inscrit: «Ici, c’est moi le patron». Un employé est passé par là et il a ajouté: «Votre femme a téléphoné et elle veut récupérer sa pancarte!»

Patrick veut voir jusqu’où il peut aller

Il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis l’époque où Patrick Roy se faisait mitrailler de toutes parts devant le filet des pauvres Bisons de Granby.

Le petit-fils de Bona Arsenault, une légende en Gaspésie, appartient à cette race d’athlètes au destin particulier. Il n’avait pas encore 21 ans quand il a mené le Canadien à la conquête de la coupe Stanley au printemps 1986, donnant ainsi raison à Jean Perron de lui avoir fait confiance.

Le jeune homme a paradé torse nu sur la rue Sainte-Catherine, puis il a vécu des années extraordinaires dans le vieux Forum jusqu’au soir d’octobre 1995 où, frustré d’être laissé à lui-même devant la mitraille des Red Wings, il a levé les bras au ciel avant de retourner au banc et d’aviser Ronald Corey qu’il venait de disputer son dernier match dans l’uniforme du Canadien.

Patrick Roy n'avait plus rien à prouver dans les rangs juniors. Il veut maintenant se frotter aux meilleurs entraîneurs de la LNH.

Patrick Roy n’avait plus rien à prouver dans les rangs juniors. Il veut maintenant se frotter aux meilleurs entraîneurs de la LNH.

Ce dossier a été très mal géré, mais une chose est certaine: le Canadien n’a pas obtenu suffisamment en retour de son joueur étoile et cette transaction a marqué le début de la chute aux enfers pour l’organisation la plus prestigieuse du hockey. Certains n’ont jamais pardonné à Roy d’avoir exigé un échange tandis que d’autres pleurent encore son départ.

Au Colorado, Roy s’est retrouvé dans une équipe en pleine ascension et il a aidé l’Avalanche à gagner deux coupes Stanley en six ans. Il a aussi gonflé ses statistiques personnelles et il avait 702 victoires en banque le jour où il a décidé de rentrer à la maison. Il était également le seul joueur de l’histoire du hockey avec trois trophées Conn Smythe sur son foyer.

UN GRAND DÉFI

Une fois à la retraite, Roy n’a pas voulu rester inactif. Il a choisi d’en redonner à son sport en devenant entraîneur et directeur général des Remparts de Québec. Il a non seulement gagné la coupe Memorial à sa première saison à la tête des Remparts, mais il est devenu une grande attraction partout à travers la ligue.

Il a commis quelques erreurs et il s’est fait de nombreux ennemis au Saguenay, mais il a été bon pour le circuit Courteau. Sa seule présence faisait courir les foules.

À 47 ans, il a décidé que le moment était venu de tenter la grande aventure. Il l’a dit clairement hier: «Je veux voir jusqu’où je peux aller». En d’autres termes, il veut se frotter aux meilleurs entraîneurs de la LNH.

À Denver, il aura quasiment carte blanche et l’appui inconditionnel de son ancien coéquipier Joe Sakic. Avec son passé victorieux et son sytle flamboyant, il sera le meilleur outil de marketing d’une équipe qui a vécu des moments très difficiles durant les dernières années.

Son premier objectif sera d’implanter une attitude gagnante au sein de l’Avalanche et de pousser ses jeunes joueurs à offrir leur maximum soir après soir. Il part avec une équipe de 15e place et il ne peut faire autrement que d’aller plus haut. À quel rythme? Le temps nous le dira.

«Patrick est bien préparé pour faire face à la musique, dit Guy Carbonneau, son ancien voisin dans le vestiaire du Canadien. Il va commettre des erreurs et ce sera à lui d’apprendre de ses erreurs». Très bien dit.

Bonne chance, mon cher Casseau!

 

Détroit dans les câbles

En passant

De retour devant leurs partisans, les Red Wings avaient une occasion en or d’achever les champions du calendrier régulier, mais ils ne l’ont pas fait.

Ils doivent maintenant retourner à Chicago pour affronter une équipe gonflée à bloc dans le match décisif. Honnêtement, leurs chances de réussite ne sont pas très élevées, mais on devrait assister à un excellent spectacle mercredi soir.

Dans la dernière victoire des Blackhawks, c’est un but de Michael Frolik sur un tir de pénalité qui a fait la différence en bout de ligne. Il faut aussi souligner le travail de Jonathan Toews (deux passes) et deux joueurs de soutien:  Michal Handzus et Bryan Bickell.

Dans les séries de championnat, ce sont souvent les «no-names» qui se distinguent dans les moments critiques.

LE TIGRE S’EMPORTE

Michel Bergeron fait une montée de lait quand on lui parle de la saga des Coyotes de Phoenix, un dossier qui traîne en longueur depuis trop longtemps.

Michel Bergeron en a marre de la sage des Coyotes et de l'attitude du commissaire Gary Bettman.

