Bonin: «Gordie Howe était sournois et salaud»

Quand un homme meurt, on lui lance des fleurs. Tout un bouquet de fleurs. Parfois même trop de fleurs.

Gordie Howe et Marcel Bonin au milieu des années 1950.

Gordie Howe et Marcel Bonin au milieu des années 1950.

Marcel Bonin, l’Ours de Joliette, a bien connu Gordie Howe pour avoir joué avec et contre lui durant les années 1950. Il a même soulevé la coupe Stanley en sa compagnie au printemps 1955. Il a aussi été le compagnon d’armes de Maurice Richard pendant trois ans. En 1959, il a emprunté ses gants et il a marqué 10 buts en 11 parties dans les séries de championnat. Son «claim to fame».

«C’est difficile d’établir des comparaisons entre les deux joueurs, dit Bonin. Maurice détestait la défaite et il était presque toujours en maudit, même durant les séances d’entraînement. Il voulait gagner à tout prix. Gordie était plus nonchalant, mais aussi plus talentueux.

«Quand j’ai joué avec lui, il avait l’air d’un grand bébé. Contrairement à la majorité des joueurs, il n’était pas un buveur de bière. Il ne parlait pas beaucoup, mais il adorait «tirer la pipe» à ses coéquipiers. Dans le feu de l’action, il était sournois et salaud. Tous les moyens étaient bons pour avoir la rondelle».

Selon Bonin, ceux qui disent que Howe était un joueur «propre» n’ont pas visité le coin de la patinoire avec lui. «Le Canadien ne m’a pas embauché pour mes beaux yeux ou pour scorer des buts, poursuit-il. J’allais dans les coins et j’étais là pour m’occuper des matamores de l’équipe adverse. Ça prend toutes sortes de joueurs pour former une équipe championne. Je trouve que les plombiers ne reçoivent pas le mérite qui leur appartient».

Bien dit, mon cher Marcel.

Des yeux tout le tour de la tête

Le Sherbrookois Gilles Dubé en est un autre qui a bien connu Gordie Howe. Il a gagné la coupe en sa compagnie en 1954. Il m’a parlé de lui des dizaines de fois.

Gilles Dubé a gagné la coupe Stanley en compagnie de Gordie Howe en 1954.

Gilles Dubé a gagné la coupe Stanley en compagnie de Gordie Howe en 1954.

Membre fondateur du club Milby, Dubé m’a toujours dit que Gordie était le meilleur attaquant de tous les temps, comme Bobby Orr était dans une classe à part à la ligne bleue.

En entrevue avec Sébastien Lajoie, il a répété: «Howe était un joueur complet, très intelligent et qui savait prendre soin de lui. On ne peut pas le comparer au Rocket. C’était des athlètes très différents. Maurice était un joueur purement offensif. Il était le meilleur de la ligne bleue au filet adverse. Gordie était plus complet. Il pouvait tout faire sur la patinoire et bien. Il était fort comme un boeuf et il avait des yeux tout le tour de la tête. Ceux qui voulaient se faire un nom en s’en prenant à lui en avaient pour leur argent».

En rafales

  • DAVID SKITT relève un nouveau défi comme vice-président de SportBox Entertainment Group. C’est lui qui organisera le tournoi Pacific Links à Victoria du 19 au 25 septembre.
  • Un dernier mot sur MUHAMMAD ALI: Malgré son immense popularité, il respectait son prochain et ne regardait jamais les gens de haut.

    François Dumontier est à la recherche d'un commanditaire majeur pour le GP du Canada.

    François Dumontier est à la recherche d’un commanditaire majeur pour le GP du Canada.

