Marcel Dionne fait la fête avec les héros de son enfance

Marcel Dionne, ex-joueur étoile des Kings de Los Angeles et ancien membre d’Équipe Canada, a fait le voyage de Niagara Falls à Drummondville afin de participer au tournoi annuel des Anciens joueurs et hockey et de baseball de la Ligue Senior provinciale.

Marcel Dionne

Marcel Dionne se fait un devoir de participer au tournoi annuel des Anciens joueurs de hockey et de baseball de la Ligue Senior provinciale. Ces gars-là sont les héros de son enfance à Drummondville.

«Ces gars-là sont mes idoles de jeunesse. J’allais les voir jouer au stade de la rue Cockburn et à la vieille patinoire des Rockets de Drummondville. Avec le temps, plusieurs d’entre eux sont devenus mes amis et je me fais un devoir d’être ici à chaque année», disait Marcel avant de prendre part aux agapes et à l’animation de la soirée.

Ce qu’on appelle communément «la fête des têtes grises» a pour objectif de souligner les exploits de quatre ou cinq joueurs durant leur jeunesse, mais surtout d’entretenir des liens d’amitié qui durent depuis 40, 50 et même 60 ans. Voici les échos de cette réunion annuelle dans la campagne de Saint-Majorique:

  • MARCEL DIONNE a discuté longuement avec PETE CIANFLONE, ex-lanceur étoile des Royaux de Drummondville. Il a évidemment été question de SEAN COUTURIER, petit-fils de Pete. «J’aime beaucoup son talent et son attitude, a dit Marcel. Il lit bien le jeu et il semble avoir une belle maturité pour un gars de son âge. Il s’est très bien intégré à l’équipe des Flyers. Toutefois, sa carrière ne fait que commencer. Selon moi, il devra ajouter du muscle à sa charpente».
  • Une trentaine de sportifs de SOREL ont participé à la fête. Parmi eux: GILLES CARTIER, Richard Charron, Michel Mongeau, Ben Leblanc, Claude Cardin, Roby Joubert, Jean Desrochers, Réal Simard, Kid Millette, Pierre Thibault et Jean Lusignan. «Quand on sort, on sort en famille!» a dit Richard Charron, un ex-hockeyeur qui a fait sa marque au sein de la Financière Banque Nationale.
  • BOB PÉPIN et GILLES DUBÉ, deux anciennes étoiles du hockey Senior, ont été surpris par la collection de photos de CHARLES MONTELPARE, un retraité de Via Rail qui habite en banlieue de Sherbrooke.
  • CLAUDE CÔTÉ, organisateur de la journée, avait une mauvaise nouvelle à communiquer aux Anciens: le prochain tournoi sera le 15e, mais aussi le DERNIER. «Toute bonne chose a une fin», a-t-il expliqué.
  • CLAUDE RAYMOND, victime de palpitations cardiaques, n’a pu participer au tournoi. Il a été soigné dans un hôpital de Saint-Jean et il se porte beaucoup mieux. On lui souhaite un prompt rétablissement.

    Claude Raymond

    Victime de palpitations cardiaques, Claude Raymond a dû s’absenter du tournoi pour la première fois en 14 ans. On lui souhaite un prompt rétablissement.