Michel Bergeron en a marre de la sage des Coyotes et de l’attitude du commissaire Gary Bettman.

«Chaque fois que le cheval est mort, on lui donne une potion magique pour qu’il se relève, dit-il. Il semble évident que Gary Bettman veut le moins d’équipes possible au Canada. Pendant ce temps, les gens de Québec n’ont pas le droit de parler, de crainte de nuire à leurs chances d’obtenir une équipe».

Le monsieur n’a pas complètement tort!

LE RAPIDO DU MARDI

  • DOMINIQUE DUCHARME, qui vient de mener les Mooseheads à la conquête de la coupe Memorial, est sans contrat et il pourra faire monter les enchères, d’autant que les REMPARTS, Shawinigan et Moncton sont à la recherche d’un nouveau coach. Si BOBBY SMITH veut le garder à son emploi, il devra y mettre le prix.

    Dominique Ducharme est en position de force pour signer un nouveau contrat avec les Mooseheads.

    Dominique Ducharme est en position de force pour signer un nouveau contrat avec les Mooseheads.

  • GILLES COURTEAU est sûrement l’homme le plus heureux au pays à l’heure actuelle. TROIS COUPES MEMORIAL de suite pour sa ligue: y’a rien de mieux pour le moral.
  • Lundi, j’ai fait un saut à CFLX (La radio communautaire en Estrie) afin de participer à l’émission de ROBERT LEGAULT, grand amateur de sport et de musique folklorique. La station est située à deux pas du théâtre GRANADA. C’est dans ce vieux théâtre, il y a bien des lunes, que j’ai vu mes premiers films étrangers avec des vedettes comme SOPHIA LOREN, Marcello Mastroianni et Claudia Cardinale.
  • Il y a 45 ans cette semaine, MONTRÉAL obtenait une concession dans la Ligue nationale de baseball grâce aux efforts de GERRY SNYDER et du maire Drapeau.
  • TINO ROSSI dévoilera ses plans pour la prochaine saison des MARDIS CYCLISTES, mercredi midi, au restaurant Andrea de LACHINE (3194, boulevard Saint-Joseph). Cette année, la compétition aura lieu sous la présidence d’honneur du commandant ROBERT PICHÉ, un résident de Lachine.
  • VINCENT DAMPHOUSSE a un p’tit faible pour les Sharks de San Jose, son anciennne équipe. Il souhaite à JOE THORNTON et à Patrick Marleau de gagner le match décisif contre les Kings de Los Angeles.
  • NICOLAS BOULAY et son frère Mathieu tentent leur chance au camp d’entraînement des ALOUETTES au campus de l’Université Bishop’s. Mathieu a déjà joué dans la LCF.
  • L’ex-gardien de but MAXIME OUELLET a été nommé directeur du recrutement chez les FOREURS de Val-d’Or.
  • DON SUTTON, ex-lanceur étoile des Dodgers, est d’avis que le grand STEPHEN STASBURG, des Nationals de Washington doit d’abord apprendre à gagner. Sutton précise qu’il a eu la chance d’avoir des professeurs comme SANDY KOUFAX et Don Drysdale à ses débuts chez les Dodgers.
  • L’ancien collègue SERGE VLEMINCKX me fait remarquer que ses deux grands succès comme chanteur étaient: «Je sais» de JEAN GABIN et «L’été indien» de JOE DASSIN. Quelle femme aurait pu lui résister?
  • Le 93e Omnium printanier des Cantons de l’Est aura lieu dimanche au CHÂTEAU BROMONT.
  • Depuis le début des séries de la coupe Stanley, on a décerné 22 punitions à des joueurs qui ont lancé la rondelle par-dessus la baie vitrée.
  • RAFAEL NADAL présente une fiche de 37-2 depuis son retour au jeu. L’Espagnol est à la recherche d’un huitième sacre sur la terre rouge de Roland-Garros.
  • SEAN STEINWALD, David Garfield et Alexandre Hamel, des Patriotes de Longueuil (crosse senior), ont amassé 31 points dans une victoire de 18-12 contre les Aigles de Windsor. Les joueurs de la semaine sont FRANCIS CÔTÉ (Windsor) et ZACHARIE WINQUIST (Sherbrooke).
  • SERGE LANGLOIS, président de L’Éveil et de Nord Info, parrainera la Classique des maires de la région de Saint-Eustache, jeudi, au club de golf LE DIAMANT de Sainte-Monique.
  • Avez-vous vu les pubs de RICKIE FOWLER pour la chaîne d’hôtels Crowne Plaza? Le jeune homme a du talent.

Le mot d’humour

Dean Martin, quelques années avant sa mort. «J’ai finalement trouvé la femme idéale pour moi. Elle fume comme une cheminée, adore le sexe et possède sa propre cave à vin!»