Obama a tellement raison

Barack Obama n’a pas l’intention de s’immiscer dans les négociations entre la LNH et le syndicat des joueurs, mais ça ne l’empêche pas d’avoir son opinion sur ce triste conflit de travail qui perdure depuis 90 jours.

«Ils peuvent faire ce qu’ils veulent en ce qui concerne le partage des revenus, mais ils ne doivent pas oublier de se comporter dignement face aux amateurs qui les supportent, a-t-il déclaré en entrevue à une station de télévision (WCCO) de Minneapolis. Je n’ai pas à intervenir dans une dispute entre des joueurs très à l’aise et des propriétaires encore plus riches. Ils devraient être capables de régler ça eux-mêmes. Qu’ils se souviennent seulement des gens qui mettent tout cet argent dans leurs poches».

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Barack Obama frappe dans le mille quand il parle du respect de la clientèle. C’est vrai au hockey comme dans tous les autres domaines.

Ça ne saurait être plus clair. Ça s’appelle le respect de la clientèle, une chose qu’on semble malheureusement avoir oublié dans la LNH.

Normalement, deux personnes intelligentes auraient réglé ce conflit depuis belle lurette. On ne dit pas que Gary Bettman et Donald Fehr ne sont pas intelligents, mais ils se détestent tellement qu’ils ne sont pas capables de négocier de bonne foi. Tant et si bien qu’on en vient à les prendre pour «deux têtes de cochon».

Bettman voudrait écraser le représentant syndical et faire ramper les joueurs à quatre pattes. Quant à Fehr, ancien élève de Marvin Miller, il a une réputation à défendre et il ne veut surtout pas s’en laisser imposer. Ça donne ce que ça donne: des séances de négociation qui se terminent en queue de poisson.

Le 30 décembre, 43 pour cent des matchs auront été annulés. Bettman a sûrement une date en tête pour la reprise des activités et on imagine que c’est quelque part au mois de janvier.

Ce qu’il ne semble pas comprendre, c’est que la Ligue nationale de hockey est en train de se faire très mal. Il y a des villes où on aura beaucoup de misère à remener les partisans dans les gradins. On ne se moque pas de ses clients sans en subir des conséquences.

Bettman et Fehr devraient aussi savoir que le hockey vient loin derrière la NFL, le baseball majeur et la NBA dans le coeur des Américains. Je viens de passer trois semaines en Floride et je n’ai entendu personne se plaindre parce que la saison de hockey n’était pas encore commencée.

Dans une ligue où 18 des 30 équipes perdent de l’argent, on aurait avantage à régler ce conflit le plus rapidement possible et à signer une entente à très long terme afin de ne plus vivre ce genre de situation loufoque.

Bonne fin de semaine, tout le monde.

Le très grand défi de Jocelyn Thibault

À l’été 2010, Jocelyn Thibault participait à un tournoi de golf dans la région de Sherbrooke lorsque le maire Bernard Sévigny et le conseiller municipal Bruno Vachon l’ont approché pour lui demander s’il serait intéressé à faire revivre le hockey junior majeur dans la Ville reine des Cantons de l’Est.

Thibault, qui supervisait alors la construction du complexe Thibault GM pas très loin de l’Université de Sherbrooke, a accepté sans hésiter de se lancer dans cette folle aventure.

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Jocelyn Thibault n’a pas hésité à relever le défi de faire revivre le hockey junior majeur à Sherbrooke. Il a tout un contrat entre les mains.

«Si je pense que je peux faire partie de la solution, je n’hésite pas à foncer, me disait-il avant le match Tigres-Phoenix, cette semaine. Il me fallait d’abord trouver une équipe et des investisseurs. J’avais aussi besoin de l’appui de Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ, ce qui n’a pas été difficile à obtenir. Gilles était en faveur du retour du junior majeur à Sherbrooke avec une bonne organisation.

«En ce qui concerne les investisseurs, je suis d’abord allé voir Denis Bourque, des restos Tim Horton’s, puis j’ai contacté Ronald Thibault, concessionnaire GM à Sherbrooke, et Stéphane Robidas, défenseur des Stars de Dallas. En l’espace de quelques mois, nous avions trouvé les appuis nécessaires. Nous avions les reins solides et le désir de nous impliquer à long terme».

Pas Lewiston

La solution la plus facile aurait été d’acheter la concession de Lewiston pour la déménager à Sherbrooke, mais ce n’était pas possible parce que le Saint-François de Sherbrooke (hockey senior) était alors le locataire principal au Palais des sports.

Il y a également eu des pourparlers avec Serge Savard concernant la possibilité d’acheter le Rocket de l’Ile-du-Prince-Édouard, mais ça n’a pas fonctionné.

