Marcel et le Gros Bill

Marcel Bonin, dit L’Ours de Joliette, en est un autre qui a été secoué par le décès de Jean Béliveau même s’il savait que la maladie avait fait son oeuvre.

Bonin connaissait le Gros Bill depuis environ 65 ans. Les deux hommes se sont affrontés dans les rangs juniors lorsque Marcel jouait à Trois-Rivières et que Béliveau portait les couleurs des Citadelles de Québec. Un peu plus tard, ils ont été coéquipers chez les As de Québec, puis Bonin a pris la direction de Détroit et de Boston avant de rejoindre Béliveau à Montréal pour l’aider à gagner trois coupes Stanley.

Marcel Bonin connaissait Jean Béliveau depuis la fin des années 1940.

Marcel Bonin connaissait Jean Béliveau depuis la fin des années 1940. Ils ont gagné trois coupes Stanley ensemble avec le Canadien.

«Marcel Bonin n’était pas le plus gros ni le plus talentueux, mais il avait du coeur au ventre et ne reculait jamais devant personne, m’a souvent dit Béliveau. Il était aussi un formidable gars d’équipe. Il adorait jouer des tours et il était prêt à n’importe quoi pour faire rire ses coéquipiers. Il avait le don de détendre l’atmosphère. Une fois, il s’est présenté dans le vestiaire des As de Québec déguisé en chasseur. Punch Imlach (entraîneur des As) n’en croyait pas ses yeux. Une autre fois, il a subtilisé le complet de Jackie LeClair et il nous est arrivé vêtu comme un prince!»

Bien sûr, Bonin avait beaucoup d’admiration pour l’ancien numéro 4. «La première fois que je l’ai vu jouer, j’ai tout de suite compris qu’il était surdoué, dit-il. Jean possédait un physique imposant et un talent extraordinaire pour manoeuvrer le bâton et la rondelle.

«Lorsque Doug Harvey a été échangé aux Rangers (1961), Jean était le choix logique pour devenir capitaine des Canadiens. Il était comme Maurice Richard en ce sens qu’il ne parlait pas beaucoup. C’est sur la patinoire qu’il affichait son leadership. En dehors de la glace, il faisait le lien entre Toe Blake et ses joueurs.

«Dans ce temps-là, nous étions comme des frères et nous formions une grande famille. Étant donné que notre chèque de paye était peu élevé, nous avions avantage à gagner dans les séries pour augmenter notre salaire. Quand on gagnait, on allait prendre une bière . On y allait souvent parce qu’on gagnait tout le temps!»

En 1959, Bonin a marqué 10 buts dans les séries de la coupe Stanley après avoir emprunté les gants de Maurice Richard qui soignait alors une blessure. «J’aurais dû emprunter son jock-strap. J’aurais eu une plus grosse famille!», conclut-il.

TOUJOURS LA MÊME HISTOIRE

Le Canadien méritait de perdre mardi soir, mais Carey Price (encore une fois) a tenu son club dans la partie assez longtemps pour faire la différence.

Il est évident que Price est un sérieux candidat pour le trophée Hart. Un joueur de «classe mondiale», comme le dit si bien son entraîneur. Sans lui, le Canadien ne serait pas en aussi belle position au classement et Michel Therrien aurait beaucoup plus de mal à dormir.

Carey Price: un très sérieux candidat pour le trophée Hart.

Carey Price: un très sérieux candidat pour le trophée Hart.

Pour ce qui est de la punition à Craig Smith en prolongation, elle était «discutable». Avoir été dans les souliers de Peter Laviolette, j’aurais fait du sang de cochon moi aussi.

Enfin, il faut donner aux Predators tout le mérite qui leur appartient. Ils ont une équipe très solide et n’ont pas fini de nous surprendre. Ils devront cependant vivre sans l’excellent Pekka Rinne pendant environ un mois. Ça risque d’être long.

Chapeau, Ribeiro

Mike Ribeiro, ancienne vedette des Huskies de Rouyn-Noranda, aurait pu devenir un joueur immensément populaire à Montréal, mais il n’avait pas les dispositions nécessaires à cette époque et il a failli gâcher sa carrière.