  • FRANÇOIS DUMONTIER, promoteur du GP du Canada, est à la recherche du partenaire idéal. Pas facile à trouver, semble-t-il.
  • GORDIE HOWE est revenu au jeu à 43 ans et il connu quatre saisons de 30 buts dans l’AMH. En tout et partout, il a marqué 1071 buts chez les professionnels (y compris les séries éliminatoires). BOBBY HULL n’est pas loin derrière avec 1018.
  • DOUG HARVEY, une autre légende du hockey, a joué un rôle important dans le retour au jeu de Gordie Howe en 1973. Harvey travaillait alors pour l’organisation des Aeros de Houston.
  • En 1953, Gordie Howe a failli égaler le record de 50 buts de MAURICE RICHARD, mais il a été stoppé lors du dernier match à Détroit. C’est BERT OLMSTEAD qui s’est chargé de le surveiller. Merci à Marc DeFoy pour le rappel.
  • La dépouille mortelle de Gordie Howe sera exposée en chapelle ardente à l’aréna Joe Louis, mardi, et les funérailles auront lieu le lendemain à Détroit. Son corps sera incinéré, mais son cerveau sera remis à la science pour évaluer l’impact des commotions cérébrales.
  • L’Ontarienne Brooke Henderson est à seulement deux coups de Lydia Ko avant la ronde finale du championnat de la LPGA dans l’État de Washington. Maude-Aimée Leblanc occupe le 37e rang.
  • À Memphis, Daniel Berger détient trois coups d’avance sur Phil Mickelson, Steve Stricker et D.A. Points.
  • BASEBALL MAJEUR: À Toronto, Edwin Encarnacion a frappé ses 14e et 15e circuits de la saison pour mener les Blue Jays à
    Edwin Encarnacion: trois circuits en deux jours contre les Orioles.

    Edwin Encarnacion: trois circuits en deux jours contre les Orioles.

    une victoire de 11-6 sur les Orioles. Michael Saunders, de Victoria, a ajouté son 11e… Au Minnesota, mes Red Sox ont écrasé les Twins 15-4. Jackie Bradley Jr. a produit trois points avec son 10e circuit. Xander Bogaerts a terminé le match avec quatre coups sûrs (dont son 8e circuit) et trois pp. Big Papi a ajouté trois coups sûrs pour hausser sa moyenne à ,346… À Chicago, les Royals ont mis fin à une série de huit revers en battant les White Sox 4-1. Cheslor Cuthbert a sonné la charge avec deux longues balles… Les Cubs (42-18) ont écrasé les Braves 8-2 à Atlanta. 10e victoire de Jake Arrieta, 15e circuit de Kris Bryant et 14e d’Anthony Rizzo… À Pittsburgh, Matt Holliday a produit trois points avec son 10e circuit et les Cards ont battu les Pirates 5-1. Une 7e victoire pour le Dominicain Carlos MartinezIan Kinsler a produit cinq points, dont trois avec son 12e circuit, et les Tigers ont vaincu les Yankees 6-1 dans le Bronx. Justin Verlander a tenu le coup pendant presque sept manches pour récolter sa 6e victoire… Les Brewers ont cogné cinq circuits pour battre les Mets 7-4. Ryan Braun en a deux, ses 10e et 11e de la campagne… À San Francisco, les Giants ont eu raison des Dodgers avec deux points en fin de 10e manche. Les deux équipes ont utilisé 15 lanceurs… En Arizona, les D’Backs ont vaincu les Marlins 5-3. Troisième défaite du puissant Jose Fernandez… Texas a disposé de Seattle 2-1 grâce aux circuits de Rougned Odor et de Prince Fielder qui connaît une saison difficile… 8e victoire pour Tyler Chatwood, des Rockies.

  • EUGÈNE RANCOURT est mort après avoir frappé son coup de départ au 5e trou, hier après-midi, au club Venise. Il avait 75 ans. PAUL BROUILLARD était pas mal secoué. Roger H. aussi. Mes sympathies à la famille.
  • BASEBALL SENIOR: Le maire Denis Coderre a assisté au match inaugural des Pirates de Saint-Jean. Ils ont vaincu les Brewers de Montréal 3-2… Les équipes de Shawinigan et de Saint-Jérôme ont divisé les honneurs d’un programme double. Il y a eu toute une pétarade: 38 points et 15 circuits. Simon Brisebois en a frappé trois, Martin Johnson et Vincent Bourget deux chacun.
  • CHARLES LEBLANC, un joueur d’arrêt-court de Laval, a été réclamé au 129e rang par les Rangers du Texas. Il a 20 ans et il joue dans la NCAA avec l’équipe de l’Université de Pittsburgh.
  • OLIVIER LABELLE, de Saint-Eustache, ne retournera pas à Rouen. Il a choisi de poursuivre sa carrière dans la Ligue américaine avec l’équipe de Reading. Olivier épousera bientôt sa belle Jennifer et il aura son école de hockey à Saint-Eustache du 11 au 22 juillet.
  • BERT SUGAR, l’encyclopédie de la boxe, estime que JACK DEMPSEY et JOE LOUIS étaient supérieurs à Ali. Comment savoir? On pourrait en débattre pendant des mois.

    Rogatien Vachon a réussi ses premiers arrêts avec le CH aux dépens de Gordie Howe.