  • JOHN MENTIS, ancien joueur des Vics de Granby et des Tigres de Victoriaville, était content de revoir CHUCK POXON et son frère Chris. Il a aussi discuté de hockey avec ONIL BOUTIN, ex-joueur des As de Québec.
  • PIERRE ROY, ex-défenseur à Victoriaville et Granby, n’a pas oublié ses rudes combats de boxe contre JOHNNY LÉVESQUE, des Castors de Sherbrooke.
  • MARCEL GUILBAULT, ex-lanceur dans l’organisation des Phillies, était fidèle au poste avec ROGER MÉNARD, son ancien receveur à Rosemont. Marcel se défend plutôt bien avec un bâton de golf, mais il préfère de loin la chasse et la pêche.
  • CLÉMENT TREMBLAY, ancien joueur des Tigres de Victoriaville, a été reporté à la mairie de DALHOUSIE pour un troisième mandat. Dans la campagne de Saint-Majorique, Clément faisait équipe avec JACQUES MICHEL, Yvon Poudrier et Johnny Lévesque.
  • L’ex-voltigeur de centre GILLES ROBICHAUD formait un quatuor avec André Riopel, Gerry Guénette et BOB PLANTE, champion golfeur au Boisé de Lachenaie,.
  • JEAN-PIERRE JETTÉ a participé au tournoi avec son frère André, un autre ancien joueur des Castors d’Acton Vale.
  • HENRI CORBEIL, un Sandy Koufax format miniature, n’a pu revoir les copains. Il se sentait pas assez bien pour faire le voyage depuis Bishopton.
  • ALAIN GAGNON est de retour à la barre du club Le Drummond après un séjour de cinq ans à Acton Vale. Il s’inquiète lui aussi pour l’avenir du golf au Québec.
  • GORDIE HAWORTH et son frère Lesley ont passé une belle journée avec l’ancien joueur de premier but MICHEL SAWYER.
  • ANDRÉ PRATTE a pris du volume depuis ses belles années à Sherbrooke et à Plessisville.
  • On a observé une minute de silence pour les GEORGES ROY, Bob Chevalier, Claude Lizotte, Ron Piché, Jean-Guy Morissette, Gilles Marotte, Fred Bourbeau et Yvon Ellyson.
  • RON BENOÎT et son ex-coéquipier PETE CIANFLONE en avaient long à raconter sur les JACQUES MONETTE, Lilas Poole, Chuck Hughes, Sherman Carter, John Self et Carlos Thorne.
  • JEAN-PAUL LEBLANC, ancien joueur des Red Wings, était fidèle au rendez-vous. Il y avait aussi PETE TAILLEFER, Bob Bergeron, André Lagueux, Maurice Charron, Yvon Després, Jean Hamelin, MIKE ORTUSO, Raymond Fortin, Gerry Bolen, Jess Gaudreau, Normand Brault, Bill Brazeau, ANDY OCCHIONERO, Jack Weiss, Raymond et Adrien Daviault.
  • Parmi les absents: JACQUES B. CÔTÉ, André Bessette, Tony Marrocco et Réjean Bergeron.

Whitlock, le cowboy et l’étalon

De tous les parcours de golf de la province (il y en a plus de 350), rares sont ceux qui possèdent une histoire aussi riche que celle du club Whitlock, à Hudson.

J’ai eu le plaisir d’y retourner cette semaine pour jouer 18 trous avec Jacques Demers, Michel Therrien et leurs amis. Il faisait un temps béni des dieux, le parcours était sublime et la bière était bonne au 19e. Il ne manquait qu’une couple de birdies pour atteindre l’orgasme!

Il bien sûr été question de hockey et de la triste possibilité que la Ligue nationale décrète un lock-out à la mi-septembre, ce que personne ne souhaite évidemment. Est-ce si difficile de se partager des milliards de dollars? Allez donc expliquer ça aux amateurs qui payent le gros prix pour assister aux matchs!

Michel Therrien

Michel Therrien travaille fort pour préparer son retour derrière le banc du Canadien. Il refuse de croire qu’un lock-out viendra tout gâcher.

«Je me souviens très bien du lock-out qui a suivi notre conquête de la coupe Stanley, a dit Jacques Demers. L’équipe était «tout croche» à la reprises des activités et nous avons raté les séries. Certains de mes joueurs n’avaient tout simplement pas le coeur à l’ouvrage après de longues et dures négociations».

Ce qui est certain, c’est que Michel Therrien est prêt à faire feu. Mis à part une petite semaine de vacances à Aruba, il a passé tout l’été à mijoter des plans pour la prochaine campagne. Il a plein d’idées en tête pour motiver ses joueurs, créer une structure solide, imposer une discipline et un bon plan de match.

À la blague, je lui ai dit qu’il n’avait pas à s’inquiéter avec un cowboy devant le filet et un étalon à la ligne bleue. J’attends encore sa réponse!