Mike Ribeiro: son histoire ferait un bon scénario de film.

Mike Ribeiro: son histoire ferait un bon scénario de film.

Après une altercation avec son capitaine Saku Koivu (une autre peste), Bob Gainey lui a fait une faveur en «donnant» son contrat aux Stars de Dallas en retour d’un défenseur (Janee Niinimaa) qui n’a jamais été en mesure d’aider le moindrement la cause du Canadien.

À Dallas, Ribeiro a connu six bonnes saisons (entre 59 et 83 points), puis il a sombré dans la drogue et l’alcool. Ça peut arriver à tout le monde, spécialement aux athlètes qui ont beaucoup d’argent dans les poches. Ribeiro a le mérite de s’être ressaisi à temps pour sauver sa carrière et sa famille. David Poile lui a fait confiance à Nashville et il le lui rend bien… «un jour à la fois»

On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve. Quand il patinait en Abitibi, Ribeiro était loin de se douter qu’il relancerait sa carrière dans la ville de la chanson country. En tout cas, il sait quoi faire avec la rondelle!

En vrac

  • Il est évident qu’un match CANADIEN-BRUINS fera salle comble au stade GILLETTE le 1er janvier 2016. Plusieurs auraient préféré que le match soit présenté à FENWAY PARK, mais ça sera encore plus payant à Foxboro.
  • Le jeune FILIP FORSBERG est tout un joueur de hockey. Comment les Capitals ont-ils pu l’échanger pour MARTIN ERAT? Un vol de grand chemin pour Nashville.
  • Vincent Damphousse: «SHEA WEBER est le meilleur défenseur que j’ai vu jusqu’ici cette saison».
  • La dernière rumeur veut que le grand STEPHEN STRASBURG, des Nationals, soit sur le marché des échanges suite à l’acquisition de MAX SCHERZER.
  • Les REMPARTS ont perdu sept de leurs huit dernières parties.
  • CHANTAL MARCHESSAULT préside le 42e tournoi atome et pee-wee de MAGOG. On espère amasser plus de 20 000$ pour l’association locale de hockey mineur.
  • La LNH devrait bannir les brutes dans le style de DAN CARCILLO, des Blackhawks.

    Le Derby de courses attelées de Magog sera sous la présidence d'honneur de la mairesse Vicki May Hamm. Elle pose ici avec Jean-Guy Gingras, Gilles Péloquin et les autres membres du comité organisateur.

    Le 8e Derby de courses attelées de Magog sera sous la présidence d’honneur de la mairesse Vicki May Hamm. Elle pose ici avec Jean-Guy Gingras, Gilles Péloquin et les autres membres du comité organisateur.

  • Le 8e DERBY de courses attelées de MAGOG aura lieu samedi et dimanche sur le terrain du club Aramis. Parmi les favoris, il y a JEAN-LUC NORMANDIN, Manon Giroux, Jeannot Quirion, Gilles Bernier et Pierre Guillemette. Les épreuves seront animées par l’ami PÉLO et l’invitée d’honneur sera la mairesse VICKI MAY HAMM.
  • DANIEL AUCOIN, expert en athlétisme, n’oubliera pas de sitôt la fête-surprise qu’on lui a organisée pour ses 50 ans. Daniel est le fils du regretté JEAN AUCOIN, ex-chroniqueur sportif au journal Montréal-Matin.
  • Si la température est le moindrement favorable, la première Classique hivernale de la LHJMQ sera couronnée d’un immense succès à SAINT-TITE, en fin de demaine.
  • Je vous suggère un film exceptionnel: LE JEU DE L’IMAGINATION. Excellent scénario et brillants comédiens.

Le mot d’humour

La vache à son taureau en panne sèche: «Tu feras meuh! la prochaine fois».