    Rogatien Vachon a réussi ses premiers arrêts avec le CH aux dépens de l’illustre Gordie Howe.

  • À son premier match dans la Ligue nationale, ROGATIEN VACHON s’est fait connaître avec deux gros arrêts face à Gordie Howe.
  • Les Blue Jays ont invité CONNOR McDAVID à lancer la première balle, vendredi soir.
  • L’ancien capitaine GABRIEL COUSINEAU conseillera les receveurs de passes des Carabins. D’autre part, DANNY DESRIVEAUX quitte l’équipe pour des raisons familiales.
  • Mitsou Gélinas est encore la plus belle au GP du Canada.
  • Comment Jacques Villeneuve a-t-il pu être considéré comme un «sex symbol»?

Le mot d’humour

Une femme rend visite à son gynécologue: «Docteur, j’ai un grave problème. J’ai trouvé des timbres du Costa Rica dans mon vagin».

– «Ma chère dame, ne vous en faites pas. Il s’agit tout simplement des étiquettes qu’on installe sur les bananes!»

Talbot: «Gordie Howe était le Jean Béliveau des Red Wings»

Un jour, un joueur a dit: «Il y a quatre équipes dans la Ligue nationale: Montréal, Toronto, Chicago et… Gordie Howe!» C’était à l’époque où les Rangers et les Bruins s’échangeaient le dernier rang.

L’ancien joueur étoile des Red Wings n’a pas mérité le sobriquet de «Mr. Hockey» par accident. Il possédait un talent exceptionnel, une force herculéenne, et il était prêt à utiliser tous les trucs, pas toujours catholiques, pour remporter la victoire. Au Canada anglais, il était l’idole de tous les joueurs de hockey, jeunes et moins jeunes.

Gordie Howe et Jean Béliveau se sont souvent rencontrés au match des étoiles.

Gordie Howe et Jean Béliveau se sont souvent rencontrés au match des étoiles.

«Dans mon livre, Gordie a été le Jean Béliveau des Red Wings, affirme Jean-Guy Talbot. En dehors de la patinoire, il était tout un monsieur. Sur la glace, c’était autre chose. Il ne se gênait pas pour se servir de ses coudes et il fallait garder la tête haute quand on jouait contre lui. J’ai déjà goûté à sa médecine. Gordie ne voulait rien savoir dans le feu de l’action. Pour contrer ses efforts, il fallait «jouer l’homme» et ce n’était pas une sinécure.

«Je me considère chanceux d’avoir joué avec les deux plus grands joueurs de mon époque: Gordie Howe et Maurice Richard. Très peu de joueurs peuvent en dire autant».

Il faut savoir que Talbot a passé trois mois chez les Red Wings vers la fin de sa carrière. Il a même été le compagnon de chambre de Howe durant les voyages à l’étranger. «Gordie était un gars d’équipe, mais je me suis vite rendu compte qu’il y avait deux clans chez les Red Wings, celui de Howe et celui d’Alex Delvecchio».

(MARCEL BONIN ne se gêne pas pour dire que Gordie Howe était «salaud et sournois» dans le feu de l’action. Il le connaît bien pour avoir joué avec et contre lui durant les années 1950. Je vous en parlerai dans une prochaine chronique)

Parfois, on s’amusait à dire que Howe ne pouvait rien faire sans demander la permission à son épouse. Je me rappelle d’avoir entendu Maurice Richard y faire allusion. Talbot n’est pas d’accord. «Gordie était trop bonasse en dehors de la patinoire et on l’a exploité. Quand elle a pris conscience de la situation, Colleen a décidé de prendre les choses en mains et elle a été très bonne pour lui en tant que gérante. Il fallait maintenant payer pour profiter de sa célébrité», explique l’ancien défenseur de Cap-de-la-Madeleine.

Respect mutuel

Gordie Howe et Jean Béliveau se sont livré bataille pendant 18 saisons. Une fois à la retraite, ils ont souvent exprimé un profond respect

Gordie Howe a participé à une grande fête en l'honneur du Gros Bill en 2007. Les deux hommes se vouaient un très grand respect.

Gordie Howe a participé à une grande fête en l’honneur du Gros Bill en 2007. Les deux hommes se vouaient un très grand respect.

mutuel même s’ils étaient des joueurs très différents.