«Au lieu d’acheter Lewiston (ou toute autre équipe), nous avons choisi de partir à zéro, ajoute Thibault. Notre idée était de vendre un nouveau produit et de créer une nouvelle ambiance au Palais des sports. Il n’était pas question de faire revivre les Castors une deuxième fois. La Ville de Sherbrooke a accepté d’investir beaucoup d’argent dans la rénovation de l’aréna et nous avons signé un bail de 15 ans».

C’est ainsi qu’est né le Phoenix, une équipe d’expansion qui devra manger son pain noir avant de devenir une puissance de la LHJMQ. Si je me fie à ce que j’ai vu mardi soir, il s’agira d’un travail de longue haleine. Ça pourrait même prendre trois ou quatre ans, ce qui risque de taper sur les nerfs des partisans.

On a cru pendant un certain temps que Sylvain Lefebvre se verrait confier le mandat de diriger la nouvelle équipe, mais le «timing» n’était pas bon. L’ex-défenseur vise une carrière dans la LNH et il a plutôt choisi de piloter le club-école du Canadien à Hamilton.

On a alors étudié d’autres candidatures avant de confier l’équipe à Judes Vallée, un homme qui a fait ses preuves derrière le banc des Cougars de Lennoxville.

«Judes est un entraîneur très rigoureux et il est reconnu pour bien préparer sa troupe, dit Thibault. Avec une si jeune équipe, il doit évidemment s’armer de patience. Pour avoir du succès dans cette ligue, il faut d’abord insister sur le coup de patin et sur le «hockey sense».

Il faudra aussi ajouter du muscle si on veut rivaliser avec les meilleures formations du circuit Courteau.

Jusqu’ici, la réponse du public est excellente. Même si l’équipe traîne de la patte, elle attire environ 3000 spectateurs par match dans son «mini Centre Bell». Les loges sont toutes occupées et les commandites sont au rendez-vous.

Comme dirait l’autre, c’est «tout nouveau, tout beau». Les Sherbrookois sont cependant exigeants et il faudra leur offrir une équipe plus représentative si on veut conserver leur fidélité. Thibault et ses lieutenants ont du pain sur la planche.

Spectacle de très mauvais goût à Broadway

Les propriétaires de la Ligue nationale de hockey et l’Association des joueurs nous ont présenté un autre mauvais spectacle, jeudi, à Broadway.

Peu de temps après que Donald Fehr eut prétendu que les deux clans étaient près d’une entente, Gary Bettman est venu nous dire que la proposition des joueurs était inacceptable et que les négociations étaient de nouveau rompues. Messieurs, ajustez vos flûtes!

Voici ce que je retiens de cette très mauvaise pièce de théâtre qui est à l’affiche depuis trop longtemps:

  1. Les deux clans ne semblent pas réaliser que le hockey est déjà quatrième dans les sports majeurs aux Etats-Unis et que la majorité des gens se fichent de leurs disputes monétaires.
  2. Quel est le véritable agenda de Gary Bettman? Quelle date a-t-il en tête pour la reprise des activités?
  3. Les joueurs savent très bien qu’ils vont perdre la bataille, mais ils tentent par tous les moyens de «sauver les meubles».

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    Gary Bettman semblait nerveux quand il s’est adressé aux journalistes, jeudi, à New York. Quel est son véritable agenda?

  4. Avec un peu de bonne volonté de part et d’autre, on pourrait régler rapidement le conflit. Cela dit, un calendrier de 48 ou de 60 matchs ne peut être considéré comme une vraie saison de hockey.
  5. La frustration est palpable dans les deux groupes et il y aura des séquelles difficiles à effacer.
  6. Bettman et Fehr sont de mauvais patineurs et ils n’ont pas la passion du hockey.
  7. Quand est-ce qu’on se préoccupe du bien-être des partisans? On les prend pour acquis, dociles comme des moutons.
  8. Essayez donc de vous entendre sur un contrat de huit ou 10 ans afin de nous ficher la paix avec vos niaiseries!
  9. S’il n’y avait pas tous ces millions sur la table, ça se réglerait bien plus facilement. Il est puissant le dieu dollar.
  10. Il faut rester calme, respirer par le nez et prendre tout cela avec un grain de sel. Il y a des choses beaucoup plus importantes sur la planète terre.

Gretzky: «Bobby Orr est le meilleur de tous les temps»

Si on parlait un peu de hockey pour se changer les idées…

Si on parlait d’un joueur qui a révolutionné son sport et lui a donné une nouvelle dimension. Si on parlait de Bobby Orr, meilleur défenseur de tous les temps et meilleur joueur tout court.