L’Express dominical

En passant

  • TOMAS PLEKANEC a volé la vedette dans une victoire de 6-4 sur les Islanders, samedi soir. Le petit attaquant ne reçoit pas toujours le mérite qui lui appartient. «Plekie» a surtout le mérite de fournir sa PLEINE MESURE chaque fois qu’il saute sur la patinoire. Il y a bien des équipes qui aimeraient l’avoir comme 2e joueur de centre.
  • TOMAS TATAR a marqué son 20e but pour aider les RED WINGS à battre Nashville 5-2. Les Wings ont toujours de nouvelles figures pour faire tourner la roue.

    Tomas Pkekanec ne reçoit pas toujours le mérite qui lui appartient.

    Tomas Pkekanec ne reçoit pas toujours le mérite qui lui appartient.

  • Bravo à JUSTINE DUFOUR-LAPOINTE pour sa médaille d’or dans l’épreuve des bosses à KREISCHBERG. Chez les hommes, MIKAËL KINGSBURY a mérité une médaille d’argent. MARC-ANTOINE GAGNON, de Terrebonne, a terminé en 5e place, un rang devant PHILIPPE MARQUIS, de Québec.
  • Les KINGS de Los Angeles ont retiré officiellement le numéro 4 de ROB BLAKE, samedi soir. L’ex-défenseur format géant est le sixième joueur des Kings à recevoir un tel honneur après MARCEL DIONNE, Rogatien Vachon, Dave Taylor, Wayne Gretzky et Luc Robitaille. Blake avait été un choix de quatrième ronde en 1988. Il a aidé l’Avalanche à gagner la coupe Stanley en 2001.
  • De retour de la Floride, PIERRE BOUCHARD est parrain d’honneur du 33e tournoi bantam de BELOEIL. Il en profitera pour renouer avec ANDRÉ SAINT-LAURENT, ancien joueur des Kings et des Islanders, vendredi prochain.
  • À CHICAGO: Les Cubs de Chicago ont présenté leur nouveau gérant JOE MADDON à leurs fidèles partisans. Ils misent beaucoup sur l’ancien gérant des Rays de Tamps pour bâtir une équipe championne. Leurs trois têtes d’affiche seront le lanceur JON
    Les Cubs de Chicago misent beaucoup sur Joe Maddon pour bâtir une équipe championne. Ils n'ont pas participé à la Série mondiale depuis 1945 et ne l'ont pas gagnée depuis 1908.

    Les Cubs de Chicago misent beaucoup sur Joe Maddon pour bâtir une équipe championne. Ils n’ont pas participé à la Série mondiale depuis 1945 et ne l’ont pas gagnée depuis 1908.

    LESTER, le premier but ANTHONY RIZZO et le joueur d’arrêt-court STARLING CASTRO… Les nouvelles estrades populaires du WRIGLEY FIELD ne seront pas prêtes pour le début de la saison. Celles du champ gauche ouvriront au début mai et celles du champ droit un mois plus tard. Les travaux de RÉNOVATION du vieux stade s’étaleront sur cinq ans et coûteront au moins 575 millions. «Le Wrigley Field est la plus belle cathédrale du baseball», a dit Maddon.

  • SAMMY SOSA n’est toujours pas bienvenu dans l’organisation des CUBS. On le soupçonne d’avoir utilisé des substances illicites pour cogner la longue balle. Disons qu’il n’est pas le seul…
  • PETER HORACHEK ne fera pas long feu derrière le banc des MAPLE LEAFS. On l’a placé là au moment où l’équipe fait face à un calendrier très difficile. Dans la vie, le «timing» est très important.
  • Le Centre de ski MONT VIDÉO a fêté ses 50 ans, samedi soir, à Barraute.
  • JASON DOLGY, des Maroons de Waterloo, est le joueur de la semaine dans la Ligue de hockey Senior des Cantons de l’Est. Des mentions honorables à KEVIN LADOUCEUR, Samuel Grenache, Samuel Collard, Patrick Groleau et Frédéric Roy.
  • TYLER SEGUIN mène encore la Ligue nationale avec ses 27 buts. C’est deux de plus que le toujours dangereux ALEX OVECHKIN.
  • Les joueurs des CARDS de Saint-Louis porteront les initiales d’OSCAR TAVERAS sur la manche de leur chandail. Promis à un bel avenir, Taveras a trouvé la mort dans un accident de la route en République Dominicaine au mois d’octobre. Son compatriote CARLOS MARTINEZ héritera de son numéro 18.
  • MARC-ANDRÉ HUOT a marqué quatre buts dans la victoire de 5-3 du Blizard Cloutier de TROIS-RIVIÈRES à Cornwall.