Lors d’une grande fête au Centre Bell, il y a huit ou neuf ans, Howe a déclaré: «J’admire le Grand Jean depuis la première fois que je l’ai vu jouer au Colisée de Québec. Il portait les couleurs des As et n’avait que 22 ans. C’était facile de voir qu’il deviendrait une super étoile.

«Jean n’était pas un joueur égoïste et il avait une façon unique de fabriquer des jeux. Je le respecte comme joueur, mais encore plus pour son comportement en dehors de la patinoire. Un parfait gentilhomme, un exemple pour tous les Canadiens».

Au sujet de Maurice Richard, il devait ajouter: «Une fois, je l’ai frappé sans avertissement et il a tourbillonné comme une toupie avant de s’écraser sur la glace. Il ne s’est pas fait mal et j’ai esquissé un sourire. J’ai moins ri lorsque j’ai vu huit joueurs qui fonçaient sur moi!

«J’admirais le Rocket, mais il se semblait pas s’amuser quand il jouait au hockey. S’il ne connaissait pas une bonne soirée, il était prêt à exploser. Ce gars-là n’arrêtait jamais».

L’idole de Gretzky et Orr

Bobby Orr, que je considère comme le meilleur joueur de tous les temps, n’a jamais caché son admiration pour Mr. Hockey. Même chose pour Wayne Gretzky, le recordman des Oilers et des Kings.

Wayne Gretzky a grandi en adulant Gordie Howe.

Wayne Gretzky a grandi en adulant Gordie Howe.

En apprenant la mort de son idole, Gretzky a déclaré: «Le jeu a tellement changé depuis 60 ou 70 ans. Mon objectif n’était pas de battre les records de Gordie Howe. C’est arrivé parce que j’avais de très bons coéquipiers. Chaque fois que je m’approchais d’une de ses marques, j’insistais pour qu’il soit présent. C’était ma façon de lui dire merci pour tout ce qu’il a fait pour le hockey».

ALI CONDUIT À SON DERNIER REPOS

Plus de 15 000 personnes ont rendu un dernier hommage à MUHAMMAD ALI à Louisville. Parmi les célébrités, il y avait Bill Clinton, Jim Brown, Arnold Schwarzenegger, Mike Tyson, Lennox Lewis, David Beckham, Will Smith, Whoopi Goldberg et Kareem Abdul-Jabbar.

Billy Crystal a rendu un vibrant hommage à Muhammad Ali.

Billy Crystal a rendu un vibrant hommage à Muhammad Ali.

Comme il fallait s’y attendre, le comédien BILLY CRYSTAL a volé la vedette parmi ceux qui  ont été invités à prendre la parole. Voici en gros ce qu’il a dit: «Ali était comme un éclair dans le ciel, une invention de Mère Nature. Il était un mélange de puissance et de beauté. Il a frappé durant les heures les plus noires de l’Amérique. Il nous a forcés à nous regarder nous-mêmes et à nous poser des questions.

«Ce jeune homme impétueux nous a excités, nous a fait fâcher, nous a confondus et nous a provoqués. Vers la fin de sa vie, il est devenu un messager silencieux et il nous a appris que la vie est plus belle quand on construit des ponts entre les gens, pas des barrières».

Le pasteur Kevin Cosby a ajouté: «Ali a osé affirmer que les Afro-Américains étaient capables de réaliser de grandes choses. Il ne craignait pas de dire «Je suis Noir et je suis beau». Je le compare à Jesse Owens, Rosa Parks et Jackie Robinson».

Bill Clinton a déclaré pour sa part: «J’entends Muhammad nous dire qu’il devrait recevoir les éloges d’au moins un président».

Barack Abama n’a pas assisté aux obsèques à cause de la graduation de sa fille, mais il a fait parvenir le message suivant: «Ali était l’Amérique: effronté, provocant, un pionnier, jamais fatigué. Il était toujours prêt à repousser les limites. Il représentait nos valeurs principales: la religion, le droit de parole et le courage».

(Sources: Boston Globe)

Le mot d’humour

Jean Béliveau: «Se rendre dans le coin de la patinoire pour enlever la rondelle à Gordie Howe, c’était comme se battre avec un poteau de téléphone!»

Décès de Gordie Howe

Une autre légende nous quitte

En fouillant sur Internet, j’apprends le décès de Gordie Howe, un des plus grands joueurs de hockey de tous les temps. Décidément, ce n’est pas une bonne semaine. Je n’arrête pas de rayer des noms dans mon carnet d’anniversaires.

L’ancien joueur étoile des Red Wings et des Aeros de Houston est mort à la résidence de son fils Murray, en Ohio. Il avait 88 ans.