Au 19e trou

  • MICHEL THERRIEN n’a joué que quatre parties de golf cet été, mais ça ne l’empêche pas de frapper des bombes. Le plus difficile, ça reste de mettre la balle dans le trou!
  • MARCO JETTÉ, directeur général du club Whitlock, a épaté tout le monde avec une ronde de 69. DENIS GROULX, l’avocat-gentleman de Vaudreuil-sur-le-lac, a également très bien joué et il a ramené une carte de 77. Denis est un ancien dur-à-cuire de la LHJMQ. Il a porté les couleurs des Remparts de Québec, des Éperviers de Sorel et du National de Laval où il a terminé sa carrière junior avec un certain MIKE BOSSY. Un soir, à Sherbrooke, Denis s’est fait enlever le plâtre qu’il portait au bras gauche et il s’est battu trois fois contre JIMMY MANN. Ça prend du courage!
  • Le troisième neuf de Whitlock a été dessiné par GRAHAM COOKE. C’est un parcours qui favorise les longs cogneurs. Le 8e trou, une longue normale cinq, est vraiment spectaculaire. Au loin, par beau temps, on peut entrevoir l’Oratoire Saint-Joseph. Tout un défi pour le golfeur! Ça passe ou ça casse!
  • JACQUES DAOUST, retraité de l’aviation, a visité tellement de fosses de sable qu’il regrettait de ne pas avoir emmené son chameau! Jacques joue souvent au golf avec BERTRAND RAYMOND sur la Rive-Sud ou en Floride.

    Jacques Demers

    Jacques Demers n’a pas oublié le lock-out qui a suivi sa conquête de la coupe Stanley avec le Canadien. À la reprise des activités, son équipe était «tout croche» et elle a raté les séries.

  • Le vétéran YVON HURTUBISE est membre de Whitlock depuis 25 ans. Durant sa jeunesse, il a joué au hockey et au baseball avec JACQUES LEMAIRE, Yvan Cournoyer, Philippe Myre et Daniel Bouchard. Son équipe ne perdait pas souvent!
  • Le championnat MATCH PLAY des pros du Québec aura lieu à Whitlock du 22 au 24 août. Le puissant VINCENT CACCHIONE fera équipe avec ALEXANDRE OUELLET. Les champions en titre sont DANIEL TALBOT et DAVE LÉVESQUE.
  • JACQUES DEMERS n’a pas le talent de son frère MICHEL avec un bâton de golf, mais il travaille fort pour obtenir quelques normales. On croirait qu’il joue encore dans la Ligue Labour!
  • BOB MAILLOUX, un des champions golfeurs issus du petit village d’East-Angus, aimerait retrouver la magie de ses 20 ans. «Mon problème, c’est que je joue davantage mon poids que mon âge!», dit-il.
  • Le club WHITLOCK fête son 100e anniversaire. Parmi ses plus grands champions, il y a eu TOMMY HUNTER et JOS LEBLANC.
  • Le Suisse FRANÇOIS GUIGNARD en voit de toutes les couleurs au 19e trou avec des pistolets comme GUY GRAVELLE, Alain Lavigne, Raymond Danis et Gaétan Côté.
  • Longue vie à Whitlock. C’est un endroit absolument formidable.

Nash à New York: aucune surprise

Il ne faut guère s’étonner que Rick Nash soit rendu à New York. Il y a longtemps qu’il voulait quitter le petit marché de Columbus et Glen Sather avait des cartes plein les mains pour répondre aux exigences des Blue Jackets.

«Je ne pouvais pas trouver une meilleure équipe pour exprimer mon talent», a dit l’ailier droit format géant en apprenant son départ pour le Big Apple.

Rick Nash

Rick Nash se présente à New York avec une feuille de route impressionnante. Avec Brad Richards et Marian Gaborik, il formera le trio de 22 millions.

L’athlète de Brampton, Ontario, présente une feuille de route impressionnante. À 28 ans, il a déjà connu deux saisons de 40 buts et cinq autres de 30 buts et plus. Il a aussi été choisi cinq fois dans l’équipe d’étoiles de la LNH et il a aidé le Canada à gagner la médaille d’or aux Jeux olympiques de Vancouver. Une seule ombre au tableau: son différentiel de «moins 71» avec une équipe de dernière position.

S’il y a du hockey cet automne, Nash amorcera la troisième portion d’un contrat de huit ans à raison de 7,8 millions par année. Avec Marian Gaborik qui gagne 7,5 millions et Brad Richards qui touche 6,6 millions, il formera un trio de 22 millions, soit 38 pour cent de la masse salariale des Rangers.

Toutefois, Sather n’y perd pas au change puisque les salaires des trois joueurs échangés aux Blue Jackets (Dubinsky, Anisimov et Erixon) totalisaient environ 7,6 millions. Le patron des Rangers a encore assez d’argent pour s’offrir un Shane Doan ou un Alexander Semin.

Ce qui est un peu frustrant dans le dossier de Nash, c’est qu’il choisit lui aussi de poursuivre sa carrière aux Etats-Unis. Comme si les marchés de Toronto et de Montréal n’intéressaient pas du tout les joueurs autonomes.