Le célibat

C’est l’histoire du gars qui participait à un cours de préparation au mariage. Lorsque le professeur lui a demandé quelle était la fleur favorite de sa future épouse, il a répondu: «La fleur de farine Five Roses. Elle sert à toutes les recettes». Aux dernières nouvelles, il était encore célibataire!

Edgar et ses bâtons

ILE-PERROT— «Jamais nous n’oublierons ta présence parmi nous. Tu nous a quittés, mais les moments passés ensemble resteront gravés et ton souvenir sera doux à notre mémoire. Que ton voyage se poursuive dans la paix et la sérénité».

C’est le message qu’on peut lire sur la carte d’adieu d’Edgar Théorêt, ancien directeur général de la Fédération québécoise de natation et ex-président du Panthéon des sports du Québec.

Les funérailles d'Edgar Théorêt auront lieu vendredi après-midi à l'Ile-Perrot.

Les funérailles d’Edgar Théorêt auront lieu vendredi à l’Ile-Perrot.

«Papa ne voulait pas mourir, m’a confié sa fille Nathalie dans le petit salon funéraire de l’Ile-Perrot. Il a résisté de toutes ses forces parce qu’il ne voulait pas quitter Mariette, sa famille et ses amis. Il croyait qu’il finirait par vaincre son damné cancer. Il a versé une larme, puis il a rendu son dernier soupir».

Au milieu des bouquets de fleurs, il y avait une photo du disparu de même que ses bâtons et ses souliers de golf. Selon sa dernière volonté, M. Théorêt a été incinéré et ses cendres seront dispersées sur un parcours de golf.

J’ai connu Edgar dans les années 1970, à l’époque où il faisait le tour des salles de rédaction pour faire publier ses communiqués sur la natation. Il poussait fort pour faire connaître ses athlètes et sa fédé était de loin la plus active. Notre amitié a par la suite grandi sur les terrains de golf, puis je l’ai vu travailler d’arrache-pied pour fonder le Panthéon des sports et lui donner de la vigueur.

À cause de la maladie, il n’aura pas vu la réalisation du Musée des sports, son grand rêve. Si les politiciens finissent par s’entendre sur le projet, il faut espérer qu’on trouvera une façon originale de rendre hommage à cet homme qui a tenu le panthéon à bout de bras pendant 20 ans.

Mes plus vives condoléances à Mariette, son amour des 60 dernières années, à Nathalie, à André et à toute la famille Théorêt.

Dure soirée à Ottawa

Le Canadien a très mal joué en première période et il a obtenu exactement ce qu’il méritait: une défaite de 4-1 à Ottawa.

«Tu ne peux pas être parfait à tous les soirs», a déclaré Max Pacioretty après la partie. En effet, Jean-Maurice! La veille, le Canadien a triomphé «par la peau des dents» à Columbus en profitant des maladresses des Blue Jackets en troisième période. Ça ne marche pas tout le temps, cette tactique-là.

Le diminutif Jean-Gabriel Pageau a été le meilleur joueur des Sénateurs contre le Canadien, jeudi soir.

Le diminutif Jean-Gabriel Pageau a été le meilleur joueur des Sénateurs contre le Canadien, jeudi soir.

Donnons tout de même aux Sénateurs le mérite qui leur appartient. Ils ont travaillé plus fort et le trio de Jean-Gabriel Pageau a fait la différence.

En passant, on dirait que la rivalité Canadien-Ottawa a baissé d’un cran depuis le congédiement de l’entraîneur Paul MacLean. On s’ennuie de sa grosse moustache et de ses commentaires piquants.

Le Canadien jouera 10 de ses 12 prochaines parties au Centre Bell. Une belle occasion d’assurer sa place dans les séries.