Gordie Howe a porté fièrement les couleurs des Red Wings pendant 26 ans.

Gordie Howe a porté fièrement les couleurs des Red Wings pendant 26 ans.

Les dernières années ont été très difficiles pour l’ancien numéro 9. Après avoir vécu le décès de Colleen, son épouse et gérante, il est tombé très malade. L’hiver dernier, il a fait une dernière visite au Joe Louis Arena. Il n’était plus qu’une partie de lui-même pour recevoir sa dernière ovation.

Comme Maurice Richard, Ted Lindsay et tant d’autres, Gordie Howe a joué au hockey à une époque où les joueurs étaient quasiment des «esclaves» entre les mains des propriétaires. Ils n’avaient aucun pouvoir de négociation.

Au début des années 1970, Howe a failli faire une syncope en apprenant que son nouveau coéquipier Bobby Baun gagnait plus cher que lui. Ça n’avait aucun bon sens. Il a fallu qu’il effectue un retour au jeu dans l’Association mondiale (avec ses fils Mark et Marty) pour toucher un salaire décent.

Quoi qu’il en soit, Number Nine a marqué l’histoire de son sport. Il pouvait tout faire sur la patinoire, y compris jeter les gants pour se faire respecter. Il le faisait si bien qu’il a inventé ce qu’on a appelé «un tour du chapeau à la Gordie Howe»: une but, une passe et une bagarre!

On parle encore de son furieux combat contre Lou Fontinato, des Rangers, le 1er février 1959. Ce soir-là, Howe a ajouté à sa légende en fracturant le nez de l’homme fort des Rangers.

Il ne fait aucun doute que Howe a été le joueur le plus complet de son époque. Maurice Richard était plus spectaculaire et avait le don de soulever la foule, mais il n’avait pas tous les attributs de son rival. On s’est obstiné pendant 40 ou 50 ans pour savoir lequel était le meilleur.

En apprenant la mort de son redoutable adversaire, Jean-Guy Talbot a déclaré: «Je suis chanceux. J’ai joué avec les deux plus grands joueurs de mon époque: Gordie Howe et Maurice Richard». Je vous en dirai davantage dans une prochaine chronique.

Howe a remporté six championnats des marqueurs et il a été élu six fois  joueur par excellence de la ligue entre 1951 et 1963. Il a aussi aidé les Red Wings à gagner quatre coupes Stanley au début des années 1950, avant que le Canadien prenne la pôle. Ses 801 but et ses 1850 points ont servi de baromètre jusqu’à l’entrée en scène d’un certain Wayne Gretzky.

Lors de sa dernière visite à Montréal, il m’a dit: «Ça me tenterait de sauter sur la patinoire et de donner un bon coup de coude à quelqu’un!»

Enfin, soulignons que Gordie Howe avait le plus grand respect pour l’organisation du Canadien. Il était présent aux funérailles du Rocket et ne s’est pas fait prier pour lui rendre hommage. Il est aussi devenu ami avec le grand Jean Béliveau. Les deux hommes se vouaient une admiration sans bornes.

Thank you, Mister Hockey!

Les Sharks l’emportent grâce à Martin Jones

Les Penguins étaient prêts à célébrer leur première conquête de la coupe Stanley depuis 2009, mais le gardien de but Martin Jones en a décidé autrement.

Affichant beaucoup de calme, l’athlète de Vancouver Nord a bloqué 44 des 46 rondelles dirigées vers lui pour procurer une victoire de 4-2 à son équipe sur la patinoire de Pittsburgh et forcer la présentation d’une sixième partie, dimanche soir, à San Jose.

Martin Jones a bloqué 44 rondelles pour mener les Sharks à la victoire. Le 6e match aura lieu dimanche soir à San Jose.

Martin Jones a bloqué 44 rondelles pour mener les Sharks à la victoire. Le 6e match aura lieu dimanche soir à San Jose.

Les Penguins ont encore le gros bout du bâton, mais Jones a probablement réussi à semer un doute dans leur esprit. Si les Sharks gagnent devant leurs partisans dimanche soir, ils auront vraiment le vent dans les voiles et on ne sait jamais ce qui peut se produire dans un match numéro 7.

Depuis 1942, aucune équipe n’a gagné la coupe après avoir accusé un déficit de 1-3 en finale. Les Maple Leafs avaient alors battu Détroit après avoir perdu les trois premiers matchs.