Zach Parise et Ryan Suter ont choisi d’aller jouer au Minnesota et Shea Weber aurait sans doute pris la route de Philadelphie si les Predators n’avaient pas égalé l’offre de 110 millions pour 14 ans. C’est la réalité des années 2010.

LA FRICASSÉE DU MARDI

  • Bravo à CLAUDE JULIEN pour sa prolongation de contrat. Sa fiche est impeccable depuis qu’il dirige les Bruins: 228 victoires, 132 défaites, 50 parties nulles et une coupe Stanley.

    Claude Julien

    Claude Julien n’a pas volé sa prolongation de contrat comme entraîneur des Bruins. Son travail est irréprochable depuis son arrivée à Boston.

  • Les joueurs des CATARACTES DE SHAWINIGAN sont accusés d’avoir manqué de classe et de savoir-vivre en abîmant la COUPE MEMORIAL. Cela déteint sur toute l’organisation et sur le circuit Courteau. En dernière heure, le défenseur DILLON CONNELLY nous apprend que la coupe a été brisée accidentellement et qu’il payera de sa poche pour les réparations.
  • DAVID BECKHAM est content que son ami SEBATIAN COE ait pensé à lui pour les cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques de Londres. Paraît-il que MUHAMMAD ALI sera également parmi les invités.
  • À 38 ans, ICHIRO SUZUKI représente une police d’assurance pour les YANKEES. Rien de plus.
  • La NCAA a frappé très fort dans le dossier de PENN STATE. En plus d’une amende exorbitante, on efface les 112 victoires remportées par les Nittany Lyons entre 1998 et 2011. Comme si ça ne suffisait pas, on a déboulonné la statue de JOE PATERNO, pape du football universitaire. Cette histoire n’a pas fini de faire jaser au pays de l’Oncle Sam.
  • ERNIE ELS est souvent à son mieux au British Open. En plus de gagner à deux reprises (2002 et 2012), il a terminé cinq fois parmi les six premiers. «Big Easy» possède un talent incroyable et on peut se demander combien de tournois il aurait gagnés durant sa carrière si son FER DROIT avait collaboré davantage. Je n’oublierai jamais la première fois que je l’ai vu jouer à AUGUSTA. Lorsque son bâton fait contact avec la balle, ça donne un bruit très particulier. Ce que j’aimerais frapper la balle avec autant de puissance, ne serait-ce que durant quelques semaines!
  • Avant de s’envoler pour Londres où elle agira comme analyste pour les épreuves de plongeon, ANNIE PELLETIER a acheté sa première maison à ANJOU.
  • GÉRALD ALLAIRE a réussi le 9e trou d’un coup de sa carrière de golfeur au ROYAL BROMONT. Un coup de fer 7 parfait sur une distance de 178 verges.
  • Les meilleurs golfeurs amateurs de la province participent cette semaine au championnat provincial sur les allées du club SUMMERLEA. Malgré son âge avancé, GRAHAM COOKE est parmi les favoris parce qu’il connaît le parcours comme le fond de sa poche.
  • ROLLAND GODIN a reçu le feu vert du médecin et il retournera sur les courts de tennis le 4 août.
  • SCOTT GOMEZ a réussi un trou d’un coup à son propre tournoi de golf en ALASKA. Son exploit lui a valu une Acura d’une valeur de 50 000$. Comme s’il avait besoin de ça…
  • On peut dire que BRADLEY WIGGINS a gagné le Tour de France une main dans le dos. Selon les experts, on a vu beaucoup mieux comme épreuve.
  • Les Islanders vont-ils déménager à BROOKLYN?
  • Le triple-bogey de TIGER WOODS, dimanche, était son premier depuis 2003 dans un tournoi majeur.
  • On a demandé à MARIANO RIVERA quelle était la différence entre «fermer les livres» dans un match régulier ou le faire en Série mondiale. Le fameux releveur des Yankees a répondu: «C’est la différence entre devenir une légende ou sombrer dans l’oubli».
  • Le journaliste ANDRÉ ROY, de Saint-Eustache, a foulé les allées du club DUFFERIN HEIGHTS avec sa belle Sylviane. Il a aussi profité de son passage dans la région de Stanstead pour renouer avec son ami ANDRÉ MALTAIS et sa conjointe CLAIRE TURCOTTE, directrice générale du club.
  • TOM WATSON, un des meilleurs golfeurs de tous les temps, était l’idole de jeunesse de BRENDT SNEDEKER.
  • CAROL VADNAIS a vu la Sainte Vierge sur le boulevard Saint-Laurent. Paraît-il qu’elle mesure cinq pieds et 10 pouces!