Vendredi en vrac

  • GAÉTAN BOUCHER, France Saint-Louis et Pierre Plouffe ont rendu un dernier hommage à l’ami Edgar. J’ai aussi croisé ROBERT LABELLE, Louise Bissonnette, Claude Fleurent, Robert Cadieux, Bill Guérin et Jean-Guy Prescott. En dernière heure, j’apprends que le ministre YVES BOLDUC s’est présenté au salon funéraire au nom du gouvernement Couillard.
  • JEAN-SÉBASTIEN GIGUÈRE s’est rendu à Anaheim pour assister au retrait du chandail de son ancien coéquipier TEEMU SELANNE. Le Finnish Flash a eu droit au traitement royal de la part des Ducks. Il y avait cependant un grand absent à la fête: l’ex-capitaine PAUL KARIYA. On raconte qu’il n’est pas en bons termes avec son ancien club.
  • P.K. SUBBAN est deuxième dans la Ligue nationale pour les revirements. Il n’est devancé que par ÉRIK KARLSSON, des Sénateurs. Paraît-il qu’il faut vivre avec ses erreurs… même s’il gagne 9M$ par année.
  • Cinq victoires de suite pour les BRUINS. Claude Julien doit dormir un peu mieux.
  • ALEX GALCHENYUK est bourré de talent, mais il tarde à éclore. Il a encaissé une solide mise en échec de BOBBY RYAN jeudi soir, mais il s’est relevé rapidement.

    Jean-Sébastien Giguère s'est rendu en Californie pour assister au retrait du chandail de Teemu Selanne.

    Jean-Sébastien Giguère s’est rendu en Californie pour assister au retrait du chandail de Teemu Selanne.

  • Que se passe-t-il dans la NBA? Les Celtics jouent pour ,350 et les Lakers pour ,300.
  • On dit des SEAHAWKS de Seattle qu’ils ont la meilleure défense de la NFL depuis celle des Ravens de Baltimore en 2000. On les compare aussi aux Bears de 1985 et aux Steelers de la fin des années 1970.
  • Le «deal» de l’année, c’est l’entente commerciale entre la CAISSE DE DÉPÔT et le gouvernement Couillard pour les infrastructures. Allons-y d’lavant, nos gens!
  • Les dirigeants de la Ligue NORD-AMÉRICAINE ont mis leurs culottes dans le dossier des PRÉDATEURS DE LAVAL. Les nouveaux propriétaires des Prédateurs sont HUGO BERNARD et MARC-ANDRÉ DAYAN. Souhaitons que la foire de dimanche dernier ne soit qu’un incident de parcours. Il faut en finir avec ces bagarres PRÉMÉDITÉES.
  • VIC THÉRIAULT a fêté l’arrivée du Nouvel An à OTTAWA avec sa mère et ses cinq frères.
  • Le premier championnat de golf amateur d’Amérique latine se déroule présentement en banlieue de BUENOS AIRES. L’an prochain, la compétition aura lieu à CASA DE CAMPO (République Dominicaine). Le vainqueur recevra une invitation pour le Masters.
  • PHILIPPE BERGERON, mort cette semaine à l’âge de 88 ans, a été le bâtisseur de l’aréna de BROMPTONVILLE.
  • De passage à la station de ski de Sutton, FRANCE LESSARD était heureuse de voir une photo de son défunt papa (Jean Lessard) sur un des murs.

Le mot d’humour

On nous répète souvent: «Fais bien ton travail et tu n’auras pas à recommencer». À noter que ce principe ne s’applique pas pour les tempêtes de neige!

 

 

 

Georges Guilbault à coeur ouvert

SHERBROOKE— Il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis le jour où Georges Guilbault a aidé les Castors Seniors à gagner la coupe Allan dans le vieil aréna de la rue du Parc.

Aussi incroyable que ça puisse paraître, il reste moins de quatre mois avant le 50e anniversaire de cette conquête, une des plus belles dans l’histoire du hockey amateur québécois. Décidément, personne ne peut stopper la Grande Horloge.