Autant Jones a été solide, autant le jeune Matt Murray a été chancelant devant le filet des Penguins en début de rencontre. Il a accordé deux mauvais buts qui ont fait toute la différence. L’entraîneur Mike Sullivan n’a pas voulu lui lancer la pierre. «Nous avons très bien joué ce soir, exception faite du début de match, a-t-il déclaré. Nous avons tout simplement été incapables d’aller chercher le troisième but».

Logan Couture a dirigé l’attaque des Sharks avec un but et deux passes. Il faut aussi souligner le travail du défenseur Marc-Édouard Vlasic, de Montréal. Il a passé plus de 27 minutes sur la patinoire et il a été très efficace contre Sidney Crosby.

Il y a eu passablement de brasse-camarade et les arbitres ont souvent fermé les yeux. En finale, semble-t-il, il faut laisser les joueurs décider ça entre eux.

EN VRAC

  • BROOKE HENDERSON a réussi un trou d’un coup avec son fer 7 et elle s’est emparé de la tête au championnat de la LPGA dans l’Etat de Washington. MAUDE-AIMÉE LEBLANC et Alana Sharp ont joué 74 et se retrouvent en 49e position.

    Brooke Henderson a réussi un trou d'un coup et elle a joué 67 en première ronde du championnat de la LPGA.

    Brooke Henderson a réussi un trou d’un coup et elle a joué 67 en première ronde du championnat de la LPGA.

  • TONTON BERNIE ne change pas en vieillissant. Il accuse la Ville de Montréal de ne pas respecter son contrat et se demande pourquoi FRANÇOIS DUMONTIER et ses associés n’ont pas encore trouvé de commanditaire majeur.
  • Il y a 23 ans hier, le Canadien remportait sa dernière coupe Stanley. Une éternité…
  • Que se passe-t-il avec les Aigles de TROIS-RIVIÈRES dans la Ligue Can-Am? Champions en titre, ils sont bons derniers avec une fiche de 3-16.
  • Mon ami ALAIN CHALUT, de Joliette, prépare son tournoi annuel dans la campagne de SAINT-JEAN-DE-MATHA. La fête aura lieu mercredi prochain sur les terres de RÉAL SALVAS. Parmi
    Alain Chalut prépare son tournoi annuel en compagnie de son fils Alexandre.

    Alain Chalut prépare son tournoi annuel en compagnie de son fils Alexandre. (Photo P.Y. Pelletier)

    les invités, il y aura STÉPHANE RICHER, dernier marqueur de 50 buts du Canadien, LUCIEN DEBLOIS, ex-coéquipier de Guy Lafleur à Montréal, New York et Québec, MARCEL BONIN, ancien joueur du Canadien, des Red Wings et des As de Québec, DOMINIQUE DUCHARME, nouveau patron des Voltigeurs de Drummondville, et MICHEL BEAUDRY, l’homme le plus célèbre de Sainte-Émilie-de-L’Énergie. Les profits seront remis au Centre de cancérologie de Lanaudière.

  • TIM ALARIE (Saint-Jérôme), JEAN-PHILIP CORNELLIER (Saint-Césaire) et MARC-ÉTIENNE BUSSIÈRES (Sherbrooke) ont mérité le droit de participer à l’épreuve finale en vue de l’Omnium canadien RBC, le 18 juillet, dans la région de Hamilton. Les golfeurs amateurs MARC-ÉTIENNE PAPINEAU (Saint-Jean) et PIERRE-ALEXANDRE BÉRARD (Chibougamau) auront le même privilège.
  • BASEBALL MAJEUR: À New York, les YANKEES ont marqué cinq points en cinquième pour doubler les Angels 6-3. CARLOS BELTRAN (il est «red hot») et ALEX RODRIGUEZ ont produit deux points chacun… À Toronto, les ORIOLES sont venus de l’arrière pour vaincre les Blue Jays 6-5. CHRIS DAVIS a cogné son 13e circuit et il a fait compter trois points. 19e sauvetage pour ZACH BRITTON. Une autre soirée difficile pour le jeune MARCUS STROMAN… Les METS ont gagné 5-2 à Milwaukee. CURTIS GRANDERSON a frappé son 11e circuit et JURYS FAMILIA a récolté son 20e sauvetage. Une 5e victoire pour le vieux BARTOLO COLON… Les CARDS ont gagné 3-2 à Cincinnati. TREVOR ROSENTHAL a fermé les livres pour obtenir son 11e sauvetage.
  • JEAN-MARIE LAFORGE, de La Tuque, a accueilli plus de 400 élèves à son programme de golf scolaire.