Serge Savard, ancien membre du Big Three, a déjà dit: «Il y a les vedettes, il y a les supervedettes, puis il y a Bobby Orr».

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Bobby Orr a révolutionné le hockey à la fin des années 1960. Il pouvait non seulement tout faire sur la patinoire, mais il le faisait mieux et plus vite que tous les autres.

Harry Sinden, qui avait évidemment un parti pris en tant qu’ancien entraîneur des Bruins, disait pour sa part: «Orr pouvait non seulement tout faire sur la patinoire, mais il le faisait mieux et plus vite que tous les autres».

Milt Schmidt, qui fêtera bientôt ses 95 ans, a vu jouer tous les plus grands depuis le début des années 1930. Ce qu’il pense de Bobby Orr est très simple: «Si jamais on trouve un joueur meilleur que lui, j’espère vivre assez vieux pour le voir à l’oeuvre».

Récemment, Wayne Gretzky a ajouté sa voix à ce concert d’éloges. «Je ne suis pas le plus grand joueur de tous les temps, a-t-il déclaré. Ce titre appartient à Bobby  Orr. En plus d’être le plus rapide, il possédait une excellente vision du jeu, des mains exceptionnelles, et il pouvait jouer de façon robuste. Il n’avait besoin de personne pour se défendre».

Méchant compliment de la part d’un joueur qui a fait sauter presque tous les records de la Ligue nationale en plus de populariser le hockey sur la Côte du Pacifique.

Carol Vadnais a été le coéquipier de Bobby Orr pendant trois ans et demi. Il a aussi joué très souvent contre lui. Il me répète souvent: «Bobby avait des patins à cinq vitesses. Il fallait se mettre à deux pour contrer ses efforts et souvent, ce n’était pas suffisant. Si j’avais joué à ses côtés pendant 10 ans, j’aurais amassé assez de points pour être élu au Temple de la renommée. Bobby était tellement bon qu’on s’amusait à l’appeler «God» dans le vestiaire des Bruins. Je peux aussi t’assurer qu’il était un formidable joueur d’équipe. Souvent, il s’éclipsait pour donner la chance aux autres d’avoir un peu de publicité».

Mettez ça dans vos pipes et pis fumez!

La fricassée du mardi

  • Les JUMELLES WÜRTELE, âgées de 92 ans, ont volé la vedette lors du gala annuel du PANTHÉON DES SPORTS DU QUÉBEC au Delta centre-ville. On me dit que le discours de RONALD COREY était un petit peu trop long, mais que LUC ROBITAILLE et la maman de JACQUES VILLENEUVE ont bien fait les choses. En tout cas, EDGAR THÉORÊT peut dire mission accomplie avec la participation record de 400 personnes.
  • Le nageur paralympique BENOÎT HUOT sera fêté à l’hôtel Sofitel, jeudi soir. Parmi les invités, il y aura ALEXANDRE BILODEAU, Chantal Petitclerc, Émilie Heymans et Annie Pelletier.
  • Les millionnaires du hockey portent une casquette sur laquelle on peut lire: PUCK BETTMAN. Vous aurez compris que le P pourrait facilement être remplacé par un F.
  • Tel que prévu, BUD SELIG a fini par approuver la méga transaction entre les Blue Jays et les Marlins de Miami.

    taillon

    Jacinthe Taillon est maman pour la première fois.

  • La nageuse JACINTHE TAILLON, de Saint-Eustache, est maman pour la première fois. Fiston porte le prénom de VIKTOR.
  • Pour la première fois en 60 ans, les MAPLE LEAFS de Toronto n’ont pas subi la défaite au mois d’octobre. D’après les mauvaises langues, si une équipe trouvait le moyen de perdre pendant le lock-out, ça serait les Leafs!
  • Les étoiles de la Ligue nord-américaine de hockey se frotteront à l’Isotermic de THETFORD-MINES, le jeudi 6 décembre, à l’aréna Mario Gosselin.
  • NICK FALDO pense lui aussi que TIGER WOODS est le meilleur golfeur de tous les temps.
  • Avez-vous vu l’uniforme à l’ancienne des STEELERS de Pittsburgh? On dirait des abeilles géantes!
  • PHILIPPE AUDET, du Cool FM de Saint-Georges-de-Beauce, détient le record de la LNAH avec 11 trucs du chapeau. DOMINIC CHIASSON, de HC Carvena de Sorel-Tracy, en a neuf.

Le mot d’humour

Quand un homme lance des obcénités à une femme, il est traité de pervers. Quand c’est l’inverse qui se produit, c’est 3,95$ la minute!