La semaine dernière, j’ai passé trois heures avec l’ancien joueur de centre pour discuter de ses multiples aventures dans le monde du hockey. Il faudra se reprendre un de ces quatre car nous n’avons pas épluché tous les sujets. Voici, en gros, ce qu’il avait à raconter:

  1. DANS LES MARITIMES: «Après avoir complété ma carrière junior à VICTORIAVILLE et avoir remporté le championnat des marqueurs dans la Ligue Junior A du Québec, SIMON NOLET et moi avont été recrutés par GEORGES ROY pour aller jouer dans les Maritimes, plus précisément dans la petite ville de Windsor, Nouvelle-Écosse. Au début, je vivais dans une vieille roulotte avec le gardien de but SERGE AUBRY. Un soir, la roulotte a été emportée par une bourrasque de vent et nous avons dû trouver une maison de pension. Mon salaire était de 85$ par semaine. Étant donné que le club se faisait un peu trop brasser, j’ai suggéré qu’on embauche JOHNNY LÉVESQUE, mon ancien coéquipier à Victo. En plus d’être solide à la ligne bleue, Johnny ne craignait pas de jeter les gants pour défendre ses compagnons. C’était la bonne décision à prendre car il nous a aidés à atteindre la finale de la coupe Allan».

    Georges Guilbault a passé presque toute sa vie dans le monde du hockey.

    Georges Guilbault a passé presque toute sa vie dans le monde du hockey.

  2. LA COUPE ALLAN: «L’année suivante, Georges Roy (ancien joueur étoile des Saguenéens de Chicoutimi) a été attiré à SHERBROOKE par MM. Ivan Dugré et Camille Messara. Je l’ai suivi avec Simon Nolet, Serge Aubry, Rod Gaudreau, Réjean Richer, Jim Beckman, Frank Bartow et Johnny Lévesque. Les Castors misaient déjà sur des joueurs comme RENÉ PÉPIN, Claude Cardin, Bill Dupré, Gilles Cartier, Lionel Robidas, Larry Drouin, Serge Nadeau, Pierre Thibault et Réal Rousseau. Nous avons tout balayé sur notre passage pour gagner la COUPE ALLAN. Un des plus beaux souvenirs de ma carrière. Quelques mois plus tard, nous avons aussi gagné la coupe BUNNY AHEARNE en Suède. Cette compétition était en quelque sorte le championnat mondial de hockey senior. Après le tournoi, nous sommes allés jouer en RUSSIE et c’est là que j’ai appris le décès de mon PÈRE».
  3. TOUR DU CHAPEAU: «L’hiver suivant, nous avons joué un match hors-compétition contre l’équipe nationale de la Russie dans le tout nouveau PALAIS DES SPORTS. J’ai marqué les trois buts de mon club dans une défaite de 5-3, mais c’est TI-BI CARDIN qui a fait la manchette en grimpant dans les estrades pour s’en prendre à un spectateur!»
  4. TRAGÉDIE: «Après avoir tenté ma chance dans l’organisation des BLUES DE SAINT-LOUIS et avoir joué sous les ordres de DOUG HARVEY à Salt Lake City, j’ai abouti chez les Knights de NEW HAVEN. J’étais le meilleur marqueur de l’équipe lorsque j’ai été atteint accidentellement à l’oeil droit par un tir violent de mon coéquipier GORDIE SMITH (frère de Billy Smith, des Islanders). J’avais seulement 27 ans et j’étais père de famille. J’aurais voulu poursuivre ma carrière même si j’étais borgne, mais j’ai vite compris que c’était impossible. Je suis donc rentré à Sherbrooke et j’ai commencé à travailler pour LÉOPOLD DROLET, fondateur de la compagnie Sherwood-Drolet. On pourrait dire que j’ai été chanceux dans ma malchance. Ma deuxième carrière a été très profitable».
  5. MOMENT HISTORIQUE: «J’étais à Memphis avec l’équipe de Kansas City le jour où MARTIN LUTHER KING est tombé sous les balles de son assassin. J’ai entendu les coups de feu et les commentaires racistes à son endroit. Par mesure de sécurité, nous sommes restés enfermés dans un hôtel pendant deux jours et nous avons participé en direct à l’émission de télévision de JOHNNY CARSON».