    Le tournoi DIRA-Laval a produit une recette de 17 000$ pour les personnes âgées victimes d'abus de toutes sortes.

    Le tournoi DIRA-Laval a produit une recette de 17 000$ pour les personnes âgées victimes d’abus de toutes sortes.

  • Le 4e tournoi DIRA-LAVAL avait lieu lundi dernier au club Le Versant de Terrebonne et il a produit une recette de 17 000$ pour les personnes âgées victimes d’abus de toutes sortes. Dans le comité organisateur, il y avait FRANCINE CÔTÉ-DEMERS, Jacques Daoust, Carole Desjardins, Martine Turgeon, Monique Ringuet et Michel Demers (frère de Jacques). MICHEL THERRIEN n’a pas pu jouer, mais il a participé aux agapes avec les BOB MAILLOUX, Bertrand Raymond, Michel Beaudry et ROBERT RUEL, des Jardins Nelson. Pour en savoir plus sur la Fondation DIRA, il suffit de téléphoner au 450.681.8813.
  • JEAN MARCOTTE a remis sa démission comme gouverneur des Tigres de Victoriaville. Il n’a pas encore digéré le renvoir de l’entraîneur BRUCE RICHARDSON.
  • BASEBALL SENIOR: Le Cactus de VICTORIAVILLE a arraché une victoire de 4-2 à Sherbrooke. PHILIPPE LANGLOIS a frappé la longue balle et FRANCIS MICHEL a été brillant au monticule… À Saint-Jean, les PIRATES ont vaincu Acton Vale 4-2. En vedette: KEVIN TREMBLAY, Dany Deschamps et François Lafrenière.
  • SUGAR RAY ROBINSON, meilleur boxeur de l’histoire «livre pour livre» était l’idole de jeunesse de CASSIUS CLAY.
  • La grande fête annuelle du HOMARD a attiré plus de 900 personnes au Centre Lemay de WINDSOR. La soirée avait lieu sous la présidence d’honneur de Mme PATRICIA GAUTHIER, pdg du CIUSSS de l’Estrie. L’homme d’affaires DENIS DION était à la tête du comité organisateur… CLAUDE SYLVAIN, maire de
    Denis Dion préside la Fondation du CSSS Val Saint-François.

    Denis Dion préside le c.a. de la  Fondation du CSSS Val Saint-François.

    Saint-François-Xavier, a participé aux agapes avec ses amis MAURICE ALLARD (D’Ville) et GUY DAIGNEAULT (Acton Vale)… La soirée m’a permis de renouer avec JACQUES FORTIER, actionnaire du Phoenix et président bénévole de la Fondation du CHUS, Me Marc Vaillancourt, Giselle Duval, DAVID CHARETTE, Alain Gamache, Carlo Fleury, Michel Champagne, Gaston Leblanc Jr., Jacques Vaillancourt, MICHEL LAROCHE, Charlie Mallette, Luc Cayer, Gérard Messier, Réjean Morissette et plusieurs autres. Les profits (environ 50 000$) seront remis à Fondation du CSSS Val Saint-François.

  • Dans le comité organisateur du tournoi RONALD DENIS à Laval-sur-le-Lac, il y avait GÉRARD CHARLEBOIS Susie Sicotte, Lynn Lefebvre, Janice Labelle, Tony Ledonne et Anne-Catherine Groulx.
  • MICHAEL GOLDBLOOM, recteur de l’Université Bishop’s, s’est déguisé en golfeur pour participer au tournoi annuel des GAITERS. L’invité d’honneur était TONY HARRIS.
  • GUY DAIGNEAULT, roi du meuble à Acton Vale, attend 650 cyclistes à son Défi Vélo, dimanche. Tous les profits seront remis à la Fondation santé Daigneault-Gauthier.
  • JACINTHE PROULX, de Saint-Denis-de-Brompton, ne dort plus depuis qu’elle a joué une ronde de 92 sur le magnifique parcours de JOLIETTE.
  • VÉRONIQUE CHAMPOUX, fille de Guy, tente sa chance comme animatrice à la radio, à SUDBURY.

Le mot d’humour

Comment dit-on en anglais «Ma belle-mère ne vient pas souper»?

– Yessss!

Grosse victoire des Sharks à San Jose

De retour devant leurs partisans, les Sharks de San Jose ont remporté une très importante victoire de 3-2 en prolongation pour revenir dans la série.