LE MOT D’HUMOUR

Jacques Lauzon, du club Islesmere: «Tout ce qui est bon est illégal, immoral ou engraissant!»

Jacques Lemaire: «J’ai tout appris avec le Canadien»

Jacques Lemaire a du mal à croire qu’il s’est écoulé 33 ans depuis sa dernière conquête de la coupe Stanley avec le Canadien.

«Le temps passe tellement vite, dit-il. Veux, veux pas, j’aurai bientôt 67 ans. Il me semble qu’hier encore je jouais pour les Maroons de Lachine et je signais la formule C pour devenir membre de l’organisation du Canadien. On me donnait 100 piastres pour signer. Ça n’a rien à voir avec les chiffres d’aujourd’hui!»

Jacques Lemaire

Jacques Lemaire a vécu sa plus forte sensation quand il mené les Devils du New Jersey à la conquête de la coupe Stanley, en 1995. Il en a gagné huit autres en 12 saisons avec le Canadien.

L’ancien numéro 25, membre du Temple de la renommée du hockey depuis 1984, était de passage à Mirabel pour participer au tournoi de golf de la famille Dion au club 4 Domaines. Quand on l’a invité à dire quelques mots, il a saisi le micro et il a parlé pendant une demi-heure. On aurait pu entendre voler une mouche tellement ses propos étaient intéressants.

«Quand je jouais pour le Canadien Junior, mon ami Scotty (Bowman) nous faisait laver les marches du Forum pour nous tenir occupés, a-t-il rappelé. J’ai ensuite gradué avec les Apollos de Houston où j’ai connu des moments difficiles. Je jouais peu souvent et j’étais porté au découragement. C’est André Boudrias qui a suggéré à l’entraîneur de me faire tuer les punitions. Petit à petit, les choses ont débloqué et j’ai réussi à m’affirmer au point de mériter un poste avec le grand club.

«Tout ce que je sais aujourd’hui, je l’ai appris chez le Canadien avec des joueurs comme Jean Béliveau et Henri Richard. Les plus jeunes apprenaient des plus âgés et la roue continuait de tourner. À Montréal, il fallait se battre avec Sam (Pollock) pour obtenir une petite augmentation de salaire, mais on apprenait comment gagner des coupes Stanley. J’ai été assez chanceux pour en gagner huit en 12 ans. C’est pas si mal! À la fin, c’était devenu une habitude».

DERRIÈRE LE BANC

Après une carrière bien remplie au cours de laquelle il a marqué 366 buts en saison régulière et 61 dans les séries de championnat, Lemaire est devenu un des meilleurs entraîneurs de sa génération.

Il a fait ses classes en Suisse, à Plattsburgh et à Longueuil, puis il est devenu le bras droit de Serge Savard. Son passage derrière le banc du Canadien a malheureusement été terni par le déclin et la retraite forcée de Guy Lafleur, son ancien ailier droit.

C’est au New Jersey et au Minnesota que l’ami Coco a connu ses plus beaux moments comme entraîneur. En 1995, il a mené les Devils à la conquête de la coupe Stanley et il en garde un merveilleux souvenir.

«Je pense que ma coupe avec les Devils éclipse toutes les autres, dit-il. Il n’y a pas de plus forte sensation que de mener un groupe de joueurs au championnat. C’est un feeling indescriptible. Je faisais de mon mieux pour que chaque joueur puisse contribuer au succès de l’équipe même si ça m’a parfois joué de vilains tours.

«Si j’ai eu du succès comme coach, c’est aussi parce que j’étais très bien entouré. Je dois beaucoup à des hommes comme Jacques Laperrière, Larry Robinson, Mario Tremblay et Mike Ramsay. J’ai aussi été épaulé par mes patrons (Serge Savard, Lou Lamoriello et Doug Risebrough).

«Pour gagner, il faut qu’il y ait une bonne chimie au sein du groupe. Il faut aussi savoir s’amuser et Dieu sait que j’ai eu du plaisir derrière le banc».

Avant de quitter l’estrade, Lemaire a eu quelques mots pour ses amis les arbitres. «Ils ont un travail ingrat et l’action se déroule plus vite que jamais dans la Ligue nationale. Disons que je les trouve meilleurs depuis que j’ai pris ma retraite!», a-t-il conclu.