    Georges Guilbault était à Memphis avec son club de hockey le jour où Martin Luther King est tombé sous les balles de son assassin.

    Georges Guilbault était à Memphis avec son club de hockey le jour où Martin Luther King est tombé sous les balles de son assassin. C’était le 4 avril 1968.

  6. LES CASTORS JUNIORS: «Au début des années 1970, j’ai dirigé le VERT & OR de l’Université de Sherbrooke pendant deux ou trois ans, puis je suis devenu directeur général des CASTORS JUNIORS, un poste que j’ai occupé pendant neuf ans. Je n’avais peur de rien et je prenais les grands moyens pour former une équipe championne année après année. GHISLAIN DELAGE dirigeait l’équipe de main de maître. Il connaissait son affaire et il était toujours bien préparé. Nous avons remporté quelques championnats et atteint deux fois le tournoi de la coupe Memorial. Nous avons aussi gagné la médaille d’argent lors d’un championnat junior disputé en Europe. Vers la fin, les choses se sont gâtées. Ghislain Delage et moi avons vécu une séparation douloureuse».
  7. UN RÊVE INACHEVÉ: «Au milieu des années 1970, j’en menais pas mal large. Je travaillais pour Sherwood, j’étais patron des Castors et propriétaire du bar LE CARROUSEL au centre-ville de Sherbrooke en plus d’agir comme conseiller d’affaires pour un certain nombre de joueurs. Je connaissais alors les dirigeants d’à peu près toutes les équipes de la Ligue nationale. J’aurais aimé tenter ma chance dans la grande ligue. J’ai discuté avec MARCEL AUBUT pour devenir directeur général des Nordiques, mais ça n’a pas fonctionné».
  8. JETS ET CANADIENS: «EN 1982, JOHN FERGUSON m’a proposé d’acheter la concession des Braves de Boston dans la Ligue américaine. C’est ainsi que sont nés les Jets de Sherbrooke, club-école des Jets de Winnipeg. L’aventure n’a pas duré très longtemps. Nous avons ensuite négocié avec SERGE SAVARD et RONALD COREY pour déménager les Voyageurs d’Halifax au Palais des sports. Nous avons gagné la COUPE CALDER dès la première année avec plusieurs jeunes joueurs qui ont ensuite fait le saut à Montréal (Roy, Richer, Lemieux, Skrudland, Boisvert…). J’étais alors très proche de GUY LAFLEUR et cela a créé des frictions avec la direction du Canadien et avec SERGE SAVARD. À la fin, je me suis fait tasser par l’organisation».

    C'est John Ferguson qui a convaincu Georges Guilbault d'implanter une équipe de la Ligue américaine à Sherbrooke au début des années 1980.

    C’est le regretté John Ferguson qui a convaincu Georges Guilbault d’implanter une équipe de la Ligue américaine à Sherbrooke au début des années 1980.

  9. LAFLEUR ET KHARLAMOV: «Dans l’ensemble, je suis très fier de ce que j’ai accompli dans le hockey. Dans mon traval chez Sherwood-Drolet, je me suis lié d’amitié avec plusieurs vedettes de la Ligue nationale. Même que le grand VALERI KHARLAMOV a joué avec nos bâtons. J’ai aussi négocié le contrat de GUY LAFLEUR avec les Rangers: boni de signature de 100 000$ et salaire de 300 000$. À Québec, il a signé le même genre de contrat. Il fallait que Guy soit tout un athlète pour réussir son retour au jeu après quatre ans d’absence. Il vaudrait combien «Ti-Guy» dans le hockey d’aujourd’hui?»
  10. LA VIE CONTINUE: «Ma femme Francine est morte du cancer il y a bientôt six mois et elle me manque beaucoup. Nous venions de déménager dans notre nouvelle maison à Deauville quand elle a appris qu’elle était gravement malade. Je vais souvent à TROIS-RIVIÈRES pour voir ma fille Ève et mes deux petites-filles. J’ai longtemps détesté Trois-Rivières, mais je commence à changer d’avis».