Joel Ward joue un rôle très important dans les succès des Sharks. Son 7e but des séries a créé l'égalité en troisième période.

JOEL WARD joue un rôle très important dans les succès des Sharks. Son 7e but des séries a créé l’égalité en troisième période.

C’est la recrue Joonas Donskoï qui a marqué le but gagnant. Il a ainsi imité ainsi Conor Sheary qui avait fait de même pour les Penguins, mercredi. Seulement quatre autres recrues ont marqué un but gagnant en prolongation en finale: Brian Skrudland, Jacques Lemaire et Jimmy Peters, du Canadien, et Alf Pike, des Rangers.

Joel Ward a également joué un rôle important dans la victoire des Sharks. C’est lui qui a provoqué l’égalité avec un boulet qui a échappé à l’attention de Matt Murray en troisième période. Une étoile aussi à Martin Jones qui a repoussé 40 rondelles.

Marshawn Lynch, ancien joueur étoile des Seahawks de Seattle, a ouvert la porte aux Sharks avant le début de la rencontre. Lynch est natif d’Oakland. Évidemment, on a observé un moment de silence en mémoire du grand Muhammad Ali.

Le match numéro 4 aura lieu lundi soir à San Jose.

BASEBALL MAJEUR

  • À Baltimore, les YANKEES ont pris une avance 7-0, puis ils ont résisté aux attaques des Orioles pour finalement l’emporter 8-6. De retour dans l’alignement après avoir soigné une blessure, ALEX RODRIGUEZ a obtenu trois coups sûrs pour hausser sa moyenne à ,200. STARLIN CASTRO a fait de même et JACOBY ELLSBURY a volé le marbre à la suite d’un double vol. ADAM JONES a frappé un circuit de trois points pour les Orioles et MARK TRUMBO a ajouté son 18e, un sommet dans les majeures.

    Adam Jones a frappé un circuit de trois points pour les Orioles, mais les Yankees ont eu le dernier mot à Baltimore.

    Adam Jones a frappé un circuit de trois points pour les Orioles, mais les Yankees ont eu le dernier mot à Baltimore.

  • À Los Angeles, CLAYTON KERSHAW n’était pas à son mieux, mais il a quand même blanchi les Braves pendant six manches pour récolter sa 8e victoire de la saison contre un seul échec. Sa moyenne de points mérités s’établit à 1,46. Il y avait plus de 47 000 personnes dans les gradins pour le voir à l’oeuvre.
  • À Saint-Louis, les CARDS ont effacé un déficit de 4-0 avec quatre longues balles et ils ont battu les Giants 7-4. TREVOR ROSENTHAL s’est chargé de fermer les livres en fin de rencontre.
  • À Boston, les RED SOX ont mis fin à une série de trois défaites en battant les Blue Jays 6-4. MOOKIE BETTS et DAVID ORTIZ ont produit deux points chacun et XANDER BOGAERTS a obtenu trois coups sûrs en quatre tentatives.
  • À Pittsburgh, les PIRATES ont marqué cinq fois en fin de 7e manche pour éclipser les Angels 8-7. MATT JOYCE a fait la différence avec une claque de trois points. 17e sauvetage de MARK MELANCON.
  • À Wrigley, les CUBS ont vaincu les D’Backs 5-3. JASON HAMMEL (7-1) a tenu le coup pendant sept maches et il a aidé sa cause avec un simple bon pour deux points. 13e circuit d’Anthony Rizzo. Il s’agissait d’une 10e victoire en 11 parties pour la troupe de JOE MADDON.
  • Les METS ont gagné 6-4 à Miami. 18e sauvetage de JEURYS FAMILIA.
  • Les INDIANS ont éclaboussé les Royals 8-1. Huitième victoire de JOSH TOMLIN, le «p’tit cowboy» du Texas.

Le mot d’humour

Albert va trouver son voisin Jean-Paul, fermier de son métier, et lui dit: «Jean-Paul, ton coq chante à chaque matin et c’est très bien, mais il chante aussi le midi, en après-midi, au coucher du soleil et même en pleine nuit. Je commence à en avoir plein mon casque. Tu dois faire quelque chose. Tu emmerdes tout le monde avec ton coq».

Et Jean-Paul de lui répondre: «Je vois ce que tu veux dire, mais je n’y peux rien. Mon coq s’est converti à l’islam et depuis, il chante cinq fois par jour!»